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Mes questions à...


Hello les amis!

J'ai une amie que je connais depuis maintenant trois ans je dirais. Une amie que je chéris beaucoup parce qu'elle a toujours été de bons conseils et parce que j'admire énormément son parcours tant professionnel que personnel. Nous nous sommes retrouvées courant du mois d'Août pour une série de photos à visée pro mais aussi personnelle. Cela faisait deux ans que je ne l'avais pas vue, et j'ai apprécié combiner ma passion à cet instant si précieux. Je partage avec vous aujourd'hui la série ainsi que l'habituelle petite interview qui vous intriguera je l'espère! 







Tu peux te présenter pour qu'on sache un peu qui tu es ?

Je suis Pauline Pancher, originaire de l'Est de la France. Après des études en communication et un voyage en Asie, j'ai décidé de créer mon entreprise pour développer mes activités autour du bien-être et du développement personnel. Ça c'est pour la partie "Ce que je fais". Concernant qui je suis, je pense être, au quotidien, une personne plutôt positive, confiante et de confiance, joyeuse, bienveillante, à l'écoute, attentive, courageuse, curieuse, dans la réflexion et l'action, équilibrée (ou tout du moins je tends à l'être le plus souvent possible :)). Je fais en sorte que mes pensées, paroles & actes soient en accord et aient un impact positif sur moi comme autour de moi le plus souvent possible (et tends à ce que ce soit tout le temps).











Question suivante: qu'est-ce qui te rend différente, ta petite particularité à toi ?


Je crois que, de base, nous sommes tous différents et uniques. A trop vouloir ressembler au moule, nous oublions notre singularité (ou plutôt nous n'apprenons pas à l'aimer et à l'accepter). Le simple fait d'être qui je suis, au fond, fait ma particularité.


Une autre, un peu vicieuse, mais donne-moi une qualité et un défaut que tu trouves évidents chez toi, parce qu'il faut apprendre à s'aimer mais aussi à être objectif ?


Tout d'abord : qu'est-ce qu'une qualité et un défaut si ce n'est un jugement que nous portons sur un trait de caractère, un comportement ? 
Si je mentionnais un point à améliorer, ce serait peut-être le fait de trop penser parfois ou d'être trop perfectionniste. Concernant un point fort, je pense au fait d'être positive et confiante, quoi qu'il arrive.  






Maintenant, dans un registre un peu plus joyeux, et avec beaucoup d'optimisme justement. Si tu gagnais une grosse somme à la loterie, tu voudrais en faire quoi ?

Rénover des lieux & régions du monde pour leur redonner vie, continuer à suivre des formations pour poursuivre le développement de mes activités, voyager tout en étant au contact des populations locales, en apprenant d'eux et en partageant avec eux ... Poursuivre ce que je fais, à savoir : agir pour un monde plus beau, respectueux, positif, responsable, confiant, joyeux, aimant et en paix.

Si on te propose de partir à l'autre bout du monde demain, est-ce que tu irais ? Tu voudrais aller où d'ailleurs?

Oui !! En ce moment, ce sont plutôt les îles qui m'attirent : La Réunion, Grèce, Corse, Nouvelle-Zélande, Bali, Polynésie Française...
Mais le Canada, la Suède, le Portugal, l'Italie m'appellent aussi :)







    Dans l'hypothèse d'une vie parfaite             Quelle est   l'invention 
    encore : ton job de rêve?                       que tu penses être la
                                                    plus utile ?
        Ce que je fais actuellement : développer mes                              
        activités autour du bien-être et du développement                        Joker.
        personnel, intervenir dans tous types d'organisations,                                
        auprès de tous les publics, en France & dans le monde.



              Fais nous part de ton talent caché, ça nous intéresse. 

                                Le chant. J'adore chanter ... Prochaine étape : chanter devant un public ! 


              Est-ce que t'as apprécié passer du temps avec moi? Si tu 
              dis non je te fouette !

                                Quelle question ! Bien sûr ! 





