Achievement




Je me suis longtemps demandée ce que signifiait le verbe "réussir". J'ai souvent remarqué que les gens l'employaient dans une dimension sociétale particulière, très carriériste. Pourtant, je me suis aussi rendue compte, en me détachant de ce discours, qu'on pouvait également réussir un gâteau, réussir à faire ses lacets quand on est gosse, réussir à se dépasser dans un sport ou encore réussir à dépasser un traumatisme. 
La réussite semble être la condition sine qua non pour mener une vie vivable (comme dit Ennius, t'as la ref ? Non ? Bon). Mais alors de quoi parle t-on ? On dit qu'il y a autant d'individus que de caractères et de personnalités différentes, qu'on est tous uniques pour des questions de génétique qui dépassent les esprits littéraires comme le mien. De fait, il existe autant de chemins que de personnes, déjà que pour une personne l'avenir n'est pas tout tracé puisqu'il découle de nombreux choix. Enfin ça, vous savez, c'est ma vision de la chose...





Je crois qu'il s'agit, passé un certain stade, de créer sa propre définition du mot "réussite". Cela rentre dans une dynamique toute particulière, une dynamique qui vous appartient. Il faut une nouvelle fois parvenir à se détacher des standards, aller plus loin que ce avec quoi on nous martèle l'esprit à longueur de journée. J'ai longtemps cru que si je ne devenais pas médecin ou avocate (oui, ce sont mes exemples préférés et de loin), j'allais rater ma vie et je n'aurais aucun prestige. J'ai longtemps cru qu'il fallait brasser de l'argent, accéder rapidement au bien de propriété, acheter des trucs chers et pouvoir construire ma vie comme si je ne pouvais pas mourir là, demain. Je me suis juste rendue compte avec le temps que l'argent et cette forme de "gloire" étaient certes intéressants, mais qu'ils n'étaient pas nécessairement le chemin universel. Je crois qu'en se convainquant de ça, on cherche surtout la reconnaissance de ses pairs, à pouvoir briller en société et se lancer sur le devant d'une scène qui n'est peut-être pas faite pour nous. 




Alors oui, il y aura toujours des gens faits pour opter pour ces voies, bien sûr qu'il y en a. Mais peut-être que ce n'est pas forcément sa voie. Il s'agirait d'apprendre à s'écouter et d'arriver à comprendre ce que notre petite voix intérieure nous susurre au creux de l'oreille. 
Je pense que lorsque nous ne sommes pas en paix avec nos choix, notre corps exprime une forme de rejet qui peut se manifester sous diverses formes. Je suppose que cette science-là doit avoir un nom qui ne me revient pas. Mais je suis quasiment sûre que le blocage psychologique se traduit d'une certaine manière par un blocage physique : une oppression dans la poitrine, un sentiment perpétuel de malaise, des maux de tête...? C'est sûrement con, mais quand on nous conseille d'écouter notre corps, je ne pense pas que ça soit une proposition complètement dénuée de sens. Le corps fait vivre nos émotions, nos joies, nos peines, nos malaises. Apprenez à vous écouter et à identifier les signaux qu'il vous envoie, c'est important. 
Revenons-en à nos moutons. La réussite. Je ne sais pas si vous vous rappelez de cette collection d'ouvrages qu'on a tous vu passer étant gamins, en tout cas ceux de ma génération qui allaient à la bibliothèque ou dans les librairies. Ça s'appelait "Un livre dont vous êtes le héros". Si la vie était un bouquin, ça serait probablement un de ceux-là, en version moins fantaisiste, parce que faut pas déconner quand même. Ce livre là, c'est le vôtre, donc pourquoi prétendre à vouloir coller à un idéal qui est un fantasme lointain d'une vie que vous n'avez pas envie de vivre ? Je veux dire, depuis quand est-ce qu'on est obligés d'opter pour la médecine ou la justice pour se sentir exister ? Mon discours est marqué de ces filières là je crois parce que mon expérience et les conversations que j'ai eues me ramènent inexorablement à ça. C'est marrant parce qu'en plus, lorsque ça me revient en tête, c'est uniquement pour écouter des gens dire "Oooooh il est AvOcAt Oooooooh". Attendez, il faut absolument que je vous mette un insert image là. 




Bah voilà, certains sont exactement comme ça quand ils entendent le nom de certains métiers. A croire que les autres ne valent rien. C'est un peu avec cette idée qui est entrée dans ma tête bien malgré moi que j'ai, pendant un moment en tout cas, été convaincue du fait que ma licence de lettres était certes un diplôme comme un autre, mais peut-être un peu moins valorisante et moins bien qu'une autre. Et qu'est-ce que je trouve ça dommage, parce qu'elle était très enrichissante et n'en reste pas moins technique qu'une autre. Surtout que les études en droit ne se résument pas à devenir avocat, bien que ça soit un chemin envisagé par beaucoup d'étudiants qui empruntent ces bancs. Je pense qu'encore une fois, le but à atteindre est trop envisagé par les gens comme un motif de notoriété et de faire-valoir sociétal et qu'on en oublie un peu la passion. 


Et c'est justement à ça que je voulais en venir : la passion. Elle est où dans tout ça ? Un bon salaire permet de se lever tous les matins avec une sorte de satisfaction motivée par les deniers. La passion, elle, permet de se lever avec le sourire de quelqu'un de comblé et de profondément en accord avec soi-même. Je sais que mon discours peut paraître complètement en dehors des réalités, je ne dis pas qu'il faut tout plaquer et vivre cul nu au fin fond de la Lozère en mangeant des baies sauvages. Mais parfois, se rappeler que notre vie manque de passion, c'est aussi se rappeler qu'elle manque de saveur. En tout cas, moi c'est comme ça que j'envisage les choses. Comme disait une certaine personnalité, "les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais", cqfd. Il y aura toujours une part de l'existence où l'on doit garder les pieds sur terre pour ne pas se laisser couler, on aura toujours des obligations envers la société qui sont évidentes afin de pouvoir également la faire tenir sur pieds. Mais je crois qu'il ne faut pas oublier sa petite flamme, celle qui nous dit de vivre pour nous, de faire de chaque moment quelque chose de particulier.


