Qui je suis

 

Ce soir, complétement déracinée, cette question m'est apparue telle une image dans ma tête, avec cette envie d'écrire initialement. J'ai ouvert la plateforme, écrit le titre de l'article et d'un coup... Plus rien. Je crois qu'on mesure à peine la difficulté qu'on peut avoir à essayer de se décrire. Qu'on s'aime ou qu'on s'aime un peu moins, la description physique est assez simple, du moins quand on sait se la confier. 

Je pourrais vous dire que je suis cette nana quand même assez grande, brune - même si le coiffeur m'a dit que j'étais blond foncé je suis pas pro -, j'ai les yeux marrons, je suis tatouée, je dirais toujours non sans rire que j'ai bien mangé à la cantine parce que je ne serai jamais cette fille skinny peu importe ce que je mange. Tu sais t'as des femmes qui ont le teint doré, rosé naturellement. Moi je sais pas, il est un peu olive. Après pareil, j'ai jamais bossé chez Sephora mais je sais pas si je leur ferai confiance pour diagnostiquer mon couleur de peau et ses sous tons au final. Bref, là t'as compris qu'au final on n'en avait pas grand chose à cirer dans le fond. En t'ayant dit tout ça, est-ce que ça t'a vraiment aidé à savoir qui je suis ? Absolument pas. La seule manière de le savoir au final, c'est le trait d'humour sous jacent que tu vois dans ma manière de rédiger, pas le reste. 

Oui, je sais. Non, je ne vais pas vous dire une millième fois que l'habit ne fait pas le moine , si vous êtes un minimum sain d'esprit, vous avez fini par l'intégrer. 

Et je pense que l'importance d'un individu elle est vraiment là, finalement, une fois qu'on a compris que le physique n'était pas tout. Il importe dans la relation amoureuse en définitive, ceux qui nient seraient d'une extrême mauvaise foi. Dans ce sac-là, j'y mets l'apparence, le charisme qui émane finalement de la personnalité de la personne. Tout ce qu'on pourrait qualifier de futile, mais qui compte beaucoup dans notre société, quoi qu'on en dise. Je ne pense pas que ça soit grave de l'admettre. Nous sommes dans une société d'apparences, la première chose que l'on peut voir de nous, ce sont nos caractéristiques physiques. Alors oui, la première impression part bien souvent de là. Je vous vois hausser un sourcil en signe de réprobation. Attendez la suite.

Bon ce fameux physique, la manière de se vêtir, de parler, bref tout cet attirail invisible sans la présence sur le terrain, est indéniablement quelque chose à prendre en compte quand on veut draguer on a compris. Mais finalement, on va rester sur un truc basique : qui a envie de se maquer avec une personne qu'on verra comme une plante verte, un individu qui passe tout le date à ne parler que de lui ou de sa mère, qui n'accroche que les yeux en définitive ? Je suis pas sûre d'avoir convaincu grand monde avec cette description, après rassurez-vous, on est tous la plante verte de quelqu'un. Et là on arrive sur un sujet bien passionnant : la personnalité


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Qui suis-je, et toi, qui peux-tu être ?

 Vous savez, je crois que c'est la réponse à cette question qui me fait rester. Parce que c'est ce qui accroche le cœur après avoir attiré le regard. Je peux voir la plus belle personne du Monde, je la trouverai fascinante, mais si elle ne m'intéresse absolument pas dans la conversation, honnêtement, je vais m'ennuyer comme un rat mort. 

Je crois que je suis arrivée dans une phase de ma vie où dater des gens déjà, ça m'ennuie parce que je n'ai absolument pas le temps ou l'envie de le prendre. Et maman, si tu vois ça, pour être honnête avec cette communauté et toi-même, en réalité j'en n'ai pas daté des masses parce que les gens m'ennuient. Tu sais, ce moment où tu dis ça, les gens te regardent et te trouvent super condescendant.e. Mais c'est la réalité, parce que je trouve à la fois qu'on a une richesse humaine fascinante mais aussi des liens d'une pauvreté alarmante (parfois). Et j'aime pas vraiment m'ennuyer. Y'a qu'à voir, à l'école quand on s'ennuyait c'était pas la joie et là on n'écoutait plus rien. La vie avec les autres c'est pareil. J'ai conscience que ça peut être super prétentieux et méchant, j'adore rencontrer des gens et sur le coup ça matche direct parce que j'aime les relations humaines plus que tout. Mais j'avoue que je peux m'ennuyer assez vite. Ne vous inquiétez pas, ça arrive surtout en amour. D'où le fait que j'aborde la question des dates et du fait que j'ai une flemme aiguë de me déplacer. Excusez moi mais j'ai du mal à comprendre le fait de me déplacer, faire semblant de rire, payer pour finalement rentrer chez moi le lendemain plus pauvre pour avoir satisfait un besoin qui surviendra encore deux jours après. Là je vous parle surtout du concept de date où vous avez ça, dans la vraie vie quand tu rencontres quelqu'un bon c'est inattendu tu vois. Là tu te déplaces on purpose et parfois tu vas au bout des choses juste par principe alors que t'en fous. Et pourquoi partager ça après tout ? Parce que ça arrive que j'ai du mal à comprendre justement qui je suis. J'ai l'impression de faire partie de cette génération qui fait et réfléchit après, pourtant je ne m'y identifie pas toujours. Là quand je dis ça, on dirait déjà que je sais pas profiter et m'amuser, bien au contraire je le fais juste différemment. Il n'empêche que parfois je ne me sens pas à ma place parce que je vois les gens ne pas réfléchir, dater dès qu'il se passe quelque chose, et que moi, j'ai la flemme. La finalité de tout ça, c'est pas tant que c'est un problème. Mais c'est que j'ai du mal à trouver des gens qui me correspondent : non pas parce que je les juge, mais parce que je crois qu'on a tous un besoin social d'appartenance à un groupe qui nous ressemble et au sein duquel on se sent à sa place. 