Ce que j'en pense? 
Comme je l'ai dit précédemment, je connais Pauline depuis quelques années. C'est une personne très inspirante. Elle m'a fait m'intéresser à divers sujets dans lesquels je ne berce pas habituellement (relaxation, yoga, énergies, alimentation). C'est une femme qui prodigue d'excellents conseils et qui sait parfaitement où elle va maintenant. C'est le genre de personnes dont vous avez réellement besoin dans votre vie, croyez-moi. 

Checkpoint

J'écris beaucoup moins ici parce que j'ai traité beaucoup de sujets comme ils me viennent et que je les expérimente la plupart du temps. Mes thèmes de prédilection sont étiquettés dans la catégorie répondant au doux nom de "libellés".
J'ai l'impression de tourner en rond tout simplement, d'avoir abordé beaucoup de points qui me tiennent à coeur, qui sont enracinés en moi: l'amour, l'amitié, la tolérance. Et avant tout, si je n'en parle pas ou peu, il y a bien un sujet qui rythme ce blog depuis sa création, et c'est bien entendu le partage. Je n'aborde jamais cette question parce qu'elle est simplement omniprésente. J'ai choisi un hébergeur pour moi mais aussi pour vous, pour que ceux qui le veulent puissent me suivre et échanger avec moi. J'ai d'ailleurs rencontré deux personnes grâce à cette plateforme et à mon envie de partage. L'une que je garderai à vie je l'espère et la seconde qui m'a beaucoup apporté et qui ne fait plus partie de ma vie. Je n'aurais jamais pu imaginer à quel point cet acte anodin aurait pu m'offrir autant de bénéfices. Rien n'a jamais été mauvais à propos de ce blog. Je n'ai toujours récolté que les fruits sains et non les pourris. C'est un support qui m'a permis de me délester de beaucoup de mes malheurs, s'il ne les a pas soignés, il m'a grandement aidée à grandir. En composant je m'écris aussi, j'écris mon évolution, mes choix et mes maux. Finalement, ce blog est un beau carnet de voyage d'une période de mon existence.
J'ai peur d'être rébarbative lorsque j'écris des articles, de me répéter. Mais c'est en rédigeant comme on dit "au feeling" que je me rends compte que lorsque je me suis lancée ici, je voulais juste me délester de quelque chose: débat, problème etc. Si j'ai choisi de m'exposer à une audience, c'est avant tout mon territoire, celui que je peux modéliser comme bon me semble, celui qui peut accueillir tout ce que je veux lui donner. Encore une fois, tout le paragraphe précédent n'a rien à voir avec là où je voulais en venir au départ. Mais si vous me suivez depuis un moment, vous savez à quel point j'aime dévier.
Aujourd'hui, j'avais envie de parler de l'âge adulte et de la dépendance. Pas de THC ou ce genre de délire là, pas ma came. Je mets un point d'honneur à faire des bilans à certaines périodes de ma vie. J'ai remarqué qu'elle était très segmentée. Pour faire cliché, j'ai fermé pas mal de chapitres mais pas le livre entier. En fait, je compose un bouquin qui m'appartient et je vous en communique quelques pages. J'espère que je vous donne envie de m'acheter, sinon je vais faire faillite. Trêve de plaisanteries. Chaque étape de ma vie me fait constater à quel point je me construis à travers elle. J'essaie d'en cueillir tous les bénéfices possibles car peu importe ce que l'expérience m'apporte - bon ou mauvais - il s'agit soit d'un bon souvenir soit d'une leçon. C'est aussi comme ça qu'on se construit selon moi. Arriver à tirer du positif des claques dans la gueule que l'on