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La vie est une constante évolution

Bonjour à tous!


Décidément, la vie n'a pas fini de me surprendre. Tantôt en bien, tantôt en mal. Mais parfois, peut-être qu'il s'agit en fait d'un mal pour un bien. Je n'ai pas pour but aujourd'hui de jouer avec les mots mais il en va tout-à-fait du sujet du jour. Il n'est pas difficile de constater que tout change toujours, tout se termine et se renouvelle ensuite, parfois avec des éléments anciens, parfois avec des nouveaux. Parfois il s'agit d'un tout nouveau départ. Je pense qu'il est temps pour moi de tourner une page à présent et d'accueillir la nouveauté sous quelle que forme que ce soit. J'ai trop longtemps souffert d'être contrainte au changement, de le subir sans vraiment arriver à le comprendre mais surtout à l'accepter. Des fluctuations familiales, amoureuses, de domicile, de ville, d'amis. Tout peut changer, toujours et rien n'est jamais immuable. Vous pouvez bouger votre bonheur comme votre malheur. La vie est un cycle, il vous faut composer avec du mauvais afin de pouvoir bâtir le meilleur qui reste à venir.
Je n'ai jamais su à quel point j'étais forte jusqu'à ces deux dernières années globalement. Elles ont été intenses de toutes les manières possibles. Je me suis énormément découverte et je ne serais pas surprise que cela continue pendant encore un long moment. Je me suis rencontrée à travers les autres, à travers les études, à travers ma famille, des lieux et des expériences. Je n'aurais jamais pu imaginer un jour que l'ado que j'étais allait pouvoir surmonter des tempêtes aussi conséquentes. Je n'étais pas prête à me prendre des baffes monumentales par la vie parce que j'étais beaucoup trop naïve et c'est normal. Personne n'est jamais prêt à se prendre un revers étourdissant. Mais parfois ça ne fait pas de mal, ça éveille et ça réveille par la suite. J'ai toujours cru que par mon passé j'étais très forte et que de toute façon rien de pire ne pourrait arriver qu'une histoire qui marque assez longtemps pour que je m'en souvienne encore nettement. Je me suis dit qu'avec les armes dont je m'étais dotée bien malgré moi j'allais être prête à tout affronter et bien j'avais tort et je n'étais encore qu'un têtard à vrai dire. Ces deux dernières années ont été pleines de bouleversements et je ne sais plus bien si je me suis trouvée à la fin ou bien perdue. Tout ce que je sais, c'est que j'ai vécu des aléas formateurs passant du bonheur à la dévastation. Je me suis mise dans des situations incompréhensibles, j'en ai énormément souffert, j'en suis ressortie complètement perdue et désarmée. J'ai essayé d'oublier, de passer à autre chose sans jamais réellement réussir même quand je l'ai cru. Il y a des expériences qui vous marquent assez pour que vous ayez besoin d'aide. J'ai longtemps pensé que j'étais assez forte pour tout résoudre moi-même, que ça ne valait pas la peine de quérir un soutien extérieur. Mais quand vous êtes brisé, même en tentant d'aller mieux, parfois ça ne suffit pas. J'ai donc décidé que face à tous ces bouleversements je voulais avancer et changer. J'ai alors fait un premier pas qui m'aide quotidiennement et qui va m'aider pour m'offrir un futur meilleur. 
En amour, je me suis redécouverte comme je me doutais que j'étais: entière et passionnée. J'ai toujours tout donné de toutes les façons possibles: soutien, amour, câlins, cadeaux, concessions. J'ai la fâcheuse tendance d'être très possessive mais laisser marcher quelqu'un sur mon territoire ne m'apparaît pas très judicieux, non? En plus de cela, j'ai un panel de défauts vraiment effrayants: je demande beaucoup d'attention, une relation de couple complète, un investissement venant de l'autre en réponse à ce que je donne, ça peut tendre vers l'étouffement probablement. Mais pourquoi se mettre en couple si c'est pour se cacher des choses et ne pas se préoccuper vraiment de ce que demande son partenaire? J'ai toujours eu besoin d'une relation de couple mâture, d'un homme et pas d'un garçon. De la personne qui me prenne dans ses bras le soir quand la journée a été horrible, de raconter mutuellement ses histoires, de partager des rires, des pleurs, des séries, des repas. J'ai besoin de cela au plus profond de mes entrailles parce que je ne veux pas d'un couple factice. L'investissement se régule dans les deux sens, j'attends la même chose que ce que je donne. Peut-être que j'en demande trop dans le fond parce que je donne tout. J'ai sacrifié énormément de choses dans mes relations amoureuses afin de tout faire pour qu'elles marchent. J'ai aussi accepté de m'écraser alors que je souffrais, même si je disais les choses j'essayais aussi de les accepter malgré le fait que quelque chose me déplaisait. En étant entière et passionnée, je n'ai jamais rien récolté. Au début probablement ça fonctionne, puis tout finit par s'écrouler à un moment donné. Puis il y a moi dans mon couple qui assiste à l'éclatement de ma relation. Et c'est toujours l'incompréhension, même si j'ai promis des efforts et que j'ai tout donné à l'autre. Cette incompréhension est constante parce que je sais que malgré mes défauts je suis une fille géniale et que je n'ai pas à souffrir des exigences des autres. Des concessions j'en ai fait énormément, parfois des très grosses qui m'ont values de pleurer tous les soirs en rentrant chez moi. Ne faites jamais comme moi, ne donnez pas tout. Vous allez finir extrêmement seul à broyer du noir. Je ne vous dis pas qu'aujourd'hui je ne crois plus en rien, en l'amour et en tout ce que cela engendre. Mais je suis excédée de la manière dont on remercie la personne que je suis. Je n'ai plus envie de forcer pour obtenir des choses simples, des SMS, des appels, une réciprocité en somme. Tous les hommes ne sont pas des connards, je respecte mes ex sauf ceux qui m'ont vraiment fait souffrir consciemment. J'en ai seulement marre qu'on se foute de ma gueule et presque de passer pour la salope qui a fait souffrir. Certains de mes amours m'ont laissés des marques indélébiles et m'ont détruite alors j'estime ne pas être la seule cause de ce désastre. Pendant que moi je pleurais et que je souffrais, on ne se posait pas autant de questions de l'autre côté. Je ne veux plus vivre ça, demander des choses qui n'arriveront plus jamais. Je suis extrêmement déçue parce que je croyais que cette fois j'avais vraiment trouvé quelqu'un de différent, mais je me rends compte que non. Personne n'est "différent". Malgré tout ce qu'on peut en dire et en penser, on finit toujours minable en amour. Je ne veux plus me demander "combien de temps avant l'implosion?" parce qu'avec le bonheur que je vivais je ne m'y attendais pas. Je ne veux plus être désagréablement surprise par les relations humaines en général même si je sais que c'est impossible. Tous mes couples m'ont laissé un souvenir douloureux excepté mon premier parce qu'il n'a jamais été question de se détruire et qu'on savait tous les deux se respecter. Peut-être que les adultes ne savent que se déchirer. 
Aujourd'hui j'ai assez souffert (sans vouloir me faire plaindre) et je veux passer à autre chose. Je suis fatiguée de lutter pour que tout marche, de me battre pour ce que j'estime être juste. Alors je vais me reposer le temps de pouvoir être à nouveau dans la mesure de le faire. Quand je parle de combat, je ne parle pas que d'amour mais d'absolument tout. Je ne me bats pas que pour l'amour bien qu'il ait concentré beaucoup de mon attention ces derniers temps. J'ai aussi déployé mes forces en amitié (et avec le soutien que j'ai reçu je sais que certains le méritent amplement), dans ma famille et actuellement le principal: dans mes études. Je me suis aussi énormément battue pour mes idéaux, pour l'égalité, pour mes intérêts. En fait il s'agit exactement de ça: ma vie jusqu'ici s'est apparentée à un immense combat. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles je suis épuisée. 





