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Checkpoint

J'écris beaucoup moins ici parce que j'ai traité beaucoup de sujets comme ils me viennent et que je les expérimente la plupart du temps. Mes thèmes de prédilection sont étiquettés dans la catégorie répondant au doux nom de "libellés".
J'ai l'impression de tourner en rond tout simplement, d'avoir abordé beaucoup de points qui me tiennent à coeur, qui sont enracinés en moi: l'amour, l'amitié, la tolérance. Et avant tout, si je n'en parle pas ou peu, il y a bien un sujet qui rythme ce blog depuis sa création, et c'est bien entendu le partage. Je n'aborde jamais cette question parce qu'elle est simplement omniprésente. J'ai choisi un hébergeur pour moi mais aussi pour vous, pour que ceux qui le veulent puissent me suivre et échanger avec moi. J'ai d'ailleurs rencontré deux personnes grâce à cette plateforme et à mon envie de partage. L'une que je garderai à vie je l'espère et la seconde qui m'a beaucoup apporté et qui ne fait plus partie de ma vie. Je n'aurais jamais pu imaginer à quel point cet acte anodin aurait pu m'offrir autant de bénéfices. Rien n'a jamais été mauvais à propos de ce blog. Je n'ai toujours récolté que les fruits sains et non les pourris. C'est un support qui m'a permis de me délester de beaucoup de mes malheurs, s'il ne les a pas soignés, il m'a grandement aidée à grandir. En composant je m'écris aussi, j'écris mon évolution, mes choix et mes maux. Finalement, ce blog est un beau carnet de voyage d'une période de mon existence.
J'ai peur d'être rébarbative lorsque j'écris des articles, de me répéter. Mais c'est en rédigeant comme on dit "au feeling" que je me rends compte que lorsque je me suis lancée ici, je voulais juste me délester de quelque chose: débat, problème etc. Si j'ai choisi de m'exposer à une audience, c'est avant tout mon territoire, celui que je peux modéliser comme bon me semble, celui qui peut accueillir tout ce que je veux lui donner. Encore une fois, tout le paragraphe précédent n'a rien à voir avec là où je voulais en venir au départ. Mais si vous me suivez depuis un moment, vous savez à quel point j'aime dévier.
Aujourd'hui, j'avais envie de parler de l'âge adulte et de la dépendance. Pas de THC ou ce genre de délire là, pas ma came. Je mets un point d'honneur à faire des bilans à certaines périodes de ma vie. J'ai remarqué qu'elle était très segmentée. Pour faire cliché, j'ai fermé pas mal de chapitres mais pas le livre entier. En fait, je compose un bouquin qui m'appartient et je vous en communique quelques pages. J'espère que je vous donne envie de m'acheter, sinon je vais faire faillite. Trêve de plaisanteries. Chaque étape de ma vie me fait constater à quel point je me construis à travers elle. J'essaie d'en cueillir tous les bénéfices possibles car peu importe ce que l'expérience m'apporte - bon ou mauvais - il s'agit soit d'un bon souvenir soit d'une leçon. C'est aussi comme ça qu'on se construit selon moi. Arriver à tirer du positif des claques dans la gueule que l'on se prend, je crois que c'est bien le plus difficile dans l'exercice. Ca demande beaucoup de maturité que je n'ai toujours pas parfois et que je n'aurais probablement jamais à propos de certaines