se prend, je crois que c'est bien le plus difficile dans l'exercice. Ca demande beaucoup de maturité que je n'ai toujours pas parfois et que je n'aurais probablement jamais à propos de certaines situations, mais j'y travaille. J'ai tiré des leçons de ce que j'ai vécu et j'essaie de ne pas reproduire les mêmes erreurs et de savoir ce qui me correspond le mieux. Je suis super fière parce que j'arrive à ne pas me mettre deux fois dans une situation fort incommodante, j'arrive à lutter contre mon cerveau qui me réclame de faire des trucs débiles parfois, de prendre les mauvaises décisions. Mais une fois pas deux, j'arrive à mettre le holà. C'est aussi à des petites choses aussi banales que ça que je sais que j'avance à petits pas et que je retiens bien les enseignements que la vie m'a inculquée. Je crois aussi qu'elle essaie de m'apprendre à ne plus dépendre des autres et qu'elle sait que c'est une des batailles que je veux gagner. Si vous avez suivi certains articles, peut-être que vous savez à quel point je me suis retrouvée démunie en perdant des gens dans mon entourage, peu importe la nature de la relation. J'ai toujours eu beaucoup de mal à m'en remettre. Je crois définitivement que la passion qui m'anime lorsque je fais quoi que ce soit est vraiment dévastatrice chez moi. Je n'arrive pas à un point de régulation: c'est tout ou rien. Malheureusement ce "tout" finit par se transformer en cauchemar quand les gens me quittent de manière impromptue. Avec le temps j'ai appris à beaucoup plus me faire confiance et à énormément compter sur moi, ce dont j'étais incapable quelques années en arrière. J'ai compris que les gens s'en allaient et que je devais m'aimer et me faire confiance parce que j'étais la seule qui allait rester quoi qu'il puisse advenir. C'est con mais vous êtes la seule personne à supporter et qui va vous supporter toute votre vie, alors autant vous aimer assez fort pour savoir vous faire grandir seul.
Je crois définitivement que je suis amoureuse des autres. C'est assez bizarre à écrire, j'ai beau jurer à chaque fois qu'on ne m'y reprendra plus je replonge de plus belle quelques temps après. Je suis éprise des relations humaines, des échanges qu'on peut avoir jusqu'à des heures imaginables en pensant refaire le monde, à créer des animaux hybrides en ayant des conversations complètement barrées. Puis aller boire des chocolats chauds en hiver ou en été, faire des soirées pyjama, bosser ensemble. Pour moi, autrui fait partie de mon ADN sans qu'il soit fondamentalement inscrit où que ce soit dans mon génome. J'ai toujours adoré faire des rencontres, découvrir des choses sur la personne, discuter pendant des heures, pouvoir tout dire, me dévoiler. Je trouve ça fascinant. Je crois que c'est ce qui me rend profondément dépendante des autres, c'est parce que j'adore explorer la multiplicité du Monde. Est-ce que vous vous rendez compte qu'on est des milliards et que chaque individu possède des caractéristiques et une histoire différente? Ca me passionne.
Malgré cette multiplicité qui me fascine tant, je crois que je me suis perdue dans les autres. J'en ai souvent oublié mes propres désirs et l'exploration de qui j'étais. C'est bon de partager mais il ne faut pas s'oublier, et c'est ce qui m'arrive quasiment toujours. Alors pour plus tard, il faudra que j'apprenne à m'atteler à cette tâche. Je vous tiendrai au courant de la réussite - ou non - de cet exercice.