Je vous fais des bisous, 
Marion

Quand un sentiment prend le dessus sur tout


Bonsoir!


Aujourd'hui, je reviens avec mes maux et mes mots. Aujourd'hui je ne vous dirais pas comme à l'accoutumée "ça faisait longtemps!" parce que, finalement, c'est toujours le cas alors pourquoi s'échiner à le répéter encore et encore? 

En ce début de soirée aussi frais que mes idées (c'est une simple plaisanterie), j'avais envie de vous parler ici. Vous vous doutez -si vous commencez à me connaître- que je viens combler mon absence surtout parce que je suis actuellement sur le chemin de la perdition et non parce que la joie m'envahit quotidiennement. 
Beaucoup de raisons à ce mal-être, comme si rien ne fonctionnait de concert pour profondément m'ennuyer. Comme si j'avais eu trop de raisons d'être en joie et qu'il fallait que ça cesse soudainement. Premièrement mes études. Oui, nous ne sommes que le 8 Septembre et je suis déjà lassée et emplie d'incertitudes toutes plus variées les unes que les autres. La voie sur laquelle je me suis engagée n'est pas la plus aisée, et j'ai constamment l'impression d'avoir remis mes études en question tout le long de mon cycle supérieur, comme si rien n'allait jamais vraiment à ce propos et que je n'avais pas su me rencontrer professionnellement. Je n'ai jamais fourni d'efforts plus qu'il ne m'en fallait, je n'ai jamais été jusque là sauf si j'avais une soudaine inspiration, je me suis toujours reposée sur mes acquis à l'aide de facilités qui m'ont été d'une utilité précieuse. Aujourd'hui je me retrouve confrontée à moi-même et surtout à autrui qui va potentiellement entraver la raison pour laquelle j'ai poursuivi ma fameuse licence de lettres. Je me suis décidée pour une vocation qui ne m'a jamais traversée l'esprit mais qui m'a tout de suite frappée quand j'y ai réfléchi. J'adore depuis très jeune tirer la langue aux gosses et plaisanter avec eux à la caisse des magasins quand les mamans ont le dos tourné. J'adore depuis toujours prendre les enfants dans mes bras, leurs petites jambes et leurs visages angéliques (pas tant quand il faut changer les couches ou qu'ils étalent du Nutella sur le mur -faites le parallèle si ça vous tente..). J'ai donc opté pour l'éducation de tous ces joyeux marmots parfois mal éduqués par leurs chers parents (question de point de vue), et ainsi de devenir une maîtresse comme il en existe des milliers. Comme ça, avec vos a priori, vous pensez probablement qu'il n'y a rien de plus simple que d'aligner 1+1 et essuyer la morve des enfants toute la journée mais que nenni. Il s'agit d'un master (si on opte pour cela) qui demande un investissement constant (30h/semaine y compris Samedi), un brassage de cerveau, un formatage pour le concours visé, énormément de dossiers, des oraux, des concours blancs, une course aux places - particulièrement à Montpellier, la plus ville concentrant le plus de difficultés concernant le concours -, des stages au hasard (sans véhicule et permis, c'est rigolo) pour déboucher sur un métier profondément humain mais également profondément complexe à cause de la situation des enseignants français, des postes etc. Mais c'est ce que j'ai choisi, je me doutais du niveau cependant le vivre n'est pas exactement pareil. Je n'ai achevé qu'une semaine de présentation et je suis déjà exténuée à cause des horaires, de la longueur des cours, de l'amphi qui fait mal au cul/dos/cerveau, des profs concentrés sur leur diapo qu'ils déclament 2h durant sans parfois se donner la peine d'écouter les questions (certains seulement, fort heureusement). J'espère que les cours vont me passionner sinon le décrochage n'est pas loin, ce qui serait synonyme de perdition ultime car que faire si cela ne fonctionne pas? C'est ma principale interrogation, celle qui me suit dans mes études depuis toujours. Bon, que je me l'avoue, je n'en ai strictement aucune idée. J'ai donc décidé de caler une séquence "décharge des émotions" entre mon Préparer le CRPE de chez Hachette et mon équerre flambant neuve. Wait and see à ce propos, que dire d'autre?
J'ai eu une passade très tumultueuse concernant mon entourage, quel qu'il soit. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles je me sens extrêmement seule, mais ce n'est pas la principale. J'ai été profondément déçue d'énormément de gens (ça fait quelques superlatifs tout ça) de tous horizons mélangés: famille, amis, connaissances.... A peu près tous les ensembles de contacts que l'on peut catégoriser dans le relationnel. Je vous avais parlé précédemment de mon amitié qui s'est écroulée, c'est toujours le cas bien évidemment elle ne s'est pas miraculeusement reformée telle un phénix. Mais sur un malentendu j'ai également ruminé des longues semaines, me demandant le pourquoi du comment. Ayant abouti à la fameuse explication j'ai rebondi sur une déception équivalente et ainsi de suite. J'ai clairement passé mon été à être un gros morceau de déception. Je finis même par me demander si je ne devrais pas skipper tout le monde pour faire table rase et pouvoir repartir sur de bonnes bases. Ou alors justement ne plus jamais prendre personne. J'ai été beaucoup trop touchée par les choses qui se sont faites/dites pour vouloir à nouveau construire de réelles amitiés. Je me demande parfois ce que les gens font de la loyauté, s'ils se torchent avec ou si ils sont juste défaillants. Je vous parle de ça parce que j'ai été très surprise, cependant maintenant je passe au-dessus puisqu'il ne s'agit pas des pires déceptions - ou de la pire -, et j'ai fini par me faire à l'idée que les gens seraient toujours individualistes et moi d'abord. Se déplacer lorsque j'ai une seule envie: dormir et ne pas me faire calculer, les histoires de "on dit" de gamins, donner puis se faire avoir, ce n'est plus quelque chose qui me va. Alors je vais me taire et ne plus calculer. Par le plus grand des hasards d'ailleurs, si quelqu'un ou quelques uns passaient par là et se sentiraient concernés, je n'y suis pour rien: vous avez probablement quelque chose à vous reprocher, pas vrai? J'avoue que passer un subli de la sorte c'est aussi assez enfantin mais je sais que tout le monde se sent visé quand je fais ce genre de post/article. Si vous pouvez vous regarder dans le miroir, pourquoi vous interroger? 