situations, mais j'y travaille. J'ai tiré des leçons de ce que j'ai vécu et j'essaie de ne pas reproduire les mêmes erreurs et de savoir ce qui me correspond le mieux. Je suis super fière parce que j'arrive à ne pas me mettre deux fois dans une situation fort incommodante, j'arrive à lutter contre mon cerveau qui me réclame de faire des trucs débiles parfois, de prendre les mauvaises décisions. Mais une fois pas deux, j'arrive à mettre le holà. C'est aussi à des petites choses aussi banales que ça que je sais que j'avance à petits pas et que je retiens bien les enseignements que la vie m'a inculquée. Je crois aussi qu'elle essaie de m'apprendre à ne plus dépendre des autres et qu'elle sait que c'est une des batailles que je veux gagner. Si vous avez suivi certains articles, peut-être que vous savez à quel point je me suis retrouvée démunie en perdant des gens dans mon entourage, peu importe la nature de la relation. J'ai toujours eu beaucoup de mal à m'en remettre. Je crois définitivement que la passion qui m'anime lorsque je fais quoi que ce soit est vraiment dévastatrice chez moi. Je n'arrive pas à un point de régulation: c'est tout ou rien. Malheureusement ce "tout" finit par se transformer en cauchemar quand les gens me quittent de manière impromptue. Avec le temps j'ai appris à beaucoup plus me faire confiance et à énormément compter sur moi, ce dont j'étais incapable quelques années en arrière. J'ai compris que les gens s'en allaient et que je devais m'aimer et me faire confiance parce que j'étais la seule qui allait rester quoi qu'il puisse advenir. C'est con mais vous êtes la seule personne à supporter et qui va vous supporter toute votre vie, alors autant vous aimer assez fort pour savoir vous faire grandir seul.
Je crois définitivement que je suis amoureuse des autres. C'est assez bizarre à écrire, j'ai beau jurer à chaque fois qu'on ne m'y reprendra plus je replonge de plus belle quelques temps après. Je suis éprise des relations humaines, des échanges qu'on peut avoir jusqu'à des heures imaginables en pensant refaire le monde, à créer des animaux hybrides en ayant des conversations complètement barrées. Puis aller boire des chocolats chauds en hiver ou en été, faire des soirées pyjama, bosser ensemble. Pour moi, autrui fait partie de mon ADN sans qu'il soit fondamentalement inscrit où que ce soit dans mon génome. J'ai toujours adoré faire des rencontres, découvrir des choses sur la personne, discuter pendant des heures, pouvoir tout dire, me dévoiler. Je trouve ça fascinant. Je crois que c'est ce qui me rend profondément dépendante des autres, c'est parce que j'adore explorer la multiplicité du Monde. Est-ce que vous vous rendez compte qu'on est des milliards et que chaque individu possède des caractéristiques et une histoire différente? Ca me passionne.
Malgré cette multiplicité qui me fascine tant, je crois que je me suis perdue dans les autres. J'en ai souvent oublié mes propres désirs et l'exploration de qui j'étais. C'est bon de partager mais il ne faut pas s'oublier, et c'est ce qui m'arrive quasiment toujours. Alors pour plus tard, il faudra que j'apprenne à m'atteler à cette tâche. Je vous tiendrai au courant de la réussite - ou non - de cet exercice.