Ca m'a fait du bien de vous retrouver,                
Marion       

La vie est une constante évolution

Bonjour à tous!


Décidément, la vie n'a pas fini de me surprendre. Tantôt en bien, tantôt en mal. Mais parfois, peut-être qu'il s'agit en fait d'un mal pour un bien. Je n'ai pas pour but aujourd'hui de jouer avec les mots mais il en va tout-à-fait du sujet du jour. Il n'est pas difficile de constater que tout change toujours, tout se termine et se renouvelle ensuite, parfois avec des éléments anciens, parfois avec des nouveaux. Parfois il s'agit d'un tout nouveau départ. Je pense qu'il est temps pour moi de tourner une page à présent et d'accueillir la nouveauté sous quelle que forme que ce soit. J'ai trop longtemps souffert d'être contrainte au changement, de le subir sans vraiment arriver à le comprendre mais surtout à l'accepter. Des fluctuations familiales, amoureuses, de domicile, de ville, d'amis. Tout peut changer, toujours et rien n'est jamais immuable. Vous pouvez bouger votre bonheur comme votre malheur. La vie est un cycle, il vous faut composer avec du mauvais afin de pouvoir bâtir le meilleur qui reste à venir.
Je n'ai jamais su à quel point j'étais forte jusqu'à ces deux dernières années globalement. Elles ont été intenses de toutes les manières possibles. Je me suis énormément découverte et je ne serais pas surprise que cela continue pendant encore un long moment. Je me suis rencontrée à travers les autres, à travers les études, à travers ma famille, des lieux et des expériences. Je n'aurais jamais pu imaginer un jour que l'ado que j'étais allait pouvoir surmonter des tempêtes aussi conséquentes. Je n'étais pas prête à me prendre des baffes monumentales par la vie parce que j'étais beaucoup trop naïve et c'est normal. Personne n'est jamais prêt à se prendre un revers étourdissant. Mais parfois ça ne fait pas de mal, ça éveille et ça réveille par la suite. J'ai toujours cru que par mon passé j'étais très forte et que de toute façon rien de pire ne pourrait arriver qu'une histoire qui marque assez longtemps pour que je m'en souvienne encore nettement. Je me suis dit qu'avec les armes dont je m'étais dotée bien malgré moi j'allais être prête à tout affronter et bien j'avais tort et je n'étais encore qu'un têtard à vrai dire. Ces deux dernières années ont été pleines de bouleversements et je ne sais plus bien si je me suis trouvée à la fin ou bien perdue. Tout ce que je sais, c'est que j'ai vécu des aléas formateurs passant du bonheur à la dévastation. Je me suis mise dans des situations incompréhensibles, j'en ai énormément souffert, j'en suis ressortie complètement perdue et désarmée. J'ai essayé d'oublier, de passer à autre chose sans jamais réellement réussir même quand je l'ai cru. Il y a des expériences qui vous marquent assez pour que vous ayez besoin d'aide. J'ai longtemps pensé que j'étais assez forte pour tout résoudre moi-même, que ça ne valait pas la peine de quérir un soutien extérieur. Mais quand vous êtes brisé, même en tentant d'aller mieux, parfois ça ne suffit pas. J'ai donc décidé que face à tous ces bouleversements je voulais avancer et changer. J'ai alors fait un premier pas qui m'aide quotidiennement et qui va m'aider pour m'offrir un futur meilleur. 
En amour, je me suis redécouverte comme je me doutais que j'étais: entière et passionnée. J'ai toujours tout donné de toutes les façons possibles: soutien, amour, câlins, cadeaux, concessions. J'ai la fâcheuse tendance d'être très possessive mais laisser marcher quelqu'un sur mon territoire ne m'apparaît pas très judicieux, non? En plus de cela, j'ai un panel de défauts vraiment effrayants: je demande beaucoup d'attention, une relation de couple complète, un investissement venant de l'autre en réponse à ce que je donne, ça peut tendre vers l'étouffement probablement. Mais pourquoi se mettre en couple si c'est pour se cacher des choses et ne pas se préoccuper vraiment de ce que demande son partenaire? J'ai toujours eu