Ensuite, à votre avis? J'ai parcouru les sujets qui m'intéressent le plus, à savoir les études, l'avenir et le relationnel. Mais que manque-t-il? Une partie de mon entourage. Un membre assez important pour que je lui consacre énormément de mon temps, la majorité en tout cas, à qui je donne également tout. Il s'agit bien évidemment de ma "moitié" comme on dit dans le jargon (je fais trop la meuf j'avoue). Quoi de plus difficile à affronter en ce moment que l'absence (hormis mes amis défaillants, la fac qui m'oppresse déjà et ma famille aussi) ? A cette question, je répondrai justement que rien n'est plus complexe pour moi. Ca fait très nana niaise qui n'est plus rien une fois seule, ça n'est pas le cas mais je ne me sens plus que une demie et non pas une. Déjà deux mois que l'on ne se voit plus aussi fréquemment, l'habitude avait fait de nous un couple presque vivant ensemble auparavant. Si vous avez suivi encore une fois ce blog (et je vous en remercie très fort), vous vous rappelez des tourments dont j'avais parlé dans certains articles sans jamais avoir dénoncé les faits. Je me suis toujours sentie délaissée dans la relation que j'ai eue auparavant, si on peut appeler ça comme ça. Je n'avais pas d'attention, pas de moment où j'étais vraiment chérie et aimée, si je l'ai été à quelque moment que ce soit d'ailleurs... J'étais très seule, voire toute seule dans ce semblant de relation très toxique dont j'ai mis un an à me défaire. Désormais j'ai tout ce dont j'ai toujours rêvé: un mec bien, ambitieux, marrant, charmant, toutes ces qualités qui vous font craquer pour quelqu'un. Bien évidemment comme dans tous les couples il y a des hauts et des bas, des mauvais moments à passer malgré toutes les qualités initiales de chaque parti. Je crois profondément que lorsqu'on est installé dans sa relation, bien en paix avec elle malgré les aléas du quotidien, être séparé de la personne que l'on aime est la pire des sensations et des situations. Tout à coup on a l'impression d'avoir perdu son pilier, son repère et que rien n'a plus de sens. Je vous vois ricaner de loin, mais vous savez que quand on aime on est tous pareils... Faire les choses les plus simples ensemble devient tout-à-fait intéressant et amusant, même si on fait toujours les mêmes. On ne va plus se coucher seul avec ses inquiétudes, on est deux pour partager nos soucis, on ne mange plus seul alors souvent on grossit parce qu'on profite très bien de l'autre, on essaie de cumuler le plus d'activités possible... Quand on aime vraiment on fait tout ensemble et tout le temps. On devient super relou avec nos amis avec du recul puisqu'on a l'impression de ne parler que de son ou sa compagne. L'organisation devient plus difficile parce qu'il faut aussi manager l'emploi du temps et ne jamais oublier ses amis (si on les a pas tous perdu lol) et tout le reste. C'est comme si on venait à créer une nouvelle dimension tout autour de son conjoint. On l'adore alors on le chérit, on voudrait qu'il ait le meilleur de ce qu'on puisse lui offrir alors on fait tout pour le satisfaire au-delà de ses propres espérances si on sent qu'il est désintéressé (qu'il ne demande pas vos attentions, j'entends). C'est devenu notre Monde, la personne qu'on voudrait avoir pour toujours à ses côtés, le soleil de nos nuits et la lune de nos jours. On lui donne tout. Le moment où cette personne s'éloigne alors de manière physique ou psychologique devient le pire des moments, et parfois on ressent l'un avec l'autre. On se sent cruellement délaissé, abandonné, presque plus rien. Voir l'autre s'amuser loin de soi alors qu'on ne voudrait que se rouler en boule toute la journée est très complexe. Imaginer quelqu'un d'autre plus près que nous peut nous faire friser sans détour. On ne se sent plus que très seul finalement. On a beau s'entourer des gens vrais avec nous, de ceux qui nous aiment même s'ils ont merdé parfois, rien à faire. C'est comme si la seule personne qui pouvait briser ce cocon impénétrable, c'était l'être aimé. On continue tout de même d'essayer d'avancer parce qu'on a pas le choix alors on sourit aux gens dans la rue, on rit aux blagues de nos amis, mais les masques de la journée pèsent lourd et le soir venu on s'écoule parce que c'est dur. Parce qu'on réalise que rien ne sera plus comme avant, du moins pendant très longtemps. Qu'on va devoir avancer avec nos incertitudes, nos gros problèmes seul et que plus personne ne sera là le soir pour nous prendre dans ses bras, comme si tout ce qu'il y avait eu auparavant avait été un nuage de poussière. Poof! gone. Je n'ai jamais su gérer l'absence et je ne saurais jamais le faire parce que je finis toujours par me fâcher parce que je me sens abandonnée. Et c'est la pire des choses qui puisse m'arriver à chaque fois sentimentalement puisque je finis par me ronger les sangs et toujours être très triste. A cela viennent se coupler tous les autres problèmes annexes qui ont tout autant leur importance dans mon cycle: argent, famille, amis, santé etc. C'est notamment pour toutes les raisons que j'ai énoncées qu'aujourd'hui ça ne va pas trop, en espérant que ça s'arrangera plus tard. Ou peut-être que ça ne sera que pire, je ne suis pas encore Madame Irma.