Je crois fondamentalement que c'est lorsqu'on se rend compte que la mort n'est pas si loin qu'on apprend à aimer vivre. C'est sûrement bête dit comme ça, mais "si on devait mourir demain, qu'est-ce qu'on ferait de plus, qu'est-ce qu'on ferait de moins ?". Le temps nous paraît définitivement beaucoup plus court là tout de suite. Je n'envisage même pas ça dans le sens péjoratif de la chose, mais plus comme un reminder qui me permet d'apprécier tous les moments que je vis, de les faire durer dans ma mémoire après en avoir profité. Et tout ce que j'accueille de négatif, je l'envisage comme une leçon pour m'améliorer, pour essayer de voir comment cela peut me faire évoluer en tant que personne. J'essaie de dépasser le négatif pour en faire une force et non un fardeau. 


Je me dis maintenant, à 24 ans, que je n'ai pas encore décidé quoi faire de ma vie à proprement parler, que c'est ok, que ça viendra mais que j'ai décidé de vivre avec passion, d'aimer la vie et d'en savourer chaque seconde. Je ne veux pas d'une existence-fardeau durant laquelle je vais me torturer l'esprit, à constamment me remettre en question et réfléchir à mes choix. Je sais désormais que si je prends une décision, je le fais pour moi et pour moi seule. Je crois que c'est la conclusion d'un long travail qui consistait à s'aimer tout simplement. S'aimer, c'est se respecter et respecter ce que l'on veut faire. Je n'ai pas toujours choisi la voie qui me correspondait parce que je m'étais engagée auprès de personnes sur ce que je ferais, j'en ai parlé et avais ce sentiment oppressant d'obligation d'aller jusqu'au bout. Mais à qui dois-je quelque chose si ce n'est à moi ? Est-ce vraiment se respecter que de se forcer par peur de décevoir et par peur du jugement ? Ceux qui t'aiment vraiment ne te jugeront pas et sauront accepter et comprendre tes choix par la suite lorsqu'ils verront que tu es épanoui.e.  
Pour moi, la vraie réussite, c'est ça.










Des bisous,
Marion

Ca veut dire quoi aimer ?





J'ai l'impression que c'est un problème assez complexe puisque certains disent que lorsque c'est le cas, tu le sais. Le camp des réfractaires, lui, se refuse à y croire. Pour eux, c'est insensé et ça ne veut rien dire.
Mais quand on y réfléchit, aimer ça peut être très fort, pourtant c'est un verbe qu'on utilise sans aucun mal dès lors que cela n'implique pas des personnes. On adore aimer un film , une série, une exposition, un animal en particulier. 
Par contre , avouer aux gens qu'on les aime, ça c'est plus difficile. 

Est-ce que l'amour, et les sentiments plus généralement, sont intimement liés uniquement à la pudeur ? Est-il possible de parler de qui l'on aime avec fluidité comme on parlerait de quelque chose d'inanimé ?

Je me demande si ce qui fait réellement peur est ce rapport de réciprocité qui risquerait d'ébrécher un ego déjà fragilisé chez l'être humain. Je me suis toujours demandée ce qui faisait si peur dans l'expression des sentiments. Je généralise, mais je connais très peu de gens qui ont une facilité certaine à affirmer avec aplomb qu'ils aiment quelqu'un. Le pire, c'est lorsqu'il s'agit de sentiments amoureux. Alors là, c'est vraiment le drame. Quelle est la raison qui nous conduit à rester interdit dès lors que l'on doit exprimer nos sentiments, en tout cas les premières fois, à quelqu'un ? 
Je crois qu'au fond, tout cela est bel et bien lié à un mélange de pudeur, d'ego mais aussi à une capacité inexistante à saisir ce que ça veut vraiment dire. 
Je suis persuadée que l'amour n'a aucune définition tant il est ressenti par chacun de manière différente, et par ce chacun une nouvelle fois différemment quand il s'agit d'une nouvelle personne. Je suis aussi sûre que tout le monde s'est un jour demandé au moins une fois ce que cela signifiait d'aimer quelqu'un. Parce que tout cela est impalpable. 

Moi, tout ce que je sais, c'est qu'au début je me sens surexcitée, comme quand t'es gamin et que tu viens de découvrir un super truc, ou qu'on venait d'enfin t'autoriser à faire quelque chose. Des petits shots d'adrénaline, une constante envie de faire tout et n'importe quoi tant que je peux le partager, plein de projets et de sorties à mener de front, j'ai envie de tout (faire) découvrir. La vie est une aventure à cet instant, et tout ce que je fais doit être partagé pour que cela ait deux fois plus de sens. Tout est toujours meilleur si je peux avoir la personne à mes côtés. Ça c'est le début. 
Après ça dépend de comment ça tourne, ça dépend de la relation, ça dépend de la personne. 
Je sais juste que la seule chose qui me fait peur en amour, c'est que ça ne dure pas. Toutes ces sensations d'innovation, de renouveau, d'excitation perpétuelle. A chaque fois ma phobie est la même : se lasser, ou que l'autre se lasse de soi. Et s'en suit la même unique décision : la rupture. 
J'admire tellement tous ces couples qui sont ou restent ensemble des années durant sans ne jamais ployer. Je me demande quels sont leurs secrets. J'ai toujours cherché à tout réparer plutôt qu'à aller vers la décision la plus simple. On peut me reprocher ce qu'on veut, mais certainement pas d'abandonner trop vite. Pourtant il y a toujours cette issue. 
Je ne la vois pas nécessairement comme une fatalité pour autant. Mais je m'interroge quand je vois des couples qui durent, main dans la main, couler des jours interminables ensemble, passer des paliers à deux. Je me demande souvent si je serais un jour capable de supporter quelqu'un aussi longtemps. Ce n'est pas être dure que de penser ça, c'est une vraie interrogation. Comment on fait pour ne pas se sentir étouffé, dépassé, lassé après déjà trois ans de relation ? Existe t-il une combinaison de deux êtres si parfaite que les deux sont capables de faire assez de concessions pour durer toute une vie ? La notion d'équité est celle qui me préoccupe beaucoup, dans tout. Je trouve ça compliqué de pouvoir réunir deux personnes qui soient assez enclines à faire tantôt l'une tantôt l'autre des concessions. 
Du coup je suppose que ça veut dire qu'elles s'aiment assez pour avoir envie de garder le cap et de faire tout ça. On en revient donc à la question principale : 

Ça veut dire quoi aimer ?