Ca m'a fait du bien de vous retrouver,                
Marion       

Parfois une image vaut 1000 mots


Hello les gars!
Aujourd'hui je reviens avec un article cent pour cent photographique puisque l'inspiration me revient de temps à autre. Et hier c'était le cas aux côtés de ma très bonne amie Valentine. Je vous laisse avec les photos et vous fait de gros bisous !







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Et j'ai promis que j'irais mieux

Pas de bonjour deux fois dans la même journée, je reste persuadée que ça va me porter malheur.

Depuis seulement deux jours, j'ai décidé que je devais aller bien. Depuis quelques mois, je passe mon temps à ruminer ma rancœur, ma tristesse, ma colère, mon désarroi. Je ne m'attaque pas à la joie de vivre, à la rigolade, non. Je m'étais focalisée sur des sentiments destructeurs qui avaient tendance à me bouffer moi, tout entière. Puis un beau jour, la goutte de trop a fait déborder le vase. Pourquoi est-ce que je me pourris éternellement la vie avec mon ressassement ? La tristesse et la colère sont deux sentiments qui ont été omniprésents depuis Janvier dans ma vie. Tantôt l'un, tantôt l'autre venait me visiter. Si je vivais de brefs instants de rire et de joie partagés avec mes plus proches amis, il n'en reste pas moins qu'en rentrant chez moi, je me délitais bien souvent et j'ôtais un masque bien trop lourd à porter. Et comme vous vous en doutez sûrement, il apparaît plutôt difficile d'être entouré h24, d'une heure après le lever jusqu'à celle de dormir. Je devais donc faire face, seule, à tout ce qui m'entourait et tous les soucis qui étaient miens à cette période-là. Le problème, c'est que bien souvent, que ce soit conscient ou non, on a tendance à s'enliser dans le mal-être et les inquiétudes diverses. C'est ce que j'ai fait, en m'en rendant compte par coups d'éclat. Je souffrais sans avoir la force de me retirer cette "épine du pied", j'étais en quelque sorte trop faible mentalement pour prendre quelque décision que ce soit. Et j'avais l'impression que la situation était inextricable. Comme un piège à loup qui se refermait inlassablement sur moi, même après quelques moments agréables. Sauf que, chers amis, parfois il n'est pas bien compliqué de trouver d'où vient réellement le problème et de l'éradiquer POUR TOUJOURS. Si vous avez le moral à zéro, que vous broyez du noir, je suis presque sûre que vous êtes capables d'en trouver la cause même. Et pourquoi n'agissez-vous pas? Probablement parce que vous vous retrouvez dans la posture qui a été mienne pendant très longtemps. Sauf qu'un jour vous trouverez la force. Lorsqu'on me disait de me bouger et de réagir, j’acquiesçais d'une oreille distraite, je n'étais pas réellement prête à passer à autre chose. Vos amis sont précieux, ne les rejetez-pas si vous êtes momentanément révoltés, parce que certaines fois ils se lasseront et ne reviendront jamais. Dîtes-leur simplement que vous n'êtes pas prêt/e. Votre entourage pourra vous aider à passer outre la grande position d'inconfort dans laquelle vous vous trouvez. Cependant, et ce message est pour eux: vous êtes merveilleux, mais votre aide n'est pas utile si votre interlocuteur n'a pas eu le déclic nécessaire. On m'a souvent répété d'arrêter de m'entêter dans une histoire qui me brisait et n'aurait ni début ni fin finalement. J'écoutais, mais j'ai "persévéré" si je puis dire. J'ai fait fi de tous les précieux conseils de mes amis, même s'il n'en reste pas moins que je les ai retenus et écoutés. Mais j'ai choisi ma propre voie, celle qui m'a rendue malheureuse. Cependant, un beau jour j'ai craqué et j'ai décidé que je ne voulais pas de cette vie, que j'étais une nana d'1m70 de conneries, de bonne humeur, j'ai décidé que j'aimais la vie et que je ne me comprenais plus. Et c'est ça, cette chose, que j'appelle le "déclic". Il arrive un jour où vous ne pouvez plus supporter une situation, qu'il