Qui je suis ? 


Je crois que je suis celle qui s'est imposée de faire semblant parfois. Semblant d'avoir envie de faire des choses pour être mieux acceptée socialement, par peur du rejet aussi. Semblant de vivre normalement quand je n'étais pas d'accord et que je faisais comme si de rien  n'était. Semblant d'être au plus près de ce qu'on acceptait de moi pour ne pas qu'on me rejette, qu'on me quitte ou qu'on m'apprécie. Semblant d'être d'accord avec des propos tenus que je trouve inadmissibles. Semblant d'être la bonne amie qui doit se repentir parce qu'elle a mal agi alors que je suis un être humain. Semblant d'être lisse, au plus près de ce qu'on attendait de moi pour ne pas perdre mes amis. Semblant d'être convaincue que les choix de mes amis étaient aussi faits pour moi parce que j'avais peur de faire les miens. Semblant d'aller bien quand j'avais juste envie de m'écrouler de tristesse. Semblant d'être toujours cette fille drôle même quand je vais mal parce que j'amuse toujours la galerie. Semblant de m'excuser même quand pensais ce que j'avais dit, juste pour ne pas perdre mes amis. Semblant de m'excuser quand j'ai tenu des propos parce que j'étais hors de moi quand on m'a manqué de respect. Semblant d'être la petite fille bien sous tous les aspects parce que j'ai toujours été studieuse. Semblant que les critiques ne m'atteignaient pas alors qu'encore aujourd'hui des paroles que j'ai entendues en 6e résonnent dans ma tête. Semblant que les valeurs des autres étaient convaincantes alors qu'elles n'ont pas toujours été en adéquation avec les miennes. Semblant d'avoir une vie normale parfois, alors qu'elle n'avait pas grand chose de classique. Semblant que les choses ne m'atteignaient pas alors que j'étais brisée en mille morceaux. Semblant de répondre "ca va?" à cette question qu'on balance trop en l'air. Semblant d'aimer des gens par convenance.

Je vous le concède, personne ne m'a obligé. Mais on réagit tous différemment

Et je pense qu'on a tous des raisons d'être fatigué aujourd'hui, et qu'on peut apprendre l'empathie et arrêter de dévaluer la peine du voisin sous prétexte qu'il y a des choses plus graves sur la planète. Aujourd'hui, je décide aussi d'arrêter de faire semblant d'être d'accord avec toute la bienséance et la bien pensance  de la société. C'est le jour où tu comprends que t'as plus rien à perdre que tu t'en fiches de perdre qui que ce soit parce que tu n'avais plus grand chose quand ton moral était tombé au fond de la cuvette des chiottes. 

Je sais que je suis cette personne acharnée qui ne s'est jamais arrêtée en quatre ans de croire en ses rêves, qui a atteint son but. Qui pendant ces quatre années, a perdu successivement ses amis (avec et sans raison), qui a rebondi, qui n'en avait plus aucun qu'elle pouvait voir, dont le couple partait complètement à la dérive en même temps, dans un taff qui ne faisait que l'enfoncer psychologiquement. Et j'ai tenu bon, je suis là. J'ai tout recommencé à presque six-cent kilomètres de chez moi, donc honnêtement j'en ai plus rien à faire. Le relationnel est ce qui m'intéresse le plus dans la vie donc inévitablement ce qui me fait aussi le plus mal. Si les gens que j'ai croisés ont participé à ma construction, ils ne sont en rien la raison principale, chaque individu à lui seul, l'origine de qui je suis aujourd'hui. Ca, je me le dois bien


Aimez-vous, même quand vous vous perdez en chemin.


Marion

Re la vie

Vous vous rappelez de ce fameux article « Le CRPE m’a tuer » ? Moi oui. Et c’est pour ça aujourd’hui que l’on se retrouve. 