Vous n'aurez aucune réponse concrète à cette préoccupation existentielle. Mais je crois qu'au fond il s'agit de quelque chose d'inexplicable, polymorphe et en même temps très simple. 

Pour moi aimer c'est savoir tout se dire avec tact, et inversement vouloir tout savoir d'une oreille attentive, essayer de conseiller, d'orienter, soutenir et tirer au maximum vers le haut. Aimer, c'est apprécier de parfois rester dans le silence pendant des minutes durant, trouver ça convenable et normal, puis rompre le silence comme si de rien n'était. Aimer, c'est rire aux larmes, après des jours, des mois et des années avec la même furieuse envie que cela nous reprenne encore et encore. Aimer c'est préférer être ensemble que séparés, alors même que l'absence rend ces moments de réunion encore plus précieux. Aimer, c'est avoir envie de partager tout et n'importe quoi, de la chose la plus inutile au truc le plus passionnant du moment. Aimer c'est savoir travailler sur ses travers pour en faire bénéficier son couple, et cultiver ses qualités pour les mettre à profit du 'nous'. C'est aussi savoir accepter le jardin secret de l'autre, respecter son espace privé et réciproquement pour continuer à entretenir une liberté nécessaire dans le couple. Il s'agit aussi de savoir tout faire à deux bien qu'on puisse tout faire tout seul, et qu'on n'ait besoin de personne. Mais qu'on le fasse quand même par envie. Aimer, c'est sentir une petite flamme au creux de son âme qui vacille et qui danse le long des parois de son cœur. La petit flamme qui vacille, c'est pour se rappeler que rien n'est immuable et que tout peut basculer du jour au lendemain. Que la confiance se gagne, tout comme l'amour, que rien n'est acquis et que tout reste à faire. Que les gens ne nous appartiennent pas comme nous n'appartenons à personne. Nous ne sommes pas des biens matériels. 
L'amour s'entretient comme une fleur, il s'arrose tous les jours de mots positifs, de petites attentions, de moments de partage. Il s'accompagne de paroles d'encouragement, de projets à deux à moyen et long terme, de regards complices et de tendresse sincère. 
Mais pour moi, aimer c'est aussi être en désaccord, se disputer parfois, se rentrer dedans, élever la voix mais sans aucune violence. Aimer c'est aussi se détester pour se rendre compte à quel point il est urgent de résoudre nos problèmes car on est mieux lorsqu'on le fait. Aimer, c'est avoir envie que plus rien n'existe autour de l'autre pour qu'il reste avec nous pour toujours, puis se rappeler que ce n'est pas sain. Aimer c'est détester quand des gens qui semblent mieux que soi s'approchent de notre moitié, puis se rappeler que ce n'est pas sain. Aimer, c'est aussi mal agir de temps à autre et savoir s'excuser, avancer tant que ça ne va jamais trop loin. Aimer, c'est rassurer, être rassuré, compléter et se compléter. Parce qu'aimer ne se résume pas à ce conte de fées qu'on nous vend. L'amour se vit avec ses mauvais aspects, et c'est aussi comme ça qu'il parvient à revêtir ses plus beaux atours. 

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Pour moi, aimer quelqu'un, c'est aimer plus que je ne m'aime.
Aimer, c'est grandir et en sortir grandi.

De Amicitia



Hello,


Aujourd'hui, j'ai décidé de vous partager un petit texte que j'avais rédigé dans le cadre de mes études de lettres concernant une analyse du traité De Amicitia de Cicéron. J'ai trouvé ce que j'ai écrit encore très vrai pour moi à l'heure actuelle, et je me suis dit que ça pourrait être sympa de vous en faire part. Ça rentre bien dans le cadre des textes que je peux écrire sur ce blog, qui questionnent des sujets tels que l'amour, l'amitié, bref des sujets de tous les jours. 


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« L'amitié, elle, procure d'innombrables avantages ! Où que l'on soit, elle est là, toujours présente, jamais pesante. Le feu et l'eau, comme on dit, ne nous sont pas aussi utiles que l'amitié. Et là, je ne parle pas d'amitié ordinaire, commune, qui a pourtant ses agréments et ses avantages, je parle de l'amitié véritable, totale, qu'un nombre infime de gens a vécue. Elle rend le bonheur plus éclatant et plus léger le malheur parce qu'elle permet d'en partager le poids/
Ainsi, l'amitié avec ses avantages nombreux et considérables, prévaut sur tout le reste. Elle nourrit une foi en l'avenir qui empêche les âmes de fléchir ou de succomber. Quiconque regarde un ami véritable voit un autre soi-même, mais idéal. Grâce à l'amitié, les absents sont là les pauvres deviennent riches, les faibles ont des forces et -plus difficile à imaginer- les morts vivent toujours tant ils inspirent à leurs amis regrets et vénération. Ainsi, les morts semblent heureux dans la mort et les vivants dignes d'éloge ».
Cicéron, De Amicitia