y a un acte de trop, une parole supplémentaire qui vous fait débloquer. A force de supporter beaucoup, vient le jour où vous allez dire stop. Certains l'exprimeront de manière violente, alors qu'ils sont usuellement des gens calmes. D'autres, s'ils ne pleurent jamais, vont se mettre à déverser leur liquide lacrymal dans des vases. Et il y a un nombre infini de possibilités telles que celles-ci. Je ne suis pas quelqu'un qui pleure, même lorsque je le veux. Il est arrivé un point où j'étais tellement triste et révoltée que lorsque je le voulais, tout restait coincé et je ne parvenais pas à extérioriser alors que tout ce que j'aurais voulu c'était bien pleurer. Mais lorsque la machine est enclenchée, ça fait vraiment du bien. C'est une sensation sans pareille, comme si on vous ôtait un poids. Pour moi, ça a été également le signe que j'étais prête à passer à autre chose, à me libérer une bonne fois pour toutes de ma peine et de mon ressentiment. Je me suis servie de ce moment comme d'un levier pour débloquer toutes mes peines et les soigner. On ne peut décidément pas agir comme si les mauvais moments de notre vie n'avaient pas existé. Ca s'appelle du déni. Et le déni va vous bouffer tout/e crû/e. C'est en repoussant tout le mal-être de notre existence qu'il va mieux nous revenir en pleine gueule lorsqu'on s'y attendra le moins. Il faut donc arriver à un certain moment et être prêt/e, accepter de se soigner. Quand je dis ça, je n'entends pas nécessairement par l'aide médico-psychologique. Il faut d'abord accepter d'en parler ouvertement, pour banaliser la chose et permettre de s'en affranchir. En parler, c'est l'accepter, c'est accepter de vivre avec. Et surtout, accepter d'avancer dans sa vie, de prendre un nouveau départ. Pour se soigner, il existe autant de manières que de personnes. Choisissez bien votre entourage si vous voyez que ce n'est pas déjà le cas. Ce sont ceux qui font partie de votre cercle qui vont contribuer à ce que vous empruntiez la bonne voie. Même si vous êtes la seule personne à pouvoir décider de la vie que vous voulez mener, parfois les conseils sont les bienvenus. Après avoir fait tout cela, tout ira nettement mieux déjà. Personnellement, c'est en acceptant que tout n'ait pas été rose dans ma vie ces derniers-temps que j'ai pu rebondir. J'ai mis beaucoup de temps, même si ça peut sembler peu pour certains. Mais aujourd'hui j'ai décidé d'être heureuse. Le fait d'avoir vécu une épreuve qui m'a fragilisée n'est pas simple. Pourtant, j'ai décidé de prendre tout cela comme une expérience. C'est grâce à cette situation d'inconfort extrême que je peux être ok avec moi-même et pouvoir mener une vie en paix avec les autres. Lorsque vous entretenez de la rancœur envers quelqu'un, elle va se répercuter sur votre entourage, et sur ceux qui en feront sûrement partie plus tard. Apprenez à être bien avec vous-même avant de vouloir vous engager dans une relation, quelle qu'elle soit, avec les autres. J'ai longtemps pensé que je devais me servir de l'autre, surtout en amour, pour panser mes blessures et pour pouvoir penser positivement. Inconsciemment, cette situation dure depuis près d'un an maintenant. Et je me suis rendue compte de mon erreur il y a moins d'une semaine. Je sais, c'est énorme. Mais le déclic l'a été, lui aussi. J'ai enfin compris que c'était moi que je devais soigner, par moi-même. J'ai enfin compris que j'étais maîtresse de mes émotions également et que je devais gérer mes problèmes seule et arrêter de me cacher derrière les autres. J'ai enfin compris que l'autre n'était pas une distraction qui avait pour but de me faire oublier ma situation et mes sentiments. Aujourd'hui j'ai dit "Pause" et c'est ainsi que je vais apprendre à construire qui je suis, et ce sans l'aide de personne. Ayant compris cela, je me rends compte que depuis presque une semaine, j'ai eu une révélation et que je me sens bien mieux. 