Qu’en est-il un an après cet article empreint de beaucoup de frustration, de tristesse, de leçons de vie finalement ? Eh bien je garde ce que j’ai rédigé. Ce concours a mis beaucoup d’obstacles sur mon chemin, d’épreuves à surmonter, autant au sens institutionnel que figuré. Il m’a apporté énormément et repris aussi derrière pas mal. On a eu comme une relation d’amour haine assez passionnelle. Tu vois, comme ce moment où t’arrives pas à savoir si tu aimes ou si tu détestes quelqu’un ? Figure toi que c’est exactement ça. Je l’ai aimé ce CRPE pour ce qu’il m’a apporté et je l’ai aussi détesté pour ce qu’il m’a repris par la suite. Et vraiment il m’a repris beaucoup. 

Aujourd’hui, enfin, comme une fleur qui prend du temps à s’ouvrir au monde, il a décidé de laisser éclore quelque chose, quelque chose en moi et aussi dans ma vie. Cette année, l’année 2021, je peux vous annoncer non sans fierté que j’ai réussi
Je me suis souvent demandée ce que ça voulait dire de réussir dans la vie. Aujourd’hui je me rends compte plus que jamais que réussir est une notion assez personnelle. A mon sens, j’ai réussi. 

Le cheminement a été tellement ardu que je n’en suis que plus heureuse car j’ai vécu deux ans tantôt épanouissantes tantôt infiniment tristes et des moments pour lesquels j’ai ressenti une profonde aversion incontrôlable. 
Mais il y a une chose que je garde en tête, c’est que la persévérance nous permet d’aller au bout de nos rêves les plus simples ou à l’opposé, les plus fous. 
Je me rends compte au final qu’il n’est question que de timing parfois. Ni Montpellier ni Lyon ne devaient être faites pour moi, alors Paris l’est elle sûrement plus que celles ci. Je suis arrivée à reculons à la Gare de Lyon et j’en suis repartie profondément émue, apaisée, profondément ancrée sur le banc depuis lequel j’attendais mon train. J’aurais pu en laisser passer quelques uns pour juste rester là au soleil. C’est ce jour là que j’ai compris qu’il était sûrement temps pour moi de partir, de laisser une époque derrière moi. Je clos juste un chapitre de ma vie au sein d’un livre que je n’ai ni envie de jeter ni de bruler. J’ai une profonde affection pour tout ce que la vie m’a apportée et permis de comprendre. Tout n’a été qu’expérience en définitive et parfois, sur l’instant, on n’a pas le recul nécessaire pour comprendre tout ça. Je sais que je ne suis pas là même personne qu’il y a deux ans. Et ça c’est grâce à tout ce que j’ai vécu. 
Je pense qu’il y a deux ans j’aurais été incapable de soutenir des oraux à Versailles parce que l’envie était totalement absente. Mais aujourd’hui c’était différent. Il était temps. 

Rien ne sert de courir, tout vient à temps. 

La nostalgie




 Ca fait tellement mais tellement longtemps que je n'ai rien posté ! Une éternité même j'ai l'impression.





C'est un sentiment assez hybride qui me pousse à le faire aujourd'hui, j'ai nommé : la nostalgie. Elle est définie par notre cher Larousse comme un "regret attendri ou désir vague accompagné de mélancolie". Je suis quelqu'un qui a facilement tendance à se laisser happer par ce sentiment de manière tellement profonde. Lorsque je tombe sur une photo, un objet ou tout autre élément qui me permet de me remémorer quelque chose en particulier (et ça arrive souvent !), je me laisse submerger par ce souvenir. C'est, je trouve, quelque chose d'assez particulier à ressentir car ce n'est ni de la tristesse, ni du bonheur qui provoque une certaine plénitude. Chez moi c'est plutôt une sorte de sourire qui me serre le cœur. J'avoue plutôt mal vivre le fait de me replonger dans le passé car j'ai tendance à le trouver plus heureux, plus stable, plus appréciable que mon présent. Je retombe inévitablement sur des instants durant lesquels j'étais proche de personnes qui ne font plus partie de ma vie, de celles qui me rendaient heureuse à l'époque. Et quand je farfouille dans mes archives Instagram ou Snapchat, je tombe toujours sur de très jolis souvenirs pourtant. Mais c'est alors mon présent qu'ils font passer pour une mascarade, car j'ai sans cesse l'impression que tout était plus facile deux ans auparavant, que tout était plus édulcoré et plus beau. Alors que bien au contraire, à l'époque je ne trouvais pas tout parfait, loin de là. 

Bien que je ne puisse pas enfouir ce sentiment, il est hybride parce qu'il est couplé à un autre tellement positif. En réalité, j'ai connu des joies plus intenses dans le passé. Ce n'est pas une période que j'aime particulièrement avoir à endurer. Les gens, les choses, le temps n'ont de cesse de me décevoir encore et encore. La confiance accordée finit toujours par être bafouée, les choix sont remis en question, ma propre valeur l'est aussi souvent à cause de ce qui se trame. Et ça, je peux vous assurer que c'est assez compliqué, mais même si j'aurais préféré ne jamais écrire ça, je suppose que c'est pareil pour vous. 