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   Un jour, il peut nous arriver de percuter quelqu'un, comme dans les films, mais aussi qu'une personne nous touche tout simplement par sa personnalité. Tout survient toujours lorsque la situation ne s'y prête pas, ou dès lors qu'on ne s'y attend pas. Une main tendue dans un moment sombre, un cadeau du destin qui vous sort la tête de l'eau. C'est dans les heures les plus noires que l'Autre peut représenter un sauveur pour ce que nous sommes. Il s'agit parfois d'un mécanisme inconscient, l'échange d'un individu à un autre, lorsqu'il provient du cœur, de gens de bien comme les appellerait Cicéron, est toujours désintéressé. J'appuie l'entreprise selon laquelle l'amitié n'est pas un commerce, au sens que nous lui attribuons aujourd'hui. Il ne s'agit pas de donner pour recevoir en échange un quelconque avantage. Si l'un donne afin que l'autre lui offre quoi que ce soit, ce n'est pas un échange du cœur mais un échange vil. La personne dont le sens moral est développé, sans être un modèle de vertu parfait -cette notion même restant abstraite, rappelons-le-, dont les qualités de cœur le sont tout autant, a tout avantage à trouver un autre lui qui le comblera. L'amitié est un dialogue perpétuel entre le cœur et l'esprit, deux bouches et deux âmes qui conversent. Le jour où le dialogue se rompt, c'est la fin. Cela marque le moment de rupture dans la période de bonheur qui fut la votre. Chaque chose, si elle est périssable -thèse soutenue par la caste philosophique, destinée à mourir, destinée à se déliter, apporte toujours à votre être. Parfois elle vous bonifie, parfois elle se charge seulement de vous modifier. Il est des événements qui changent fondamentalement votre manière d'être, tant le choc de la rencontre fut fort, tant les échanges entretenus furent vifs. 
Outre son caractère de sauveur, l'ami est également la personne qui nous accompagne dans nos rires comme dans nos peines. Si la personne n'est susceptible d'être à nos côtés que lors de nos moments de joie, cela s'avère significatif. La conclusion qui en résulte est bien simple : ce n'est pas votre ami. L'amitié est essentielle à toute « vie vivable » comme disait Ennius. Qui n'a pas vécu entouré de ce type d'affection a manqué une existence d'amour et de joie. Est-il même probable de mener à bien sa vie sans jamais être confronté à l'amitié ? Cicéron soutient, grâce au personnage de Lélius, que l'amitié est naturelle, et qu'ainsi il est impossible de ne pas la côtoyer, ni même la vivre entièrement. Cependant, il distingue deux types d'amitié, la vraie, la pure, qui suscite un dévouement extrême des deux partis, puis l'amitié superficielle, qui constitue un échange mais qui manque cruellement de passion. La seconde peut s'avérer pesante puisqu'on finit par la subir et non l'accueillir avec bonheur. On entretient cette fois-ci un réel commerce, par habitude et non par envie, puisque l'on croit ne pas pouvoir se passer de la personne lorsqu'elle a partagé un bout de notre existence. 
L'amitié possède une beauté sans égal là où elle est naturelle. Qui n'a pas déjà envié des amitiés célèbres qui suintaient la bonne humeur, l'amour et le dévouement, à l'instar de celle de La Boétie et de Montaigne ? Car l'essence même d'une bonne amitié est l'amour, et entre sentiments pour l'âme sœur et sentiments pour l'ami il n'y a qu'un pas. L'ami est le seul que l'on peut garder toute une vie, alors que l'amour est le seul qu'on sait que notre cœur ne pourra pas garder à terme. C'est cette raison même qui nous fait parfois préférer l'amitié à l'amour, par peur de perdre cette personne que l'on chérit tant. 

Je vous laisse sur des photos particulières qui comptent pour moi, à la personne qui me supporte depuis longtemps (sept ans c'est beaucoup) et ne me trahira jamais. 

2015, Nice.

2015, Nice.

2015, Nice.



2015
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2017

2018

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2019
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 Take care of your closest friends and feel free to stop everything at anytime with people who are not made for you,
Marion

Le CRPE m'a tuer


Ça c'est moi en maternelle,
c'était cool la sieste au final.
                                               Salut très cher,

Comme à l'accoutumée, je ne préciserai pas que je reviens avec une pause plus que conséquente sur cette plateforme. N'étant ni mon travail, ni une source de revenus quelconque, je me voyais mal me forcer à quoi que ce soit. Je n'ai pas pour autant oublié ce blog que je chéris et je crois ne fermerai jamais, sauf sous la contrainte. Il rassemble mes souvenirs, les étapes les plus compliquées de ma vie. J'écris car cela me sert d'exutoire. C'est sûr, de ce fait ce n'est pas tout rose et parfois encore moins empreint de joie et de mots doux qui resserrent le cœur. 
Je n'écrivais pas parce que je n'en ressentais pas le besoin, bien que j'ai déjà pensé moult fois à plein de sujets qui m'ont touchées ces derniers temps. A vrai dire, je pourrais écrire sur énormément de thèmes là tout de suite tellement j'ai de choses à partager. Prenez un gros goûter, ça s'annonce très long.

Je mentionnerais simplement comment je me sens, ce qui donnera le ton de ce post. 


La situation est compliquée. On nous fait beaucoup croire que nos études sont un bagage qui ouvrent une voie toute tracée vers un métier au bout du tunnel. Je me rends néanmoins compte que la vérité est surtout teintée de mensonge et que la réalité devient bel et bien très amère. Ayant opté pour une voie très professionnalisante, je m'étais dit que la voie était toute tracée. Lors de ma première année de master en tant qu'étudiante en éducation du premier degré, j'ai - un peu - travaillé pour passer le CRPE, ou Concours de Recrutement de Professeurs des Ecoles, à Montpellier. Le résultat en Mai, suite aux écrits d'Avril, ne fut pas concluant puisque je n'ai pas obtenu la moyenne aux écrits notamment à cause des maths avec lesquelles j'ai toujours entretenu une relation conflictuelle. J'ai choisi de me diriger vers une filière littéraire au lycée puis à la fac, qui m'a permis d'obtenir ma licence de Lettres Modernes. Bref, vous l'aurez compris, les équations et tout le reste étaient en réalité très loin de moi. 
A la fac d'éducation, on nous apprend à nous remettre au niveau correspondant aux attentes du concours. J'ai même abordé des notions que je ne pensais même pas exister très clairement. Il y a donc le savoir à appliquer pour développer notre esprit critique, montrer que l'on sait être logique et également que l'on sait nous aussi être des "élèves" qui savent appliquer les enseignements que l'on a acquis. Ensuite, ce concours nous demande également des exigences propres à notre domaine, soit des savoirs didactiques, le nerf de la guerre si je puis dire. Très honnêtement, c'est extrêmement intéressant car cela permet d'appréhender la réflexion des élèves et de pouvoir proposer des solutions pour pallier à leurs difficultés. 
Tout ça pour vous dire, au final, que j'ai passé cette épreuve de quatre heures et celle de français tout aussi longue, et j'ai échoué en première année. Ma déception était là, surtout pour une question d'égo je pense. Mais je savais que ce n'était pas mon année, qu'il me restait encore un an d'études. Je ne me faisais pas trop de soucis en me disant que j'aurais le temps de me perfectionner et de pouvoir avoir à nouveau ma chance, qui sait passer et réussir les oraux !