Les autres nous jugent, nous brisent, nous aident parfois, tendent la main. Mais n'oubliez jamais que la seule personne avec qui vous allez passer votre vie, c'est bien vous-même.


L'article est très long, je le sais. Mais c'est aujourd'hui que j'ai décidé d'exorciser cette période de ma vie, et j'en avais besoin. C'est probablement une des meilleures décisions que j'ai prises depuis un moment. 

Bien à vous,
Marion 

Comme une ode à quelque chose de bien

Salut ma compagnieeeee!


Aujourd'hui j'écris poussée par un vent nouveau, un vent peace and love rempli de bonne humeur que rien ne peut ébranler pour le moment. Dans l'article précédent, j'avais énoncé ce que je souhaitais accomplir lors de ma vingtième année, une sorte de lettre ouverte à moi moi 2016-2017. J'ai été amenée à prendre une décision qui traînait depuis un certain moment, celle qui a ruiné mon moral pendant de longs mois durant d'ailleurs. J'ai enfin réussi à me décider et je crois que je me suis engagée sur la bonne voie (si tant est que celle-ci existe, mais enfin!). C'est d'un pied serein que j'avancerai désormais dans ma vie et j'envisage mon avenir sous de radieux jours. Vous savez, parfois on croît qu'une décision est la bonne, mais sous la contrainte, on se retrouve à devoir en changer. Et c'est ainsi qu'on prend toute la mesure de la situation, et qu'on en conclut que la contrainte a bien fait les choses dans le fond. Même si j'ai dû me séparer de quelque chose, je me dis que tout est bien mieux ainsi et que je suis prête à vivre à fond ma vie. Je suis plus qu'heureuse
Alors si vous aussi vous êtes dans l'impasse, croyez-moi sur parole, ça viendra. Souvent on se retrouve au pied du mur, à cause de nous-même ou bien encore des autres. Mais ce que ces situations nous apprennent c'est qu'elles se transforment en expérience. Aujourd'hui vous pleurez et demain vous vous relèverez encore plus fort que la veille. Totalement cliché, but what doesn't kill you makes you stronger. Prenez la décision qui vous paraît la plus juste et si elle s'avère ne pas convenir à ce que vous vouliez, faîtes bouger les choses. La seule personne capable de mettre les choses en mouvement et de vous faire évoluer, c'est bien vous-même. Prenez le temps de vous reposer sur vos lauriers mais ne perdez jamais de vue vos principaux objectifs, parce que quand on les atteint, on atteint également une sérénité qui n'a aucun prix.
Grâce à toute cette joie mobilisée par un rien-du-tout, je vais éviter d'écrire des billets de dépressive, j'ai même carrément envie d'aborder des thèmes un peu comiques, comme je l'avais fait précédemment lors de l'écriture de ce billet sur les couples. C'est toujours un plaisir d'essayer de vous faire rire comme moi j'aimerai rire, donc je pense m'atteler à la tâche quand j'aurais un peu de temps. Il va falloir également que je réfléchisse à quelques sujets qui seraient intéressants à l'étude. D'ailleurs, si vous avez des idées, je suis plus que preneuse et vous en remercie d'avance! 
Je n'ai pas l'envie d'en écrire plus que ce qu'il n'en faut pour rester vraie et entière avec vous. Ce blog est le reflet de ma vie et de mes sentiments, mes joies comme mes peines sont couchées noir sur blanc. Je partage avec vous, et c'est un des éléments dans ma vie qui me ravissent, parce qu'écrire fait partie de mes passe-temps, j'aime beaucoup ça mais je hais les codes qui sont imposés lorsqu'il s'agît de rédaction. J'aime être libre et disposer de mon propre espace, c'est comme chez moi ici. Je vous délaisse si l'inspiration me manque, et je viens taper sur mon clavier quand j'en ai extrêmement envie. Jamais je ne m'efforcerai d'écrire un billet si l'envie me fuit. Je n'abandonne pas non plus ma plus grande passion, mon grand amour, la photographie. Mais j'ai tendance à avoir moins de projets l'été (que ça soit avec mes amis ou justement en terme général) puisque je le passe avec ma famille, loin de Montpellier. 

Je vous love tous
Marion

A quand vivre pour soi?

Chalut (<--- salut de beauf spotted, bref c'est les vacances)