Ce qui me fait dire que tout est différent, et ma vision de ma vie l'est aussi maintenant, c'est l'expérience que j'ai acquise et le chemin justement que j'ai parcouru depuis. Certes, j'ai souffert, j'ai trinqué, comme la plupart d'entre nous. J'ai accordé ma confiance quand j'ai songé que je n'aurais pas dû le faire après coup sous l'impulsion, je me suis fait briser le cœur plusieurs fois, mais j'ai recommencé. Et c'est ça, c'est en ça, en ce petit suffixe, que tient la leçon du jour : j'ai recommencé. Ce n'est jamais grave d'avoir la sensation d'échouer, ce n'est jamais grave de se sentir trahi.e, abandonné.e, d'être en colère, d'être triste. Chaque moment négatif n'est qu'une sale période à passer. Le tout est de savoir rebondir et d'accepter que la vie n'est pas un long fleuve tranquille mais qu'elle est aussi faite pour nous mettre à l'épreuve et nous renforcer. Une partie de mon cœur est fragile, mais je sais que ce n'est ni la première ni la dernière fois, et que la personne qui m'a endommagée ne m'atteindra plus dans maximum trois ans. Je le sais car il m'a fallu deux ans et demi pour me remettre d'un cœur éclaté au sol par mon ex en 2017. J'ai confiance en la vie, j'ai confiance en le temps et son pouvoir de guérison. Tout se guérit par le temps, en tout cas les maux de l'âme, quels qu'ils soient. 

Ce qui a changé aujourd'hui et maintenant, c'est la manière dont je me vois et dont j'envisage la suite. Même si je suis mal parfois, je garde la tête sur les épaules et je reconnais ma valeur. J'ai visualisé tout ce que j'avais traversé en parcourant mes archives Instagram ce soir. Et je sais que ce que je traverse en ce moment est important là, à l'instant présent. Pourtant, je suis bel et bien consciente que ça ne va pas durer. Je sais que je ne pourrais jamais empêcher les gens de m'atteindre parce que quand je tiens une personne en affection, ses choix et ses paroles m'atteindront inévitablement. Sauf que je sais que je pourrais m'en remettre, et la conclusion est fondamentale. Et je percute également que ce que je vis me permettra plus tard de me relever encore plus aisément de ce qui pourra m'arriver. 

Les épreuves nous en apprennent plus sur nous et sur notre capacité à les surmonter, à renaître en étant une personne plus solide et confiante. Si aujourd'hui j'ai un doute sur ce que je suis, je sais que demain je serai sûre de ce que je suis devenue grâce à ce que la vie m'a fait surmonter. Et ça je l'ai compris en scrollant inlassablement pendant d'interminables minutes dans mes souvenirs jusqu'en 2017. 





Soyez fier.e.s de ce que vous êtes (devenus).

Marion

Achievement




Je me suis longtemps demandée ce que signifiait le verbe "réussir". J'ai souvent remarqué que les gens l'employaient dans une dimension sociétale particulière, très carriériste. Pourtant, je me suis aussi rendue compte, en me détachant de ce discours, qu'on pouvait également réussir un gâteau, réussir à faire ses lacets quand on est gosse, réussir à se dépasser dans un sport ou encore réussir à dépasser un traumatisme. 
La réussite semble être la condition sine qua non pour mener une vie vivable (comme dit Ennius, t'as la ref ? Non ? Bon). Mais alors de quoi parle t-on ? On dit qu'il y a autant d'individus que de caractères et de personnalités différentes, qu'on est tous uniques pour des questions de génétique qui dépassent les esprits littéraires comme le mien. De fait, il existe autant de chemins que de personnes, déjà que pour une personne l'avenir n'est pas tout tracé puisqu'il découle de nombreux choix. Enfin ça, vous savez, c'est ma vision de la chose...





Je crois qu'il s'agit, passé un certain stade, de créer sa propre définition du mot "réussite". Cela rentre dans une dynamique toute particulière, une dynamique qui vous appartient. Il faut une nouvelle fois parvenir à se détacher des standards, aller plus loin que ce avec quoi on nous martèle l'esprit à longueur de journée. J'ai longtemps cru que si je ne devenais pas médecin ou avocate (oui, ce sont mes exemples préférés et de loin), j'allais rater ma vie et je n'aurais aucun prestige. J'ai longtemps cru qu'il fallait brasser de l'argent, accéder rapidement au bien de propriété, acheter des trucs chers et pouvoir construire ma vie comme si je ne pouvais pas mourir là, demain. Je me suis juste rendue compte avec le temps que l'argent et cette forme de "gloire" étaient certes intéressants, mais qu'ils n'étaient pas nécessairement le chemin universel. Je crois qu'en se convainquant de ça, on cherche surtout la reconnaissance de ses pairs, à pouvoir briller en société et se lancer sur le devant d'une scène qui n'est peut-être pas faite pour nous. 