Des bisous, 

Marion

S'intégrer

Toujours cette envie d'écrire qui fourmille dans mes doigts, je dois me réhabituer à mon clavier que je fuis depuis plus d'un mois en réalité. Il me rappelle beaucoup trop toutes ces heures interminables passées sur les bancs de la fac, à prendre note des paroles sacrées de nos agrégés. 
Je réfléchissais sur quoi écrire, ayant écumé de nombreux sujets sur cet url que je chéris tant. Un thème s'est imposé à moi un peu comme une évidence, celui qui est évoqué dans le titre de mon article:
S'intégrer à un groupe est-il si facile qu'il y paraît? 





Je vous répondrai: non. Personnellement, m'intégrer n'a pas toujours été facile. Je pense que c'est dû à ma personnalité mais également à ma propension à tout jauger et à observer. Je suis très difficile, autant en matière alimentaire que sociale. Mon cercle est relativement réduit, si vous me voyez entourée d'un groupe d'une vingtaine de personnes, ce n'est pas pour autant qu'il s'agit vraiment de mes amis. Je suis un être résolument social; j'aime sortir, m'amuser, profiter de la vie, boire et fumer en soirée comme beaucoup de jeunes. Bon, je vous avoue que j'use de la clope en journée aussi. Ca reste entre nous. Si ce groupe autour de moi me divertit, si je l'apprécie, il n'en reste pas moins que je n'y suis pas forcément totalement intégrée. Parce qu'à mon sens, je n'ai pas le sentiment d'en faire partie, quant à la nature des relations que je noue avec ses membres. Je suis incapable de gérer plus de quelques relations, quelles qu'elles soient. Si je prétendais octroyer mon temps ainsi que mon attention à un quota supérieur que celui-ci, je serais tout-à-fait incapable de m'intéresser à mes relations. Je laisserais tout simplement mourir mes liens, comme une rose de St Valentin oubliée dans un coin de 10m². 
L'intégration dans un cercle social est une question particulièrement complexe pour moi. J'estime que tout être est social car cela fait intimement partie de sa survie et de sa composition. Ce qui nous distingue des animaux est le logos, notre propension à mener de grandes discussions entre individus de la même espèce. C'est pour cette raison que je vais vers les autres, même si ça me coûte beaucoup généralement. J'aime beaucoup échanger mais ça me pose toujours problème lorsque je suis dans un endroit avec différentes personnes qui me sont inconnues. C'est tout simplement une situation qui m'oppresse. Alors que d'autres cherchent le contact, moi, pendant ce temps, je suis capable de me renfermer et d'attendre qu'on vienne me chercher afin de créer une sorte de contact. Je suppose que c'est aussi comme ça que j'ai su gérer mes relations et ainsi ne pas m'encombrer de qui ne devait pas se trouver là. Avec le temps, j'ai appris à prendre les devants et à m'ouvrir petit-à-petit dans des contextes sociaux qui ne me conviennent pas, ou du moins -disons- qui me font galérer. Je fais des efforts sur moi afin de connaître qui j'ai en face de moi, de savoir qui est cette personne, même s'il s'agit d'une simple et succincte discussion. Depuis que j'ai sauté le pas, je me retrouve très enrichie de multiples bribes de paroles des différents individus que j'ai été amenée à croiser. 
En devenant un être social volontairement, j'ai ainsi pu rencontrer de nombreuses personnes, dont certaines sont devenues mes amis aujourd'hui. Parfois, c'est moi qui ai dû m'intégrer, tandis qu'à certains moments, j'ai dû intégrer les autres. A vrai dire, l'intégration est à double sens. Si vous êtes capable de faire des efforts afin de rallier un cercle le temps d'un instant ou alors pour toujours, il ne faut pas oublier d'intégrer les autres. Je connais le sentiment de se sentir seule en soirée ou parfois, c'est pour cette raison que je tente de mener une conversation avec ceux que je constate être écartés. Libre à eux d'accepter ma compagnie ou non après cet essai. N'oubliez pas les autres, et pensez à votre ressenti lorsque vous vous êtes senti très très seul un jour. 
Je reste quelqu'un de profondément solitaire, pourtant être intégrée est une situation qui me tient beaucoup à coeur. Rester des jours à traîner chez moi ou dans les rues de Montpellier avec seule compagnie de la musique ne me pose aucun problème. C'est justement ce que j'ai tendance à préférer parfois (souvent). Cependant, dans des contextes sociaux tels que la fac ou des choses du genre, j'ai extrêmement du mal à rester recluse. Je crois que je m'ennuie profondément sans contexte social dans des espaces qui se prêtent à cette idée. 