Parfois on est confrontés à des décisions plutôt difficiles à prendre, qui changent un peu du classique "Je prends une baguette Tradition ou une sésame ?". Vu que je reste une terrienne lambda (j'me suis juste inscrite sur Blogger en ouvrant un site disons, ce que 99% des gens sont à même de faire), ce genre de petits tracas fait partie de ma vie. Me confrontant actuellement à un choix qui ne regarde que moi, je me rends pourtant compte que les autres, cet autrui, influence bien plus ma vie qu'il ne le devrait. Il convient de respecter les conventions durant notre existence en société (du moins si on a décidé de ne pas s'ostraciser, certains ont sauté le pas), de respecter certains codes autres que ceux dont j'avais déjà évoqué l'existence précédemment. Cependant, parfois il ne s'agit que de nous, que de notre simple vie et on se rend compte que les autres prennent vivement part à celle-ci. J'essaierai de ne pas trop parler en terme général, plus en mon nom et en celui de ceux qui se reconnaîtront parmi ce que j'écris aujourd'hui, puisque tout le monde n'est pas aussi concerné par cette affaire que moi-même. J'ai l'impression d'être conditionnée par les autres et par leur regard qui reste très important malgré le fait que j'essaie de m'en défaire depuis des années maintenant. Même lorsque je me dois d'avancer dans ma propre vie, de faire mes choix et de bâtir mon avenir, je réalise que je reste indécise à cause de ce qui pourrait se passer plus tard. Le destin ne me fait pas peur puisqu'il fait partie intégrante du long chemin que nous menons depuis la naissance jusqu'à a fin. Certains ont peur du futur dans la mesure où cela revient à se confronter à un monde empli d'inconnu, de nouvelles personnes et probablement de certaines opportunités comme d'autant de déceptions. Je n'appartiens pas à la catégorie d'individus qui sont effrayés par tout ce monde étranger. Justement, je l'accueillerai avec positivisme et enthousiasme quand le moment sera venu.
Pour changer, là n'est pas la question. Celle-ci relève plutôt du: à quand vais-je arrêter de penser/vivre pour les autres et me décider à mener une barque qui n'appartient qu'à moi? Je me suis auto conditionnée, à vivre par le regard des autres, à constamment m'interroger sur leur ressenti à propos de telle ou de telle action que j'ai pu avoir, et maintenant j'en ai plein mon cul les amis (vous connaissez mon amour pour la vulgarité, autant que celui que je porte à mon clavier ainsi qu'à ce blog). J'en ai tout simplement assez de ne pas arriver à me libérer d'un carcan qui n'est pas moi, qui ne me ressemble pas, de devoir coller à des idéaux dont je me fous éperdument. J'ai envie d'être moi en toutes circonstances, c'est  notamment pour cette raison que j'ai évacué des personnes de ma route, qui s'assimilaient plus à des obstacles, des boulets à la cheville, des trous dans ma bouée, ou peu importe l'image que vous voulez avoir en tête. Je n'ai pas pour but d'avancer plus vite que les autres, d'être exemplaire, de ressembler le plus possible au modèle familial pavillon avec jardin. J'ai juste envie d'être moi aujourd'hui. J'ai envie d'aller me faire percer le nez demain si je sens que je serais moi comme ça, peu importe si ça déplaît à mes aïeux. Si j'ai envie de finir à l'hospice avec plein de tatouages partout sur le corps, je ne m'en priverais pas. Mais il est des choix un peu plus compliqués que j'ai peur de ne pas assumer, dont j'ai peur qu'ils ne brouillent un certain équilibre dans ma vie, et c'est justement ce regard porté sur moi par autrui qui m'empêche d'être heureuse, ou du moins d'essayer de l'être. Je me bloque moi-même parce que je sais que des normes sociales existent et qu'elles conditionnent qui nous sommes, et nous privent parfois de qui nous aimeront être. Et c'est très pesant de temps à autre. Voire des mois durant ah ah. Ceci étant dit, je n'ai absolument aucune idée de ce que je pourrais écrire d'autre, j'en avais seulement besoin, et ça faisait longtemps que je ne m'étais appesantie sur aucun sujet sur Blogger.


Des bisous,
Marion

Papa, Maman, ça veut dire quoi "la réussite" ?

Salut ma compagnie!


Entretenant des écrits personnels pour coucher mes sauts d'humeur du moment dans un petit cahier, je vous ai un peu délaissés! Mais jamais je ne reviendrais sans la motivation nécessaire et l'envie, ce qui décrédibiliserait mon blog et laisserait l'essence de celui-ci même bafouée. 