La seconde année arrive avec son lot de stress, de décisions et d'autres événements. Je me décide à rédiger un mémoire qui, contrairement à ce que j'aurais espéré, ne me passionne pas. Je le rédige tant bien que mal pour m'en débarrasser avant tout. Je m'améliore en maths, mes notes augmentent, je commence à entrevoir mes chances de succès aux écrits. Et surtout, je commence à acquérir cette fameuse logique que je pensais impalpable pour moi. Étonnant, mais il faut croire que tout arrive.
L'échéance se rapproche, je mène de front le mémoire, ces histoires de concours, mes problèmes persos, des relations pas toujours très saines (ça c'est un autre sujet).


Sous l'impulsion de plusieurs personnes de mon entourage et amis, je me décide à passer le concours de Lyon qui me laisse plus de chances. J'en ai conclu que vouloir rester à Montpellier était impossible, à moins de vouloir me pousser jusqu'à l'excellence puisque le seuil est très élevé à cause du faible nombre de postes et de l'effectif des inscrits. Je me rends à Lyon avec mon groupe d'amies, la veille j'ai peu envie de penser à ce que je viens faire là-bas, je préfère me balader jusqu'au matin avant le concours. Les écrits se déroulent sur deux jours, je me rappellerai toujours ces hangars dans lesquels on passe nos tests. Tout est déshumanisé parce que les candidats affluent de toute la France pour espérer avoir une petite chance de devenir le fonctionnaire de l'année. On est tous parqués par îlots en fonction de notre nom de famille. L'ambiance de stress, le silence dans Eurexpo alors qu'on est 2000 en train de prier pour avoir nos écrits. On donne tout, on gratte, on gratte, on écrit tout ce qu'on sait pour espérer gagner les moindres petits points qui seront salvateurs pour nous. Ma prof de maths nous disait de beaucoup rédiger, d'écrire tout ce qu'on savait, que 0.25 c'était 0.25. C'est un peu comme une préparation à la compétition, à un grand match attendu une fois par an qui va être déterminant. A ce moment-là, tu pries pour avoir bien dormi, ne pas avoir faim, être assez concentré pour ne rien oublier de l'énoncé, ce qui pourrait planter ton année, ta vie, ton avenir.
Moi je suis dans ma bulle, je gratte, j'ai toutes les couleurs possibles et inimaginables pour faire des schémas, surligner, trouver le moindre mot qui pourrait m'aider à me distinguer. Après deux jours d'épreuves, je souffle et je me dis "c'est fini, deux ans pour ça".

En Mai, les résultats sont annoncés sur internet. En gros, t'as une liste par académie avec tout un tas de noms d'admissibles, et tu pries pour voir le tien pour aller au second mouroir. J'ai le cœur serré, j'en espère tant parce que j'ai l'impression d'avoir réussi. Je vois enfin mon nom en défilant la liste, je vérifie quatre fois parce que certaines personnes partagent mon nom de famille. Je pleure de joie, je félicite mes camarades qui ont également eu leurs écrits. Et là je me dis que le bordel commence, qu'il va falloir se battre mais j'ai un peu de mal à me remettre dedans.
Je révise tant bien que mal, j'arrive à avoir mes dates d'oraux après quelques semaines. Entre temps, j'ai passé les écrits du supplémentaire de Versailles en espérant m'offrir une seconde chance si jamais... J'essaie de ne pas y penser mais ne rien tenter c'est pire que tout

Les 3 et 6 Juin 2019, j'ai joué ma vie à Caluire puis à l'ESPE de Lyon. Je ressors de mon épreuve sur dossier un peu dépitée, ce dossier que j'ai tant préparé m'a quand même un peu coincée, j'en ai la sensation. Je sentais l'inspecteur et la conseillère péda parfois dubitatifs. Et quelle déception quand tu crois être préparé à tout, que ce dossier c'est littéralement un de tes bébés tellement tu l'as soigné, travaillé. J'avais l'impression de connaître Louis XIV comme mon propre père, sa vie comme si c'était la mienne, de pouvoir tout expliquer de mes choix pédagogiques... Et pourtant, les examinateurs étaient très exigeants, pointus et tatillons. Je repars déçue de me dire que ça va peut être planter tout mon travail. Rien que d'y penser, en écrivant cet article très long et dur pour moi mais si important, ça me rend triste
Le 6 Juin c'est la dernière épreuve, la pire pour moi parce qu'elle est pleine de surprise. L'EPS, c'est un peu mon démon à moi dans le concours, cette matière où il faut apprendre plein de choses aux enfants et connaître toutes les situations du monde pour qu'ils sachent jongler, plonger, faire de l'apnée, courir un marathon, une heure, faire un cross, un grand écart... Vous vous sentez submergé ? Imaginez nous, petits CRPEistes sans formation STAPS. 
Je me dis qu'au pire des cas, je miserai sur l'ASP, où l'on présente un dossier sur un thème de l'éducation comme par exemple la difficulté scolaire, la relation école-famille, et j'en passe. Je sais que j'ai des connaissances, j'ai déjà géré des élèves, mené des séances, appris beaucoup de choses en immersion. Je reçois mon sujet à 8h, je commence à rédiger. Je passe devant le jury à 11h je crois, dans ces eaux-là. Je suis assez satisfaite de mon travail bizarrement, je trouve ça cohérent, ça a l'air. en tout cas Je ressens l'inspecteur et la conseillère sensible à mon propos, intéressés même s'ils remettent certains points en perspective pour me pousser à changer parfois ma vision du débat. 
Je sors de cet oral marathon assez confiante, ce qui est étonnant parce que ce n'est pas du tout de moi de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. 