Alors oui, il y aura toujours des gens faits pour opter pour ces voies, bien sûr qu'il y en a. Mais peut-être que ce n'est pas forcément sa voie. Il s'agirait d'apprendre à s'écouter et d'arriver à comprendre ce que notre petite voix intérieure nous susurre au creux de l'oreille. 
Je pense que lorsque nous ne sommes pas en paix avec nos choix, notre corps exprime une forme de rejet qui peut se manifester sous diverses formes. Je suppose que cette science-là doit avoir un nom qui ne me revient pas. Mais je suis quasiment sûre que le blocage psychologique se traduit d'une certaine manière par un blocage physique : une oppression dans la poitrine, un sentiment perpétuel de malaise, des maux de tête...? C'est sûrement con, mais quand on nous conseille d'écouter notre corps, je ne pense pas que ça soit une proposition complètement dénuée de sens. Le corps fait vivre nos émotions, nos joies, nos peines, nos malaises. Apprenez à vous écouter et à identifier les signaux qu'il vous envoie, c'est important. 
Revenons-en à nos moutons. La réussite. Je ne sais pas si vous vous rappelez de cette collection d'ouvrages qu'on a tous vu passer étant gamins, en tout cas ceux de ma génération qui allaient à la bibliothèque ou dans les librairies. Ça s'appelait "Un livre dont vous êtes le héros". Si la vie était un bouquin, ça serait probablement un de ceux-là, en version moins fantaisiste, parce que faut pas déconner quand même. Ce livre là, c'est le vôtre, donc pourquoi prétendre à vouloir coller à un idéal qui est un fantasme lointain d'une vie que vous n'avez pas envie de vivre ? Je veux dire, depuis quand est-ce qu'on est obligés d'opter pour la médecine ou la justice pour se sentir exister ? Mon discours est marqué de ces filières là je crois parce que mon expérience et les conversations que j'ai eues me ramènent inexorablement à ça. C'est marrant parce qu'en plus, lorsque ça me revient en tête, c'est uniquement pour écouter des gens dire "Oooooh il est AvOcAt Oooooooh". Attendez, il faut absolument que je vous mette un insert image là. 




Bah voilà, certains sont exactement comme ça quand ils entendent le nom de certains métiers. A croire que les autres ne valent rien. C'est un peu avec cette idée qui est entrée dans ma tête bien malgré moi que j'ai, pendant un moment en tout cas, été convaincue du fait que ma licence de lettres était certes un diplôme comme un autre, mais peut-être un peu moins valorisante et moins bien qu'une autre. Et qu'est-ce que je trouve ça dommage, parce qu'elle était très enrichissante et n'en reste pas moins technique qu'une autre. Surtout que les études en droit ne se résument pas à devenir avocat, bien que ça soit un chemin envisagé par beaucoup d'étudiants qui empruntent ces bancs. Je pense qu'encore une fois, le but à atteindre est trop envisagé par les gens comme un motif de notoriété et de faire-valoir sociétal et qu'on en oublie un peu la passion. 


Et c'est justement à ça que je voulais en venir : la passion. Elle est où dans tout ça ? Un bon salaire permet de se lever tous les matins avec une sorte de satisfaction motivée par les deniers. La passion, elle, permet de se lever avec le sourire de quelqu'un de comblé et de profondément en accord avec soi-même. Je sais que mon discours peut paraître complètement en dehors des réalités, je ne dis pas qu'il faut tout plaquer et vivre cul nu au fin fond de la Lozère en mangeant des baies sauvages. Mais parfois, se rappeler que notre vie manque de passion, c'est aussi se rappeler qu'elle manque de saveur. En tout cas, moi c'est comme ça que j'envisage les choses. Comme disait une certaine personnalité, "les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais", cqfd. Il y aura toujours une part de l'existence où l'on doit garder les pieds sur terre pour ne pas se laisser couler, on aura toujours des obligations envers la société qui sont évidentes afin de pouvoir également la faire tenir sur pieds. Mais je crois qu'il ne faut pas oublier sa petite flamme, celle qui nous dit de vivre pour nous, de faire de chaque moment quelque chose de particulier.


Je crois fondamentalement que c'est lorsqu'on se rend compte que la mort n'est pas si loin qu'on apprend à aimer vivre. C'est sûrement bête dit comme ça, mais "si on devait mourir demain, qu'est-ce qu'on ferait de plus, qu'est-ce qu'on ferait de moins ?". Le temps nous paraît définitivement beaucoup plus court là tout de suite. Je n'envisage même pas ça dans le sens péjoratif de la chose, mais plus comme un reminder qui me permet d'apprécier tous les moments que je vis, de les faire durer dans ma mémoire après en avoir profité. Et tout ce que j'accueille de négatif, je l'envisage comme une leçon pour m'améliorer, pour essayer de voir comment cela peut me faire évoluer en tant que personne. J'essaie de dépasser le négatif pour en faire une force et non un fardeau. 