Marion

C'est comme si je reprenais contact avec le Monde qui m'entoure





Ces derniers temps, j'ai retrouvé un certain bonheur à être. Après une longue période de passage à vide, je me suis surprise à redécouvrir la vie. Non pas que j'ai voulu m'en échapper, bien évidemment, mais je me sens beaucoup plus sereine et apaisée. C'est comme si un raz-de-marée sans précédent avait ravagé mon quotidien afin de laisser place à une nouvelle ère prometteuse, radieuse dirais-je même. Je ne saurais vous exprimer à quel point ça fait du bien de se retrouver à rire aux éclats bien plus naturellement, à prendre du plaisir dans la majorité des activités que je pratique. C'est peut-être complètement con mais quand quelque chose nous ôte notre goût d'être, il faut dire que ça fait mal. Après cette longue période, j'ai l'impression de sortir la tête de l'eau et d'aspirer une bouffée d'air frais qui réoxygène totalement mes poumons. 
S'il me reste tout à accomplir en terme d'évolution personnelle, de travail notamment vis-à-vis de la fac et de mon avenir, tout ce qui arrive ne me fait pas peur. Je me sens prête à affronter le futur un peu mieux qu'avant, sans crainte de faire une découverte désagréable. Parfois le chemin est long jusqu'à atteindre un moment de sérénité certain. La transition est encore bel et bien là, mais je me surprends à évoluer. Je me surprends à sourire comme avant, à avoir confiance, à arrêter de m'appesantir un peu trop sur moi-même et à me libérer de moi en quelque sorte. Je sais que j'évolue quand je m'ouvre à autrui et que je le laisse s'ouvrir à moi. Je sais que je vais mieux quand j'écoute résonner les problèmes et les histoires de chacun au lieu de simplement les entendre. Pour tout ce que mon entourage a fait pour moi, je me sens prête à faire de même à mon tour. J'ai davantage envie d'être présente pour de bon. 
On sait qu'on est presque soigné lorsque qu'on se sent d'attaque à aider les autres à guérir. Durant de longs mois, mes amis m'ont soutenue quand j'étais au plus bas et je ne leur dirais jamais assez merci. Je pense d'ailleurs que je les remercierai bien plus tard, parce que malheureusement tout ça n'est pas fini. Je me connais très bien. Ceci étant dit, il est plus que jamais important de choisir son entourage. Ce sera celui-là même qui vous tirera vers le haut ou bien vers le bas lorsque vous aurez besoin de conseils. J'ai eu la chance d'avoir les bonnes personnes auprès de moi quand j'en avais besoin, et c'est bien là que je sais qui je veux garder dans ma vie. C'est une problématique qui baigne mon quotidien. J'ai bien souvent laissé les mauvaises âmes errer dans ma vie. Non pas que ce soit nécessairement des personnes malveillantes, disons juste que certaines ne sont pas faites pour être à mes côtés, comme moi aux leurs. Parfois il faut apprendre à dire au revoir (une formule que j'avais déjà couché précédemment, qui résonne en moi) quand ça ne va tout simplement plus. Certaines fois , il s'agit d'un au revoir temporaire, une sorte de "se quitter pour mieux se retrouver". A vous de savoir ce qu'il en est. Si vous savez que quelqu'un n'a rien à faire dans votre vie, prenez le temps de lui dire adieu. C'est un choix complexe et blessant, mais il s'agit parfois de survie. Ne perdez pas votre si beau sourire pour quelqu'un qui n'échange rien avec vous. Les relations, quelles qu'elles soient, constituent avant tout des échanges multiples et variés. Si vous donnez tout et que l'autre ne vous rend rien, et vous traite mal en plus de ça, il vous faut vous libérer. Généralement, ces gens-là sont ceux qu'on nous croit indispensables. Indispensables à notre vie, à notre survie sûrement. Mais n'oubliez jamais que la seule personne qui compte et n'a jamais compté, c'est bien vous. Partager, aimer, donner sont des qualités de coeur immenses mais elles ne valent rien si elles sont mal exploitées. Donnez à qui le mérite.

Sincèrement vôtre,
Marion

Et j'ai promis que j'irais mieux

Pas de bonjour deux fois dans la même journée, je reste persuadée que ça va me porter malheur.