Ca y est, on a atteint une période charnière de l'année les enfants. Vous, mes chers petits bacheliers, vous vous apprêtez à foncer dans les salles de vos bâtiments préférés une dernière fois vous l'espérez. Vous vous sentez comme des condamnés à mort, n'ayant pas encore ouvert vos cahiers pour certains, tandis que d'autres cravachent depuis le début de l'année sans relâche. N'ayez crainte, c'est plus tard que vous allez trembler ahahahahahah! En réalité, vous allez tous y arriver, et au pire des cas, une deuxième chance vous est proposée.
A nous, camarades étudiants! Toute l'année on s'est échinés à travailler comme des malades à Ramon Llull ou toute autre BU dont je ne connais ni le nom ni le lieu, si ce n'est Emile Zola, ma très chère. Je m'excuse de ne t'avoir visitée qu'une seule fois, et ce fut au cours de l'an dernier. Moins je te vois, mieux je me porte. Bien que j'apprécie ton architecture et tes larges vitres qui laissent filtrer la lumière, tu me baignes dans un climat de travail que je fuis comme la peste! Désolée ma grande.
Paul Valéry et ses résultats qui traînent auront ma peau, toujours à deux doigts de savoir si j'aurais le Graal, le petit dix qui offre un laisser-passer pour l'avenir (le futur qui se limite à l'année prochaine tout au plus). On est là, on pianote sur MonUpv comme des psychopathes pour aller voir si on a bel et bien cette année ou si on va devoir aller s'entasser dans une préfa qui sent la transpi dans deux semaines tout au plus. On se met à faire des calculs déments en évoquant tous les cas de figure possibles, parfois on s'arrache les cheveux et parfois on souffle. Puis, parfois, on fait les deux l'un à la suite de l'autre.
Nous en chillance après les exams

Et tout ça pour quoi?