Je me dis maintenant, à 24 ans, que je n'ai pas encore décidé quoi faire de ma vie à proprement parler, que c'est ok, que ça viendra mais que j'ai décidé de vivre avec passion, d'aimer la vie et d'en savourer chaque seconde. Je ne veux pas d'une existence-fardeau durant laquelle je vais me torturer l'esprit, à constamment me remettre en question et réfléchir à mes choix. Je sais désormais que si je prends une décision, je le fais pour moi et pour moi seule. Je crois que c'est la conclusion d'un long travail qui consistait à s'aimer tout simplement. S'aimer, c'est se respecter et respecter ce que l'on veut faire. Je n'ai pas toujours choisi la voie qui me correspondait parce que je m'étais engagée auprès de personnes sur ce que je ferais, j'en ai parlé et avais ce sentiment oppressant d'obligation d'aller jusqu'au bout. Mais à qui dois-je quelque chose si ce n'est à moi ? Est-ce vraiment se respecter que de se forcer par peur de décevoir et par peur du jugement ? Ceux qui t'aiment vraiment ne te jugeront pas et sauront accepter et comprendre tes choix par la suite lorsqu'ils verront que tu es épanoui.e.  
Pour moi, la vraie réussite, c'est ça.










Des bisous,
Marion

Ca veut dire quoi aimer ?





J'ai l'impression que c'est un problème assez complexe puisque certains disent que lorsque c'est le cas, tu le sais. Le camp des réfractaires, lui, se refuse à y croire. Pour eux, c'est insensé et ça ne veut rien dire.
Mais quand on y réfléchit, aimer ça peut être très fort, pourtant c'est un verbe qu'on utilise sans aucun mal dès lors que cela n'implique pas des personnes. On adore aimer un film , une série, une exposition, un animal en particulier. 
Par contre , avouer aux gens qu'on les aime, ça c'est plus difficile. 

Est-ce que l'amour, et les sentiments plus généralement, sont intimement liés uniquement à la pudeur ? Est-il possible de parler de qui l'on aime avec fluidité comme on parlerait de quelque chose d'inanimé ?

Je me demande si ce qui fait réellement peur est ce rapport de réciprocité qui risquerait d'ébrécher un ego déjà fragilisé chez l'être humain. Je me suis toujours demandée ce qui faisait si peur dans l'expression des sentiments. Je généralise, mais je connais très peu de gens qui ont une facilité certaine à affirmer avec aplomb qu'ils aiment quelqu'un. Le pire, c'est lorsqu'il s'agit de sentiments amoureux. Alors là, c'est vraiment le drame. Quelle est la raison qui nous conduit à rester interdit dès lors que l'on doit exprimer nos sentiments, en tout cas les premières fois, à quelqu'un ? 
Je crois qu'au fond, tout cela est bel et bien lié à un mélange de pudeur, d'ego mais aussi à une capacité inexistante à saisir ce que ça veut vraiment dire. 
Je suis persuadée que l'amour n'a aucune définition tant il est ressenti par chacun de manière différente, et par ce chacun une nouvelle fois différemment quand il s'agit d'une nouvelle personne. Je suis aussi sûre que tout le monde s'est un jour demandé au moins une fois ce que cela signifiait d'aimer quelqu'un. Parce que tout cela est impalpable. 

Moi, tout ce que je sais, c'est qu'au début je me sens surexcitée, comme quand t'es gamin et que tu viens de découvrir un super truc, ou qu'on venait d'enfin t'autoriser à faire quelque chose. Des petits shots d'adrénaline, une constante envie de faire tout et n'importe quoi tant que je peux le partager, plein de projets et de sorties à mener de front, j'ai envie de tout (faire) découvrir. La vie est une aventure à cet instant, et tout ce que je fais doit être partagé pour que cela ait deux fois plus de sens. Tout est toujours meilleur si je peux avoir la personne à mes côtés. Ça c'est le début. 
Après ça dépend de comment ça tourne, ça dépend de la relation, ça dépend de la personne. 
Je sais juste que la seule chose qui me fait peur en amour, c'est que ça ne dure pas. Toutes ces sensations d'innovation, de renouveau, d'excitation perpétuelle. A chaque fois ma phobie est la même : se lasser, ou que l'autre se lasse de soi. Et s'en suit la même unique décision : la rupture. 
J'admire tellement tous ces couples qui sont ou restent ensemble des années durant sans ne jamais ployer. Je me demande quels sont leurs secrets. J'ai toujours cherché à tout réparer plutôt qu'à aller vers la décision la plus simple. On peut me reprocher ce qu'on veut, mais certainement pas d'abandonner trop vite. Pourtant il y a toujours cette issue. 
Je ne la vois pas nécessairement comme une fatalité pour autant. Mais je m'interroge quand je vois des couples qui durent, main dans la main, couler des jours interminables ensemble, passer des paliers à deux. Je me demande souvent si je serais un jour capable de supporter quelqu'un aussi longtemps. Ce n'est pas être dure que de penser ça, c'est une vraie interrogation. Comment on fait pour ne pas se sentir étouffé, dépassé, lassé après déjà trois ans de relation ? Existe t-il une combinaison de deux êtres si parfaite que les deux sont capables de faire assez de concessions pour durer toute une vie ? La notion d'équité est celle qui me préoccupe beaucoup, dans tout. Je trouve ça compliqué de pouvoir réunir deux personnes qui soient assez enclines à faire tantôt l'une tantôt l'autre des concessions. 
Du coup je suppose que ça veut dire qu'elles s'aiment assez pour avoir envie de garder le cap et de faire tout ça. On en revient donc à la question principale : 