Depuis seulement deux jours, j'ai décidé que je devais aller bien. Depuis quelques mois, je passe mon temps à ruminer ma rancœur, ma tristesse, ma colère, mon désarroi. Je ne m'attaque pas à la joie de vivre, à la rigolade, non. Je m'étais focalisée sur des sentiments destructeurs qui avaient tendance à me bouffer moi, tout entière. Puis un beau jour, la goutte de trop a fait déborder le vase. Pourquoi est-ce que je me pourris éternellement la vie avec mon ressassement ? La tristesse et la colère sont deux sentiments qui ont été omniprésents depuis Janvier dans ma vie. Tantôt l'un, tantôt l'autre venait me visiter. Si je vivais de brefs instants de rire et de joie partagés avec mes plus proches amis, il n'en reste pas moins qu'en rentrant chez moi, je me délitais bien souvent et j'ôtais un masque bien trop lourd à porter. Et comme vous vous en doutez sûrement, il apparaît plutôt difficile d'être entouré h24, d'une heure après le lever jusqu'à celle de dormir. Je devais donc faire face, seule, à tout ce qui m'entourait et tous les soucis qui étaient miens à cette période-là. Le problème, c'est que bien souvent, que ce soit conscient ou non, on a tendance à s'enliser dans le mal-être et les inquiétudes diverses. C'est ce que j'ai fait, en m'en rendant compte par coups d'éclat. Je souffrais sans avoir la force de me retirer cette "épine du pied", j'étais en quelque sorte trop faible mentalement pour prendre quelque décision que ce soit. Et j'avais l'impression que la situation était inextricable. Comme un piège à loup qui se refermait inlassablement sur moi, même après quelques moments agréables. Sauf que, chers amis, parfois il n'est pas bien compliqué de trouver d'où vient réellement le problème et de l'éradiquer POUR TOUJOURS. Si vous avez le moral à zéro, que vous broyez du noir, je suis presque sûre que vous êtes capables d'en trouver la cause même. Et pourquoi n'agissez-vous pas? Probablement parce que vous vous retrouvez dans la posture qui a été mienne pendant très longtemps. Sauf qu'un jour vous trouverez la force. Lorsqu'on me disait de me bouger et de réagir, j’acquiesçais d'une oreille distraite, je n'étais pas réellement prête à passer à autre chose. Vos amis sont précieux, ne les rejetez-pas si vous êtes momentanément révoltés, parce que certaines fois ils se lasseront et ne reviendront jamais. Dîtes-leur simplement que vous n'êtes pas prêt/e. Votre entourage pourra vous aider à passer outre la grande position d'inconfort dans laquelle vous vous trouvez. Cependant, et ce message est pour eux: vous êtes merveilleux, mais votre aide n'est pas utile si votre interlocuteur n'a pas eu le déclic nécessaire. On m'a souvent répété d'arrêter de m'entêter dans une histoire qui me brisait et n'aurait ni début ni fin finalement. J'écoutais, mais j'ai "persévéré" si je puis dire. J'ai fait fi de tous les précieux conseils de mes amis, même s'il n'en reste pas moins que je les ai retenus et écoutés. Mais j'ai choisi ma propre voie, celle qui m'a rendue malheureuse. Cependant, un beau jour j'ai craqué et j'ai décidé que je ne voulais pas de cette vie, que j'étais une nana d'1m70 de conneries, de bonne humeur, j'ai décidé que j'aimais la vie et que je ne me comprenais plus. Et c'est ça, cette chose, que j'appelle le "déclic". Il arrive un jour où vous ne pouvez plus supporter une situation, qu'il y a un acte de trop, une parole supplémentaire qui vous fait débloquer. A force de supporter beaucoup, vient le jour où vous allez dire stop. Certains l'exprimeront de manière violente, alors qu'ils sont usuellement des gens calmes. D'autres, s'ils ne pleurent jamais, vont se mettre à déverser leur liquide lacrymal dans des vases. Et il y a un nombre infini de possibilités telles que celles-ci. Je ne suis pas quelqu'un qui pleure, même lorsque je le veux. Il est arrivé un point où j'étais tellement triste et révoltée que lorsque je le voulais, tout restait coincé et je ne parvenais pas à extérioriser alors que tout ce que j'aurais voulu c'était bien pleurer. Mais lorsque la machine est enclenchée, ça fait vraiment du bien. C'est une sensation sans pareille, comme si on vous ôtait un poids. Pour moi, ça a été également le signe que j'étais prête à passer à autre chose, à me libérer une bonne fois pour toutes de ma peine et de mon ressentiment. Je me suis servie de ce moment comme d'un levier pour débloquer toutes mes peines et les soigner. On ne peut décidément pas agir comme si les mauvais moments de notre vie n'avaient pas existé. Ca s'appelle du déni. Et le déni va vous bouffer tout/e crû/e. C'est en repoussant tout le mal-être de notre existence qu'il va mieux nous revenir en pleine gueule lorsqu'on s'y attendra le moins. Il faut donc arriver à un certain moment et être prêt/e, accepter de se soigner. Quand je dis ça, je n'entends pas nécessairement par l'aide médico-psychologique. Il faut d'abord accepter d'en parler ouvertement, pour banaliser la chose et permettre de s'en affranchir. En parler, c'est l'accepter, c'est accepter de vivre avec. Et surtout, accepter d'avancer dans sa vie, de prendre un nouveau départ. Pour se soigner, il existe autant de manières que de personnes. Choisissez bien votre entourage si vous voyez que ce n'est pas déjà le cas. Ce sont ceux qui font partie de votre cercle qui vont contribuer à ce que vous empruntiez la bonne voie. Même si vous êtes la seule personne à pouvoir décider de la vie que vous voulez mener, parfois les conseils sont les bienvenus. Après avoir fait tout cela, tout ira nettement mieux déjà. Personnellement, c'est en acceptant que tout n'ait pas été rose dans ma vie ces derniers-temps que j'ai pu rebondir. J'ai mis beaucoup de temps, même si ça peut sembler peu pour certains. Mais aujourd'hui j'ai décidé d'être heureuse. Le fait d'avoir vécu une épreuve qui m'a fragilisée n'est pas simple. Pourtant, j'ai décidé de prendre tout cela comme une expérience. C'est grâce à cette situation d'inconfort extrême que je peux être ok avec moi-même et pouvoir mener une vie en paix avec les autres. Lorsque vous entretenez de la rancœur envers quelqu'un, elle va se répercuter sur votre entourage, et sur ceux qui en feront sûrement partie plus tard. Apprenez à être bien avec vous-même avant de vouloir vous engager dans une relation, quelle qu'elle soit, avec les autres. J'ai longtemps pensé que je devais me servir de l'autre, surtout en amour, pour panser mes blessures et pour pouvoir penser positivement. Inconsciemment, cette situation dure depuis près d'un an maintenant. Et je me suis rendue compte de mon erreur il y a moins d'une semaine. Je sais, c'est énorme. Mais le déclic l'a été, lui aussi. J'ai enfin compris que c'était moi que je devais soigner, par moi-même. J'ai enfin compris que j'étais maîtresse de mes émotions également et que je devais gérer mes problèmes seule et arrêter de me cacher derrière les autres. J'ai enfin compris que l'autre n'était pas une distraction qui avait pour but de me faire oublier ma situation et mes sentiments. Aujourd'hui j'ai dit "Pause" et c'est ainsi que je vais apprendre à construire qui je suis, et ce sans l'aide de personne. Ayant compris cela, je me rends compte que depuis presque une semaine, j'ai eu une révélation et que je me sens bien mieux. 