Les résultats arrivent trois semaines après. Mon nom n'apparaît pas. Je vois ceux de tous les gens qui l'ont passé avec moi, qui ont passé les oraux. Et là je me rends compte que je reste sur le carreau. Sur le coup je pleure surtout, puis après je ne comprends pas. J'attends quelques temps pour pouvoir accéder à mes résultats. Je vois des notes très correctes aux écrits, j'ai passé le seuil mais elles ne m'ont pas donné non plus énormément de points d'avance. 
Quand je découvre les notes des oraux, j'avouerai avoir été circonspecte, déçue. J'ai obtenu plus que la moyenne pour mon dossier d'histoire, étonnamment, et l'inverse pour mes oraux principaux, ceux qui rapportaient le plus de points. Clairement, ce sont ceux-ci qui m'ont coûté ma place
Après cette découverte, je reste vide, extrêmement vide
Je commence à me poser beaucoup de questions après ce nouvel échec. Pourquoi pas moi ? Pourquoi les autres ? Pourquoi tous les autres et pas moi ? Qu'est-ce que j'ai mal fait ? Est-ce que c'était mon attitude ? Est-ce que j'ai une posture qui n'a rien à voir avec celle d'une enseignante ? Ai-je été trop sûre de moi ? Condescendante ? 
J'avoue sans aucun mal avoir ressenti de la jalousie. C'était un sentiment facile, mais assez spontané aussi. Quand tout le monde a accès, non sans mérite bien sûr, à ce que tu voulais pour toi, tu te sens légèrement lésé. 

Je fais le bilan et me demande ce qu'il me reste. J'ai un diplôme. Oui. Parlons-en d'ailleurs. 
J'ai validé mon master avec du travail, bien que j'aurais pu en fournir plus, mais c'est moi et ça m'allait comme ça. Mon master, aujourd'hui, est un bout de papier avec lequel je peux m'éventer en pensant à un avenir meilleur. On nous a targué de pouvoir avoir des ouvertures professionnelles sans obtenir le concours, en master 1 puis en master 2. On nous a dit qu'on "nous tiendrait au courant". A l'heure actuelle, ça fait un deux ans et demi que j'ai mis le premier pied dans cette fac, et personne ne nous a proposé quelque solution que ce soit. En plus d'être déçue de moi-même, en position d'échec, je me retrouve comme un rond de flanc parce que la solution, le plan B n'existe pas. Je ne comprends pas cette obstination à vouloir nous mentir chaque année qui passe, à chaque promo, à vouloir nous prendre pour des cons. Mon échec m'appartient, mais ce mensonge c'est le leur. La moindre des choses quand on entame un discours, c'est de le terminer et de tenir ses engagements; Tout ce que je vois, c'est du vent et un master, un mémoire qui me servent à rien. Je n'en suis même pas fière à vrai dire, et je trouve ça extrêmement grave. 
Le master était intéressant parce qu'il m'a forcée à me tenir et à devenir rigoureuse en maths, à même comprendre des règles de grammaire qui m'étaient assez lointaines. J'ai énormément appris, et je suis heureuse d'avoir pu progresser en maths par exemple, de savoir que j'en étais capable. J'ai aussi pu obtenir une formation et avoir un suivi régulier des réformes par exemple, de rester baignée dans une ambiance très "Education Nationale". 
Du reste, je me rends compte que si il m'a été utile car j'ai besoin d'un appui, d'être informée régulièrement car je ne pense pas à le faire de mon côté, ce master ne mène à rien sans le Graal. Avec un autre master, je me dis que j'aurais pu avoir un vrai plan B en passant le CRPE en candidat libre. Il faut bien prendre la mesure du fait que ces deux années d'études sont professionnalisantes et ne mènent à rien sans le concours. 
Je ne suis pas de nature à regretter car ce qui est fait est fait, et j'essaie malgré tout de me conforter dans le fait que tout ça constitue mon lot d'expériences. Cependant, à l'heure actuelle, j'avouerai avoir encore du mal à digérer la pilule