Ça veut dire quoi aimer ?

Vous n'aurez aucune réponse concrète à cette préoccupation existentielle. Mais je crois qu'au fond il s'agit de quelque chose d'inexplicable, polymorphe et en même temps très simple. 

Pour moi aimer c'est savoir tout se dire avec tact, et inversement vouloir tout savoir d'une oreille attentive, essayer de conseiller, d'orienter, soutenir et tirer au maximum vers le haut. Aimer, c'est apprécier de parfois rester dans le silence pendant des minutes durant, trouver ça convenable et normal, puis rompre le silence comme si de rien n'était. Aimer, c'est rire aux larmes, après des jours, des mois et des années avec la même furieuse envie que cela nous reprenne encore et encore. Aimer c'est préférer être ensemble que séparés, alors même que l'absence rend ces moments de réunion encore plus précieux. Aimer, c'est avoir envie de partager tout et n'importe quoi, de la chose la plus inutile au truc le plus passionnant du moment. Aimer c'est savoir travailler sur ses travers pour en faire bénéficier son couple, et cultiver ses qualités pour les mettre à profit du 'nous'. C'est aussi savoir accepter le jardin secret de l'autre, respecter son espace privé et réciproquement pour continuer à entretenir une liberté nécessaire dans le couple. Il s'agit aussi de savoir tout faire à deux bien qu'on puisse tout faire tout seul, et qu'on n'ait besoin de personne. Mais qu'on le fasse quand même par envie. Aimer, c'est sentir une petite flamme au creux de son âme qui vacille et qui danse le long des parois de son cœur. La petit flamme qui vacille, c'est pour se rappeler que rien n'est immuable et que tout peut basculer du jour au lendemain. Que la confiance se gagne, tout comme l'amour, que rien n'est acquis et que tout reste à faire. Que les gens ne nous appartiennent pas comme nous n'appartenons à personne. Nous ne sommes pas des biens matériels. 
L'amour s'entretient comme une fleur, il s'arrose tous les jours de mots positifs, de petites attentions, de moments de partage. Il s'accompagne de paroles d'encouragement, de projets à deux à moyen et long terme, de regards complices et de tendresse sincère. 
Mais pour moi, aimer c'est aussi être en désaccord, se disputer parfois, se rentrer dedans, élever la voix mais sans aucune violence. Aimer c'est aussi se détester pour se rendre compte à quel point il est urgent de résoudre nos problèmes car on est mieux lorsqu'on le fait. Aimer, c'est avoir envie que plus rien n'existe autour de l'autre pour qu'il reste avec nous pour toujours, puis se rappeler que ce n'est pas sain. Aimer c'est détester quand des gens qui semblent mieux que soi s'approchent de notre moitié, puis se rappeler que ce n'est pas sain. Aimer, c'est aussi mal agir de temps à autre et savoir s'excuser, avancer tant que ça ne va jamais trop loin. Aimer, c'est rassurer, être rassuré, compléter et se compléter. Parce qu'aimer ne se résume pas à ce conte de fées qu'on nous vend. L'amour se vit avec ses mauvais aspects, et c'est aussi comme ça qu'il parvient à revêtir ses plus beaux atours. 

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Pour moi, aimer quelqu'un, c'est aimer plus que je ne m'aime.
Aimer, c'est grandir et en sortir grandi.

De Amicitia



Hello,


Aujourd'hui, j'ai décidé de vous partager un petit texte que j'avais rédigé dans le cadre de mes études de lettres concernant une analyse du traité De Amicitia de Cicéron. J'ai trouvé ce que j'ai écrit encore très vrai pour moi à l'heure actuelle, et je me suis dit que ça pourrait être sympa de vous en faire part. Ça rentre bien dans le cadre des textes que je peux écrire sur ce blog, qui questionnent des sujets tels que l'amour, l'amitié, bref des sujets de tous les jours. 