besoin d'une relation de couple mâture, d'un homme et pas d'un garçon. De la personne qui me prenne dans ses bras le soir quand la journée a été horrible, de raconter mutuellement ses histoires, de partager des rires, des pleurs, des séries, des repas. J'ai besoin de cela au plus profond de mes entrailles parce que je ne veux pas d'un couple factice. L'investissement se régule dans les deux sens, j'attends la même chose que ce que je donne. Peut-être que j'en demande trop dans le fond parce que je donne tout. J'ai sacrifié énormément de choses dans mes relations amoureuses afin de tout faire pour qu'elles marchent. J'ai aussi accepté de m'écraser alors que je souffrais, même si je disais les choses j'essayais aussi de les accepter malgré le fait que quelque chose me déplaisait. En étant entière et passionnée, je n'ai jamais rien récolté. Au début probablement ça fonctionne, puis tout finit par s'écrouler à un moment donné. Puis il y a moi dans mon couple qui assiste à l'éclatement de ma relation. Et c'est toujours l'incompréhension, même si j'ai promis des efforts et que j'ai tout donné à l'autre. Cette incompréhension est constante parce que je sais que malgré mes défauts je suis une fille géniale et que je n'ai pas à souffrir des exigences des autres. Des concessions j'en ai fait énormément, parfois des très grosses qui m'ont values de pleurer tous les soirs en rentrant chez moi. Ne faites jamais comme moi, ne donnez pas tout. Vous allez finir extrêmement seul à broyer du noir. Je ne vous dis pas qu'aujourd'hui je ne crois plus en rien, en l'amour et en tout ce que cela engendre. Mais je suis excédée de la manière dont on remercie la personne que je suis. Je n'ai plus envie de forcer pour obtenir des choses simples, des SMS, des appels, une réciprocité en somme. Tous les hommes ne sont pas des connards, je respecte mes ex sauf ceux qui m'ont vraiment fait souffrir consciemment. J'en ai seulement marre qu'on se foute de ma gueule et presque de passer pour la salope qui a fait souffrir. Certains de mes amours m'ont laissés des marques indélébiles et m'ont détruite alors j'estime ne pas être la seule cause de ce désastre. Pendant que moi je pleurais et que je souffrais, on ne se posait pas autant de questions de l'autre côté. Je ne veux plus vivre ça, demander des choses qui n'arriveront plus jamais. Je suis extrêmement déçue parce que je croyais que cette fois j'avais vraiment trouvé quelqu'un de différent, mais je me rends compte que non. Personne n'est "différent". Malgré tout ce qu'on peut en dire et en penser, on finit toujours minable en amour. Je ne veux plus me demander "combien de temps avant l'implosion?" parce qu'avec le bonheur que je vivais je ne m'y attendais pas. Je ne veux plus être désagréablement surprise par les relations humaines en général même si je sais que c'est impossible. Tous mes couples m'ont laissé un souvenir douloureux excepté mon premier parce qu'il n'a jamais été question de se détruire et qu'on savait tous les deux se respecter. Peut-être que les adultes ne savent que se déchirer. 
Aujourd'hui j'ai assez souffert (sans vouloir me faire plaindre) et je veux passer à autre chose. Je suis fatiguée de lutter pour que tout marche, de me battre pour ce que j'estime être juste. Alors je vais me reposer le temps de pouvoir être à nouveau dans la mesure de le faire. Quand je parle de combat, je ne parle pas que d'amour mais d'absolument tout. Je ne me bats pas que pour l'amour bien qu'il ait concentré beaucoup de mon attention ces derniers temps. J'ai aussi déployé mes forces en amitié (et avec le soutien que j'ai reçu je sais que certains le méritent amplement), dans ma famille et actuellement le principal: dans mes études. Je me suis aussi énormément battue pour mes idéaux, pour l'égalité, pour mes intérêts. En fait il s'agit exactement de ça: ma vie jusqu'ici s'est apparentée à un immense combat. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles je suis épuisée. 