Les autres nous jugent, nous brisent, nous aident parfois, tendent la main. Mais n'oubliez jamais que la seule personne avec qui vous allez passer votre vie, c'est bien vous-même.


L'article est très long, je le sais. Mais c'est aujourd'hui que j'ai décidé d'exorciser cette période de ma vie, et j'en avais besoin. C'est probablement une des meilleures décisions que j'ai prises depuis un moment. 

Bien à vous,
Marion 

Julia

Salut mes poulets!


Aujourd'hui je reviens pour vous livrer un de mes derniers shoots que j'ai fait avec Julia. Mais si, rappelez-vous. Elle tenait un blog à l'époque, où elle exposait la plupart du temps ses tenues ainsi que ses bonnes adresses sur Montpellier. Il y a deux jours déjà, je l'ai retrouvée afin de renouveler l'expérience qui fût notre il y a deux ans (déjà). J'ai été ravie de constater que rien n'avait changé: une jeune femme toujours aussi souriante, intéressante et rigolote. Enfin bref, le genre de potes qu'on aime bien avoir en somme. 
Cette série de clichés est un peu particulière puisqu'elle se scinde en deux parties. En effet, j'ai eu l'occasion de shooter avec l'appareil de Julia, ce qui s'est avéré être une super bonne surprise. Le rendu est beaucoup plus doux et magique qu'avec mon Canon EOS 500D qui commence à dater maintenant. J'essaie de ne pas trop penser à ces photos puisque je vais devoir me remettre à utiliser mon propre appareil la prochaine fois, et qu'est-ce que ça va être compliqué... La technique joue beaucoup sur le rendu: réglages, choix des poses, choix du modèle, de l'endroit... Mais le matériel est également une caractéristique essentielle d'un bon shooting. Et c'est ce dont je me suis rendue compte Jeudi! Cependant, ma patience devra être grande, puisque je n'ai pas actuellement les moyens de me fournir un matos de cette qualité (et donc du prix qui suit avec...). 
Assez parlé, je vous laisse avec le résultat, et je vous incite à trouver la différence entre les deux types de photos. Je ne vous dis rien!




 





 

 




 


 



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Ca me semble plutôt évident, non?
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Ahah, bisous,
Marion

A quand vivre pour soi?

Chalut (<--- salut de beauf spotted, bref c'est les vacances)


Parfois on est confrontés à des décisions plutôt difficiles à prendre, qui changent un peu du classique "Je prends une baguette Tradition ou une sésame ?". Vu que je reste une terrienne lambda (j'me suis juste inscrite sur Blogger en ouvrant un site disons, ce que 99% des gens sont à même de faire), ce genre de petits tracas fait partie de ma vie. Me confrontant actuellement à un choix qui ne regarde que moi, je me rends pourtant compte que les autres, cet autrui, influence bien plus ma vie qu'il ne le devrait. Il convient de respecter les conventions durant notre existence en société (du moins si on a décidé de ne pas s'ostraciser, certains ont sauté le pas), de respecter certains codes autres que ceux dont j'avais déjà évoqué l'existence précédemment. Cependant, parfois il ne s'agit que de nous, que de notre simple vie et on se rend compte que les autres prennent vivement part à celle-ci. J'essaierai de ne pas trop parler en terme général, plus en mon nom et en celui de ceux qui se reconnaîtront parmi ce que j'écris aujourd'hui, puisque tout le monde n'est pas aussi concerné par cette affaire que moi-même. J'ai l'impression d'être conditionnée par les autres et par leur regard qui reste très important malgré le fait que j'essaie de m'en défaire depuis des années maintenant. Même lorsque je me dois d'avancer dans ma propre vie, de faire mes choix et de bâtir mon avenir, je réalise que je reste indécise à cause de ce qui pourrait se passer plus tard. Le destin ne me fait pas peur puisqu'il fait partie intégrante du long chemin que nous menons depuis la naissance jusqu'à a fin. Certains ont peur du futur dans la mesure où cela revient à se confronter à un monde empli d'inconnu, de nouvelles personnes et probablement de certaines opportunités comme d'autant de déceptions. Je n'appartiens pas à la catégorie d'individus qui sont effrayés par tout ce monde étranger. Justement, je l'accueillerai avec positivisme et enthousiasme quand le moment sera venu.
Pour changer, là n'est pas la question. Celle-ci relève plutôt du: à quand vais-je arrêter de penser/vivre pour les autres et me décider à mener une barque qui n'appartient qu'à moi? Je me suis auto conditionnée, à vivre par le regard des autres, à constamment m'interroger sur leur ressenti à propos de telle ou de telle action que j'ai pu avoir, et maintenant j'en ai plein mon cul les amis (vous connaissez mon amour pour la vulgarité, autant que celui que je porte à mon clavier ainsi qu'à ce blog). J'en ai tout simplement assez de ne pas arriver à me libérer d'un carcan qui n'est pas moi, qui ne me ressemble pas, de devoir coller à des idéaux dont je me fous éperdument. J'ai envie d'être moi en toutes circonstances, c'est  notamment pour cette raison que j'ai évacué des personnes de ma route, qui s'assimilaient plus à des obstacles, des boulets à la cheville, des trous dans ma bouée, ou peu importe l'image que vous voulez avoir en tête. Je n'ai pas pour but d'avancer plus vite que les autres, d'être exemplaire, de ressembler le plus possible au modèle familial pavillon avec jardin. J'ai juste envie d'être moi aujourd'hui. J'ai envie d'aller me faire percer le nez demain si je sens que je serais moi comme ça, peu importe si ça déplaît à mes aïeux. Si j'ai envie de finir à l'hospice avec plein de tatouages partout sur le corps, je ne m'en priverais pas. Mais il est des choix un peu plus compliqués que j'ai peur de ne pas assumer, dont j'ai peur qu'ils ne brouillent un certain équilibre dans ma vie, et c'est justement ce regard porté sur moi par autrui qui m'empêche d'être heureuse, ou du moins d'essayer de l'être. Je me bloque moi-même parce que je sais que des normes sociales existent et qu'elles conditionnent qui nous sommes, et nous privent parfois de qui nous aimeront être. Et c'est très pesant de temps à autre. Voire des mois durant ah ah. Ceci étant dit, je n'ai absolument aucune idée de ce que je pourrais écrire d'autre, j'en avais seulement besoin, et ça faisait longtemps que je ne m'étais appesantie sur aucun sujet sur Blogger.