Parce que, finalement, on vise tous plus ou moins un but. on a des projets d'avenir plein la tête. Pour se faire, on cause "réussite", "résultats", "concours" etc etc... C'est une pression qui émerge dès le plus bas niveau de l'Education Nationale. Déjà tout petit, on nous parle du fait qu'il faille réussir, aller au bout de ce que l'on peut faire. Parfois même les parents nous disent d'écraser les autres. Tout dépend de votre cas. Mais dès le plus jeune âge, il semble primordial de devoir exceller afin de pouvoir s'assurer un avenir radieux.
Je ne suis pas une carriériste. Je fais partie de ceux qui veulent accomplir beaucoup de choses mais en passant par différents chemins. Certains naissent et grandissent tout au long de leur existence avec le désir d'exercer un seul et unique métier. Ils veulent également établir des performances remarquables au travail, être le/la meilleur/e et par conséquent se mettent une pression immense. Evidemment, je n'évoque pas tous les cas qui puissent exister sinon j'en aurais pour des années, mais je suppose que l'exemple est compréhensible. A l'inverse, je fais des études, certes, mais je ne compte pas rester assise à mon bureau d'institutrice (si j'y parviens, déjà) toute ma vie. J'ai envie de changement, faire des études durant cinq ans n'est pas une entrave pour moi. Même si je dois les laisser de côté pour partir faire une formation de décoratrice d'intérieur, je foncerais tête baissée. Je me lasse relativement rapidement de tout ce que je peux construire ou de tout ce qui m'entoure: les lieux, les endroits (un peu moins), et surtout les relations humaines (surtout amoureuses en fait). Je peux m'attacher très facilement aux éléments, de manière très forte puis les délaisser le jour où j'ai un déclic et que mon cerveau a décidé de s'en séparer. Je divague encore une fois.
Pour en revenir à cette histoire de parcours scolaire, puis professionnel, je ne me vois pas emprunter une seule et même voie ad vitam aeternam. Et c'est le pourquoi du comment du titre de mon article. Disons que j'ai beaucoup tourné et retourné le mot "réussite" dans ma tête, j'en ai discuté avec certaines têtes et je crois que c'est un concept universel officiellement mais qui est polysémique officieusement. Pour avancer, il faut envisager le fait que la réussite ne soit pas conçue pareillement partout. Pour certains, l'achèvement d'une vie, c'est d'avoir fondé une grande et belle famille, pour d'autres cela en fait partie, puis il y a ceux qui ne veulent pas d'enfants et se sentent parfaitement en accord avec leur idée. La réussite est avant tout une notion personnelle. Si vous pensez qu'à la fin de votre vie, vous serez heureux en ayant vendu des meubles en carton, en ayant travaillé à l'étranger, en ayant eu 60 enfants et tout autant de petits enfants, en ayant sauvé des vies, et bien sachez que c'est dans votre droit. Il faut aussi rappeler que la réussite ne passe pas nécessairement (que) par la voie professionnelle. Pour certaines personnes c'est secondaire, elles n'ont pas réellement besoin de bosser pour être épanouies.
Je suis d'avis de dire que le boulot permet d'assurer un avenir, promet de nous faire gagner de quoi accomplir nos rêves les plus fous, nous permet d'aller voir le Monde ou encore d'aller dormir dans une bulle dans la forêt pendant une semaine si on le désire. Le travail est important pour moi, mais la réussite personnelle ne passe que peu par celui-ci. Si je me retrouve bel et bien devant les enfants de demain plus tard et que je dois leur enseigner les bases, je serais très fière. Fière d'avoir mené mes études à bien, d'avoir obtenu ma licence ainsi que mon concours dans une académie très demandée. Cependant, je souhaite faire autre chose. Soit en complément, soit plus tard quand je serais lassée parce que je pense l'être un jour.
La réussite, pour moi, ce serait de pouvoir visiter les endroits que j'ai en tête depuis longtemps ou depuis peu. Comme vous l'avez compris, j'ai de plus en plus cette envie de balader ma paire de baskets préférée partout dans l'hémisphère Nord tout comme l'hémisphère Sud. Je pense que c'était en moi il y a bien longtemps déjà mais que mes fréquentations ne m'aident pas tellement à désirer rester en place. J'ai toujours peur de me jeter dans le grand bain, soit vivre à l'étranger, mais rien ne m'empêche de me balader autant de temps que je le veux un peu partout (hormis l'argent, sûrement...). Même les relations que j'entretiens avec les personnes que je connais ne m'en empêcheront jamais. Si votre entourage vous aime, il vous poussera. S'il ne réagit pas, il s'en fout. Alors pourquoi hésiter... En fait, ma conception de la réussite actuellement passe par mon besoin constant de partir. Mais pas seule. C'est mon idéal présentement. Plus tard, comme beaucoup de personnes -mais pas toutes, non non- il s'agira de fonder une famille, mais bien plus tard alors. Si je ne pouvais pas avoir d'enfants je ne m'en remettrais pas puisque je les adore et puis... Il s'agit un peu de la chair de votre chair. C'est un peu curieux de rencontrer l'être qui vous ressemble le plus au Monde je suppose.


Pour moi, la réussite c'est ça.

Si vous pensez que le schéma que vous poursuivez dans votre tête n'est pas contenu dans la norme que vous devriez poursuivre, oubliez la norme. Il y a autant de personnes sur terre qu'il y a de parcours et il n'y a pas d'exemple universel. Énormément de gens ont réussi dans la vie, on nous met souvent devant les yeux les gloires personnelles de certains. Cependant, si elles restent toutes louables, il n'y en a aucune qu'on soit tenus de suivre. C'est à vous de poursuivre la voie que vous avez choisi pour vous, qu'elle soit semblable à celle de quelqu'un ou bien qu'elle ne rentre pas dans la susdite norme sociétale. Si vous désirez vivre en ermite, faire le tour du Monde en vélo, partir en Antarctique, sauver la flore des îles, mais allez-y. Ca sera votre réussite et il n'y a que vous qui puissiez ressentir votre propre bonheur et admirer avec fierté votre parcours, malgré tous les plébiscites que vous pourriez accueillir à l'arrivée.

Et pour vous, c'est quoi la réussite? 

Répondez-moi en commentaire ou alors vous pouvez tweeter ça avec le hashtag #PourMoiLaReussiteCest , je suis curieuse de voir comment vous envisagez la votre.


Des bisous, comme toujours,
Marion

A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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Tous les textes proviennent de Marion Fournel sauf si indiqué. Fourni par Blogger.