Je vous fais des bisous
Marion

Marion, un an après.

Nouvelle année, nouvelle période. S'il n'y a qu'un chiffre qui change au bout des trois autres, beaucoup pensent que c'est de nouveaux horizons qui s'ouvrent à eux. Je fais partie de ceux-là, ce qui vient se rajouter à ma nature superstitieuse (je mets ça dans le même panier). Je pense qu'au niveau de mon développement personnel, 2016 a été une année charnière en ce qu'elle m'a énormément fait grandir à cause des épreuves que j'ai traversées. Le chemin que les gens ont accompli ne se lit pas sur leurs visages vous savez. Parfois on juge sans trop savoir que la partie la plus intéressante de l'iceberg est bel et bien celle qui est immergée quelques mètres plus bas. 
J'essaie de tirer du positif de ce qui fut une année mouvementée de ma vie. Je n'ai pas fini d'être confrontée à tous genres de situations. Mais je pense que 2016 restera celle qui m'a beaucoup fait grandir, réfléchir sur moi. C'a été une remise en question permanente de ce que je pensais acquis, et le déséquilibre a peuplé ma vie en définitive. J'ai appris que la confiance était quelque chose qu'il fallait donner avec parcimonie sans non plus trop se braquer, j'ai appris que les gens pouvaient être capables de nous chambouler autant dans le bon que dans le mauvais sens du terme, j'ai appris que les personnes que vous rencontrez sont des expériences, ils vous apportent un élément puis s'en vont. J'ai également appris, outre ces gens-ci, que j'avais des amis pour la vie avec qui j'ai traversé beaucoup. Ceux que le temps n'effacera peu importe à quelle distance nous nous trouvons. J'ai appris que mes amis, mes vrais amis, pouvaient supporter mes côtés horribles en parallèle à mes rires et à ma bonne humeur. Parce qu'un ami n'est pas là que dans les moments de festin, de débandade et de partage. Un ami, c'est aussi celui qui peut te faire remonter la pente, celui qui te regarde d'un air bienveillant en pensant à ton bonheur, un ami c'est un membre de la seconde famille, une famille abstraite. Un ami, c'est les bras dans lesquels tu sautes lorsque tu ne l'as pas vu depuis longtemps, même si t'es pas très tactile. Un ami, c'est celui qui te raconte ses joies, ses histoires de cul, ses peines et ses problèmes familiaux. Un ami, c'est celui qui peut te dire et à qui tu peux tout dire sans jamais qu'aucun jugement n'émerge ni aucune compétition. Ton vrai ami est celui qui est capable de te rassurer. Si au terme de la conversation, tu te retrouves plus mal qu'auparavant, c'est probablement un faux ami. Ou alors qu'il a juste refusé ton invitation à venir manger du gras dehors. Ça aussi, c'est plausible.
Et avant tout, ce qui est ancré dans mon fonctionnement: une amitié, c'est un peu comme la grande Muraille de Chine, ça ne se construit pas en un mois. Je sais que je plutôt avenante et j'arrive assez facilement à me confier à quelqu'un même si je sélectionne ce que je veux dire. Mais je sais aussi que certaines personnes ont besoin de temps. Ne forcez jamais un individu à vous conter une histoire qui est encore indicible pour lui à ce moment-là. La notion de confiance se perd peu à peu j'ai l'impression, en tout cas c'est comme ça que je l'ai expérimenté pour ma part. Alors c'est normal qu'une personne ne soit pas encore partante pour se confier parfois. C'est une relation qui se construit, et ce n'est pas en violant ses codes que vous allez réussir à comprendre cette personne. En lui laissant de l'espace, elle arrivera à comprendre que vous la respectez et ne la pressez pas. Croyez-moi. Il faut faire entendre que vous êtes présent si cela ne va pas, mais sans jamais contraindre qui que ce soit à vous raconter ce dont il n'a pas envie.