Le concours est une expérience très néfaste, et pour l'instant c'est ce que j'en garde au fond de moi.Je sais que je n'aurais aucun mal à trouver des alliés dans la même situation que moi, des gens parfois même brisés à cause de ça. D'un concours de recrutement. C'est triste
Pour être tout-à-fait franche, ça m'a brisé psychologiquement. Je vis assez mal l'échec de manière générale, mais même en ressassant ça finit par passer. Aujourd'hui, ça ça n'est absolument pas passé et ça ne passera jamais. Je suis déçue, triste et en colère. Ce n'est pas des sentiments que j'exprime au quotidien mais dès que je pense à l'endroit où je devrais être plutôt que là où je suis, ça prend aux tripes. J'ai remarqué que j'ai beaucoup enfoui mes sentiments malgré moi, pour me protéger inconsciemment je pense. J'ai enterré ma tristesse et mon mal-être en me disant que ce n'était sûrement pas le moment, qu'il y avait une raison à tout ça, que j'allais pouvoir acquérir une première expérience professionnelle. Mais avec le recul, même si je suis en train d'apprendre un métier, j'aurais préféré que ça ne soit pas celui-là. Ça peut sembler être un caprice, mais c'est plus compliqué que ça
Au delà de ce mal être, je dois avouer que ce concours et ces études m'ont fait perdre beaucoup de choses. J'essaie aussi de voir ça positivement mais avec l'état d'esprit général c'est tendu. J'ai remarqué que le CRPE a changé les gens autour de moi. J'ai perdu une de mes très bonnes amies car je la voyais tellement obsédée par ça que ça devenait insoutenable. Il y avait aussi une pression constante de la concurrence, de devoir faire mieux, de me dire que je pouvais faire mieux, plus, plus en profondeur. A la fois il y avait je crois ce désir de s'accomplir au vu des efforts fournis, mais aussi de me voir réussir mais c'était devenu presque oppressant, comme une obsession. Et lorsque je faisais mieux, ça en devenait presque amer pour la personne en question. La relation amicale s'est transformée en une sorte de prison, d'amour-haine très malsain. Les bons moments ont succédé à ceux qui devenaient trop lourds. Les gens changent, bien sûr, mais on est pas obligés de rester. C'est à partir de là que j'ai compris que je pouvais dire stop. J'aurais dû faire les choses autrement, avant et mieux mais ça s'est passé comme ça le devait à l'époque je suppose. Ça m'a permis d'apprendre à réagir avant et de savoir ce que je voulais et ne voulais plus. 
J'ai aussi noué d'autres liens durant mon master, me suis fait une bonne amie, une très bonne amie même à qui je confiais tout; Ça me fait bizarre d'écrire tout ça parce que c'est douloureux. Je déteste perdre les gens même si je sais que je n'ai fait que respecter mes désirs et ce qui était bien pour moi. Tout allait très bien puis j'ai senti une forme de jugement émanant de plusieurs remarques sur absolument tout, mais surtout sur des trucs insignifiants. La discussion n'y faisait rien, on n'arrivait pas à se comprendre. Pour moi, en amitié, on peut discuter des choix des autres mais on n'a pas à intervenir n'importe quand n'importe comment si on a pas été sollicité. C'est un accord tacite. Être ami, cela ne signifie pas laisser la porte ouverte à tout et n'importe quoi. Je commençais à le vivre comme ça, à être mal à l'aise, moins impliquée. Le temps passant, la pression du concours revenant sans cesse, l'importance de celui-ci a étouffé notre amitié. Il s'est produit exactement la même chose que dans ma précédente amitié. Je n'entendais que concours à longueur de journée, ce désir d'excellence, de ne parler que de ça, d'être la meilleure dans tout, d'avoir réponse à toutes les questions dans tous les domaines. C'a été trop étouffant et clairement je ne voulais pas d'amitié où on me rabâchait tout ce que je savais déjà, où j'avais l'impression que la personne à côté voulait absolument être la meilleure. Bien sûr que l'on peut être fier de soi, mais de là à jouer le role model, c'était assez compliqué à gérer. J'ai tout envoyé boulé même si ça a été compliqué, j'ai enfin compris ce que c'était que de se respecter et de respecter l'autre, de terminer quelque chose en essayant de le faire correctement. 
Pourtant, même aujourd'hui, c'est un choix qui reste douloureux même si je sais à quel point il a été précieux et bénéfique,. C'était ce je devais faire. J'ai essayé de revenir bien plus tard, de voir si la situation avait évolué parce que ça me pesait beaucoup. Au final, je crois qu'on a évolué différemment, et que je n'étais plus la bienvenue puisque j'avais décidé de partir. C'est compréhensible, quand quelqu'un part, on est pas tenus de vouloir l'accueillir à nouveau, et surtout à bras ouverts. 

Je pense avoir balayé tous les aspects de ce que le CRPE a eu comme impact pour moi. Le bilan est très noir, mais c'est le mien. Allez voir chez le voisin et vous verrez peut-être des fleurs dans son jardin. Moi, je suis restée à la case départ, et j'espère que mon article pourra aussi servir à toutes celles et ceux qui ont ressenti ou ressentent tout ce que j'ai décrit. Je vous comprends, on est plein à se comprendre. Malgré tout ce que j'ai dit, je garde espoir que tout s'arrange un jour, la vie n'est pas finie. Il faut juste s'accrocher encore plus fort qu'avant, avec deux déceptions sur le dos, on avance plus difficilement, mais on peut encore avancer quand même. Je suis avec vous de tout cœur, je vous comprends. 
Je ne sais pas du tout dans le fond si cet article m'a fait du bien ou non. Peut-être qu'il va me permettre d'exorciser une partie de mes sentiments, et quels sentiments. J'attends avec impatience le jour où je pourrais définitivement être fière de moi, de ma réussite et de mon parcours. Lorsque ça arrivera, la réussite aura un goût tout autre que si j'avais tout obtenu du premier coup je suppose.


J'espère qu'on se retrouvera du côté de mon jardin fleuri un jour,
et entourez-vous bien,
Marion

Mes questions à...


Hello les amis!

J'ai une amie que je connais depuis maintenant trois ans je dirais. Une amie que je chéris beaucoup parce qu'elle a toujours été de bons conseils et parce que j'admire énormément son parcours tant professionnel que personnel. Nous nous sommes retrouvées courant du mois d'Août pour une série de photos à visée pro mais aussi personnelle. Cela faisait deux ans que je ne l'avais pas vue, et j'ai apprécié combiner ma passion à cet instant si précieux. Je partage avec vous aujourd'hui la série ainsi que l'habituelle petite interview qui vous intriguera je l'espère! 







Tu peux te présenter pour qu'on sache un peu qui tu es ?

Je suis Pauline Pancher, originaire de l'Est de la France. Après des études en communication et un voyage en Asie, j'ai décidé de créer mon entreprise pour développer mes activités autour du bien-être et du développement personnel. Ça c'est pour la partie "Ce que je fais". Concernant qui je suis, je pense être, au quotidien, une personne plutôt positive, confiante et de confiance, joyeuse, bienveillante, à l'écoute, attentive, courageuse, curieuse, dans la réflexion et l'action, équilibrée (ou tout du moins je tends à l'être le plus souvent possible :)). Je fais en sorte que mes pensées, paroles & actes soient en accord et aient un impact positif sur moi comme autour de moi le plus souvent possible (et tends à ce que ce soit tout le temps).











Question suivante: qu'est-ce qui te rend différente, ta petite particularité à toi ?


Je crois que, de base, nous sommes tous différents et uniques. A trop vouloir ressembler au moule, nous oublions notre singularité (ou plutôt nous n'apprenons pas à l'aimer et à l'accepter). Le simple fait d'être qui je suis, au fond, fait ma particularité.


Une autre, un peu vicieuse, mais donne-moi une qualité et un défaut que tu trouves évidents chez toi, parce qu'il faut apprendre à s'aimer mais aussi à être objectif ?


Tout d'abord : qu'est-ce qu'une qualité et un défaut si ce n'est un jugement que nous portons sur un trait de caractère, un comportement ? 
Si je mentionnais un point à améliorer, ce serait peut-être le fait de trop penser parfois ou d'être trop perfectionniste. Concernant un point fort, je pense au fait d'être positive et confiante, quoi qu'il arrive.  