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« L'amitié, elle, procure d'innombrables avantages ! Où que l'on soit, elle est là, toujours présente, jamais pesante. Le feu et l'eau, comme on dit, ne nous sont pas aussi utiles que l'amitié. Et là, je ne parle pas d'amitié ordinaire, commune, qui a pourtant ses agréments et ses avantages, je parle de l'amitié véritable, totale, qu'un nombre infime de gens a vécue. Elle rend le bonheur plus éclatant et plus léger le malheur parce qu'elle permet d'en partager le poids/
Ainsi, l'amitié avec ses avantages nombreux et considérables, prévaut sur tout le reste. Elle nourrit une foi en l'avenir qui empêche les âmes de fléchir ou de succomber. Quiconque regarde un ami véritable voit un autre soi-même, mais idéal. Grâce à l'amitié, les absents sont là les pauvres deviennent riches, les faibles ont des forces et -plus difficile à imaginer- les morts vivent toujours tant ils inspirent à leurs amis regrets et vénération. Ainsi, les morts semblent heureux dans la mort et les vivants dignes d'éloge ».
Cicéron, De Amicitia


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   Un jour, il peut nous arriver de percuter quelqu'un, comme dans les films, mais aussi qu'une personne nous touche tout simplement par sa personnalité. Tout survient toujours lorsque la situation ne s'y prête pas, ou dès lors qu'on ne s'y attend pas. Une main tendue dans un moment sombre, un cadeau du destin qui vous sort la tête de l'eau. C'est dans les heures les plus noires que l'Autre peut représenter un sauveur pour ce que nous sommes. Il s'agit parfois d'un mécanisme inconscient, l'échange d'un individu à un autre, lorsqu'il provient du cœur, de gens de bien comme les appellerait Cicéron, est toujours désintéressé. J'appuie l'entreprise selon laquelle l'amitié n'est pas un commerce, au sens que nous lui attribuons aujourd'hui. Il ne s'agit pas de donner pour recevoir en échange un quelconque avantage. Si l'un donne afin que l'autre lui offre quoi que ce soit, ce n'est pas un échange du cœur mais un échange vil. La personne dont le sens moral est développé, sans être un modèle de vertu parfait -cette notion même restant abstraite, rappelons-le-, dont les qualités de cœur le sont tout autant, a tout avantage à trouver un autre lui qui le comblera. L'amitié est un dialogue perpétuel entre le cœur et l'esprit, deux bouches et deux âmes qui conversent. Le jour où le dialogue se rompt, c'est la fin. Cela marque le moment de rupture dans la période de bonheur qui fut la votre. Chaque chose, si elle est périssable -thèse soutenue par la caste philosophique, destinée à mourir, destinée à se déliter, apporte toujours à votre être. Parfois elle vous bonifie, parfois elle se charge seulement de vous modifier. Il est des événements qui changent fondamentalement votre manière d'être, tant le choc de la rencontre fut fort, tant les échanges entretenus furent vifs. 
Outre son caractère de sauveur, l'ami est également la personne qui nous accompagne dans nos rires comme dans nos peines. Si la personne n'est susceptible d'être à nos côtés que lors de nos moments de joie, cela s'avère significatif. La conclusion qui en résulte est bien simple : ce n'est pas votre ami. L'amitié est essentielle à toute « vie vivable » comme disait Ennius. Qui n'a pas vécu entouré de ce type d'affection a manqué une existence d'amour et de joie. Est-il même probable de mener à bien sa vie sans jamais être confronté à l'amitié ? Cicéron soutient, grâce au personnage de Lélius, que l'amitié est naturelle, et qu'ainsi il est impossible de ne pas la côtoyer, ni même la vivre entièrement. Cependant, il distingue deux types d'amitié, la vraie, la pure, qui suscite un dévouement extrême des deux partis, puis l'amitié superficielle, qui constitue un échange mais qui manque cruellement de passion. La seconde peut s'avérer pesante puisqu'on finit par la subir et non l'accueillir avec bonheur. On entretient cette fois-ci un réel commerce, par habitude et non par envie, puisque l'on croit ne pas pouvoir se passer de la personne lorsqu'elle a partagé un bout de notre existence. 
L'amitié possède une beauté sans égal là où elle est naturelle. Qui n'a pas déjà envié des amitiés célèbres qui suintaient la bonne humeur, l'amour et le dévouement, à l'instar de celle de La Boétie et de Montaigne ? Car l'essence même d'une bonne amitié est l'amour, et entre sentiments pour l'âme sœur et sentiments pour l'ami il n'y a qu'un pas. L'ami est le seul que l'on peut garder toute une vie, alors que l'amour est le seul qu'on sait que notre cœur ne pourra pas garder à terme. C'est cette raison même qui nous fait parfois préférer l'amitié à l'amour, par peur de perdre cette personne que l'on chérit tant. 

Je vous laisse sur des photos particulières qui comptent pour moi, à la personne qui me supporte depuis longtemps (sept ans c'est beaucoup) et ne me trahira jamais. 

2015, Nice.

2015, Nice.

2015, Nice.



2015
2015

2017

2018

2018

2019












2019
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2019
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 Take care of your closest friends and feel free to stop everything at anytime with people who are not made for you,
Marion

A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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