J'ai aussi appris que la famille est un cocon familial rassurant, et on dit souvent qu'on choisit ses amis et non sa famille. C'est un dicton qui s'applique de manière propice à la vie. Mais j'ai aussi appris qu'il faut choisir ses amis pour palier parfois aux manques de sa famille. Les individus sont parfois très durs entre eux. Parfois on semble faire peu pour certains et pourtant on donne tout en réalité. Toutes les occasions sont bonnes pour se tacler encore une fois, c'est un peu à celui qui donnera la meilleure image de lui. Je parle de ma famille en ce cas-ci, sans jamais citer personne mais je pense profondément ce que j'écris. A une heure où il faudrait peut-être se préparer psychologiquement à dire adieu, on préfère s'attaquer mesquinement. Mais la roue tourne, il ne faut jamais l'oublier. Je ne généralise pas en disant cela, j'ai une situation particulière en tête et des dires assez violents à mon sens qui résonnent dans mon esprit. Je ne parle pas de toute ma famille évidemment et du cadre qui m'est le plus proche. Ma mère, mon père, ma soeur et leurs conjoints respectifs forment ma famille proche, la plus proche de moi en tout cas, celle que je vois au quotidien quand je le peux. J'ai appris en cette fin d'année que les erreurs sont un lot commun et qu'il est possible des années après de s'en vouloir pour les agissements qu'on a eu auparavant. J'ai appris qu'il est possible de rebondir sur ses erreurs et de rectifier le tir bien des années après. J'ai appris que rien n'était perdu et qu'on finit toujours par pardonner, surtout en grandissant. J'ai bien compris qu'on a qu'une seule famille et que c'est aujourd'hui le temps d'en profiter et de leur faire comprendre qu'on est là, même quand ça va pas. Même si on n'appelle pas souvent, même si on n'envoie pas de messages. Il y a quand même un esprit qui tourne et qui se charge de penser à vous, sans signe de communication apparent. Mais je travaille sur moi. 
Enfin, j'ai appris que j'étais encore en pleine évolution et que la meilleure version de moi-même n'existait pas. Je me suis énormément mise la pression, j'ai beaucoup changé, en bonne et moins bonne version de ce que je suis. J'ai mis toute mon énergie dans mon premier semestre de Licence 3, ce qui ne m'était absolument jamais arrivé. J'ai expérimenté les recherches, les emprunts à la bibliothèque pour le travail, des travaux parfois de longue haleine. Le changement a été considérablement marquant. Je suis fière d'avoir autant octroyé de temps et de minutie dans ce que j'ai accompli. Sur ce plan en tout cas, je ne suis pas la pire version de mon moi de 2016. 
La confiance que j'ai en les autres s'amenuise petit-à-petit. Mes amis proches sont exclus de cette spirale puisqu'ils ont, selon moi, fait leur preuves donc je les crois les yeux fermés (sauf certains petits malins qui, je sais, ont un penchant pour le vice). Je parle surtout des nouvelles personnes que je peux rencontrer. Je remets beaucoup en doute la parole de ceux que je connais peu et je sais que parfois je devrais juste me laisser porter. Mais c'est difficile quand on a été blessé et trahi de refaire à nouveau confiance. C'est un processus lent et douloureux psychologiquement parce qu'on sait qu'à tout moment, on est capable de sombrer à nouveau. Si cela venait à arriver, le problème c'est que c'est à moi que j'en voudrais, pas à l'autre. Parce qu'on m'a déjà eu plusieurs fois, et je commence à comprendre comment les putes de la vie fonctionnent (oui oui, c'est comme ça que je les appelle dans le jargon). En ayant eu l'expérience des relations toxiques, je sais ce qui me convient ou ne me convient pas. Il n'y a pas de modèle normatif des gens qui peuvent vous correspondre, seulement certaines caractéristiques chez les gens doivent vous alarmer. Certains défauts sont universels et si vous les constatez chez quelqu'un, il vous faudra fuir. Bref. Je disais que je m'en voudrais à moi-même si je venais à sombrer à cause d'une personne de ce type puisque j'y a déjà été confrontée et je sais comment marchent ces individus-là. D'où le fait que je sois devenue quelqu'un d'extrêmement méfiant. Mais parfois, il faut apprendre à faire confiance quand on sent que notre instinct semble nous dicter que cette fois, ça sera différent. 