Maintenant, dans un registre un peu plus joyeux, et avec beaucoup d'optimisme justement. Si tu gagnais une grosse somme à la loterie, tu voudrais en faire quoi ?

Rénover des lieux & régions du monde pour leur redonner vie, continuer à suivre des formations pour poursuivre le développement de mes activités, voyager tout en étant au contact des populations locales, en apprenant d'eux et en partageant avec eux ... Poursuivre ce que je fais, à savoir : agir pour un monde plus beau, respectueux, positif, responsable, confiant, joyeux, aimant et en paix.

Si on te propose de partir à l'autre bout du monde demain, est-ce que tu irais ? Tu voudrais aller où d'ailleurs?

Oui !! En ce moment, ce sont plutôt les îles qui m'attirent : La Réunion, Grèce, Corse, Nouvelle-Zélande, Bali, Polynésie Française...
Mais le Canada, la Suède, le Portugal, l'Italie m'appellent aussi :)







    Dans l'hypothèse d'une vie parfaite             Quelle est   l'invention 
    encore : ton job de rêve?                       que tu penses être la
                                                    plus utile ?
        Ce que je fais actuellement : développer mes                              
        activités autour du bien-être et du développement                        Joker.
        personnel, intervenir dans tous types d'organisations,                                
        auprès de tous les publics, en France & dans le monde.



              Fais nous part de ton talent caché, ça nous intéresse. 

                                Le chant. J'adore chanter ... Prochaine étape : chanter devant un public ! 


              Est-ce que t'as apprécié passer du temps avec moi? Si tu 
              dis non je te fouette !

                                Quelle question ! Bien sûr ! 





Ce que j'en pense? 
Comme je l'ai dit précédemment, je connais Pauline depuis quelques années. C'est une personne très inspirante. Elle m'a fait m'intéresser à divers sujets dans lesquels je ne berce pas habituellement (relaxation, yoga, énergies, alimentation). C'est une femme qui prodigue d'excellents conseils et qui sait parfaitement où elle va maintenant. C'est le genre de personnes dont vous avez réellement besoin dans votre vie, croyez-moi. 

Mes questions à....



Hello ma compagnie !

Aujourd'hui j'ai la grande chance de revenir dans cet article accompagnée d'une demoiselle particulièrement charmante sur tous les aspects. Comme à mon habitude, je l'ai repérée grâce à notre très cher groupe étudiants de Montpellier sans qui nos vies manqueraient d'un grain de folie. Elle m'a tout de suite interpellée car elle me fait énormément penser aux nanas de la période Brigitte Bardot, elle est assez naturelle avec une jolie bouche charnue typique de cette époque. Cela reste une interprétation personnelle mais c'est totalement pour cette raison que j'ai flashé sur son profil. 
A travers cette rencontre j'ai souhaité en apprendre autant sur elle qu'elle l'a voulu sur moi. Ce fut un moment exceptionnel à nouveau, empreint de rires, de gênes, et de petits tracas liés à la balade provoquée par ce shooting. Je vous laisse la découvrir au fil de mes questions qui deviennent peu à peu la marque de fabrique de mes sessions






Tu peux te présenter pour qu'on sache un peu qui tu es? 

Amélie, 20 ans (team bébé), arrivée sur Montpellier depuis peu, je suis réunionnaise Je prépare un BTS commercial en alternance. Je collectionne les tatouages, les bleus et les bourdes. 



Question suivante: qu'est-ce qui te rend différente, ta petite particularité à toi? 

J’essaie toujours d’avoir du recul sur les choses, et de travailler sur mes défauts, de rester calme.


Une autre, un peu vicieuse, mais donne moi une qualité et un défaut que tu trouves évidents chez toi, parce qu'il faut apprendre à s'aimer mais aussi à être objectif ? 

Une qualité : La générosité. 
Un défaut : Je prends tout trop à cœur.









Maintenant, dans un registre un peu plus joyeux, et avec beaucoup d'optimisme justement. Si tu gagnais une grosse somme à la loterie, tu voudrais en faire quoi?

J’achèterais une jolie maison à ma famille, avec un poulailler pour mon père et plein d’arbres pour ma mère. J’offrirais à ma sœur un pass pour la Japan Expo pour toute sa vie et forcément j’en garderais un peu pour moi, pour les folies.



Si on te propose de partir à l'autre bout du monde demain, est-ce que tu irais? Tu voudrais aller où d'ailleurs?

Eh bien non, ou en tout cas pas maintenant, j’estime avoir déjà eu la chance de beaucoup voyager dans ma vie, et j’aimerais privilégier la stabilité et le calme maintenant. Si je devais tout de même choisir une destination, j’aimerais visiter le Brésil.















Dans l'hypothèse d'une vie parfaite encore: ton job de rêve?

Petite, je voulais faire nez dans les parfums. Maintenant, j’aspire à être représentante d’une marque de cosmétiques dont je partagerai les valeurs.




Quelle est l'invention que tu penses être la plus utile ? 

L’avion, cette machine de plusieurs centaines de tonnes qui me permet de repartir sur mon île quand le manque de soleil, de famille et de piment se fait sentir.




















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Fais nous part de ton talent caché, ça nous intéresse. 

Je sais bouger mon nez comme ma sorcière bien aimée, 
les vrais auront la ref !

Est-ce que t'as apprécié passer du temps avec moi? Si tu dis non je te fouette. 

Ouep, surtout que t’as des bonnes idées parfois, comme regarder dans les plantes quand je perds mes lunettes !

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Ce que j'en pense?
Amélie m'a bien sûr tout de suite plu pour son allure. C'est principalement sur ce critère que
se base ma sélection initiale. Mais si j'ai choisi d'ouvrir cette catégorie d'articles c'est aussi pour
dépasser le physique. En rencontrant Amélie, j'ai découvert une fille intéressante, intéressée par
les autres mais aussi d'une nature assez calme et douce. Le contact s'est naturellement bien établi
entre elle et moi puisqu'elle est aussi tout particulièrement drôle je trouve.

A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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Tous les textes proviennent de Marion Fournel sauf si indiqué. Fourni par Blogger.