Des bisous,
Marion

A toi, oui toi qui nous traites de salopes

Sais-tu seulement qui nous sommes et quelles valeurs nous portons? 
Notre jupe ne veut rien dire de nous, nos chaussures ne montrent pas ce que nous sommes, la dizaine de centimètres à nos pieds ne veut pas dire que nous aimons tourner dans toute la ville. Sais-tu seulement que si c'était le cas, ça ne serait pas ton problème? Et si t'étais seulement ce pauvre gars sans armes qui ne sait combattre quelque chose qu'en agressant les autres? La vérité c'est que peu importe la mini-jupe ou encore la robe un-peu-trop-courte qu'on peut revêtir, nous restons des êtres humains, et des êtres humains qui te trouveront seulement misérable. Certaines ont peur, d'autres accélèrent le pas, prennent leur téléphone pour simuler un appel téléphonique, et certaines répondent parfois. Peu importe la réaction, si la peur prend le pas sur le courage d'affronter un conflit qui n'a pas lieu d'être, le sentiment sera le même: ce minable en face de nous ne sait quoi faire de sa vie. Sais-tu ce qui se passe quand on te répond? Tu es tellement surpris que tu répliques par les mêmes bassesses d'esprit que celles que tu as utilisées précédemment. C'est comique d'engager une guerre qu'on ne pourra pas gagner. Et c'est exactement ce qui m'est arrivé hier soir. A toi, sait-on jamais si tu sais lire (parce oui, tu m'as profondément agacée, et des mecs comme toi il en pleut malheureusement), toi qui a balancé une remarque misérable à ma pote seulement sous prétexte qu'elle portait une robe trop courte, rien de vulgaire mais tout de sous-entendu. Sache que j'ai réfléchi un court instant avant de te répondre, et puis j'ai décidé que je ne voulais pas être celle qui baissait les yeux parce que j'avais un homme en face de moi. Je ne sais toujours pas si tu as compris le trait d'esprit que je t'ai lancé, en tout cas ton magnifique "Salope" est ancré dans ma tête. Tu es sûrement de ceux qui se sentent désarmés parce que tu as compris que la femme n'incarnait pas ce petit être fragile à qui on peut balancer des insanités parce qu'il sera sans défense. A toi, j'espère que je ne serais pas la dernière à te répondre, avec intelligence j'estime mais je t'avoue que j'aurais bien tapé dans ta béquille pour que t'ailles te faire faire un dentier. A toi qui, après m'avoir insultée devant tout le monde, es rentré dans le tabac, t'es mis à ma hauteur pour payer et m'a ignorée. Tu es encore la preuve vivante que beaucoup de gens ont de la gueule mais aussi beaucoup de honte en eux j'espère. 
J'aimerai pouvoir comprendre ce qui t'anime un jour. Pourquoi porter une telle misogynie en toi? Pourquoi nous détester à tel point que tu ressentes le besoin de nous rabaisser plus bas que terre? As-tu tant de haine en toi que tu es obligé de la reverser sur qui tu considères être plus faible que toi? Je pense que la dernière question serait la plus probable. T'en prendre à ce qui tu supposes être plus faible que toi te semble la solution pour passer tes nerfs. Peu importe les problèmes que t'as sur le dos, la personne dont le visage t'étais inconnu il y a encore une dizaine de secondes n'est pas responsable des misères qui pèsent sur toi. Je te conseille de visiter un psychologue, il n'y a aucune honte. Je ne te donne pas des conseils par bonté de coeur, mais parce que j'ai envie que les comportements comme le tien disparaissent à jamais. Le monde se porterait bien mieux ainsi. 


Cet article était un peu particulier. La deuxième personne du singulier peut vous faire croire que je t'agresse toi, cher lecteur, mais si tu n'as rien à te reprocher, tu sais qu'il n'en est rien. Oui, j'incrimine fermement les individus qui ont ce genre de comportement, et je n'en aurais jamais honte. Je sais à qui répondre ou ne pas le faire. Et ce mec qui traînait hier ne l'a pas volé, et j'espère qu'il a fermement ruminé sa petite défaite. Ne vous laissez pas faire, ou pire, ne regardez pas les autres subir sans réagir. 



Bisous,
Marion

A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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