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Je vous embrasse et vous souhaite, avec un peu de retard, typique de qui je suis, une merveilleuse année 2017! (ne vous trompez pas sur vos copies d'examen)
Marion

PS: cette année, et celles d'après, rien à foutre de la bien-pensance.
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A mon moi de demain


Aujourd'hui, j'entre officiellement dans ma vingtième année. Inutile de mentionner tout ce que j'aimerai posséder, c'est plutôt la question "comment j'aimerai être?" qui m'intéresse davantage.






(écoute ça en même temps, tu vas voir c'est cool)



Dans ma vingtième année, j'aimerai être plus présente pour mes amis. Même s'il est vrai que je les adore, j'ai tendance à passer outre leurs histoires parfois. Chaque personne qui m'entoure est présente dans mon existence pour une bonne raison. Premièrement parce qu'elle l'a désiré, et que moi aussi. C'est comme une sorte de pacte qu'on ne signe jamais, mais qu'il reste évident de conclure. Ensuite, cette personne est là également parce que je ne m'entoure pas de beaucoup de monde. Je choisis énormément mon entourage. Pour moi, si ce quelqu'un fait partie de mon cercle, c'est qu'il possède de bonnes raisons d'y rester. Il convient donc que je puisse me confier, mais aussi et surtout qu'il/elle puisse faire de même. En y réfléchissant, je n'ai pas donné le meilleur de moi-même dans ma dix-neuvième année. Beaucoup axée sur mes troubles existentiels, j'en ai parfois délaissé les soucis de mes amis. Je n'ai aucune honte à le dire tant que je constate mon erreur et que je désire m'en servir afin d'avancer. Entretenir des liens amicaux est une tâche corsée en dépit de ce qu'il y parait, d'où le fait que les gens qui ont un cercle énormément développé ne parviendront pas à le garder selon moi. On a beaucoup de connaissances, mais toujours très peu d'amis. C'est le jeu des apparences contre celui du coeur vous voyez. Dans ma dix-neuvième année j'ai merdé. J'aurais pu perdre certains de mes amis mais j'ai réussi à me faire pardonner. J'en ai perdu d'autres qui n'avaient aussi rien à faire dans ma vie, ils n'étaient sûrement pas des amis en somme. Dans ma vingtième année, je veux continuer à bâtir des choses et vibrer avec ceux qui font partie de mon quotidien aujourd'hui. Je veux que toi, Marion, tu sois cette personne qui les écoute quand ils ne vont pas bien, que tu sois celle qui les conseille quand ils se retrouvent face au doute, mais aussi celle qui les engueule quand ils font les mauvais choix ou qu'ils ne veulent plus se relever. Je veux que tu sois celle-là pour ceux qui, chaque jour, feront de même pour toi.
Ensuite, dans ma vingtième année, j'aimerai avoir pleinement confiance en moi. Pas la confiance en soi qui se reflète via les habits, le maquillage ou ce genre de choses. Bien évidemment que tout cet attirail peut forcer le bien-être, mais ce que je recherche c'est surtout la paix intérieure. Je veux que toi, Marion de demain, tu sois en mesure d'assumer tes choix, de remplir tes objectifs sans avoir peur du jugement d'autrui. Que si t'es en retard à la fac, tu te dises pas que tu vas attendre la fin du cours dehors par peur de rentrer en plein milieu de la salle et que tout le monde se retourne. Que t'arrêtes enfin de te priver de répondre lorsque tu as la réponse, ou lorsque tu as envie de débattre. Tu sais, tu es quelqu'un empli de bon sens, pas plus con que les autres. Toi aussi t'as le droit d'ouvrir ta bouche, ce que tu diras ne sera pas une erreur quoi qu'il arrive, au pire des cas ça t'enseignera quelque chose. Pour avoir confiance en toi, tu sais pertinemment que tu devras garder/t'entourer de gens qui sont positifs et qui te poussent à gravir des montagnes. Tu devras larguer en cours de route ceux qui te lestent et qui se plaignent sans cesse et barrent ta route. Non Marion, tu ne seras pas égoïste, tu garderas simplement tes appuis bien fermement au sol. T'en as plein le cul des gens qui sont traumatisés, que tu conseilles, que tu orientes vers des psys mais qui continuent d'ignorer l'aide que tu leur apportes quotidiennement. Cependant, tu as toujours su te défendre toi et ceux qui t'entouraient face aux agressions verbales (certaines fois, il faut s'abstenir, continue de faire confiance à ton instinct). J'aimerai que dans ta vingtième année tu poursuives ce que tu as commencé, que tu continues à répondre à ceux qui te manquent de respect, peu importe le souci que ça peut causer à ta famille. Tu es fière de faire ça, d'être comme ça, alors ne t'arrête pas en si bon chemin. Il sera aussi temps pour toi d'être heureuse et d'accomplir ce qui fera de toi une femme conquise. On a toujours les moyens de satisfaire ses désirs, à force de persévérance on finit toujours par toucher le Graal du bout des doigts. Tu veux voyager? Tu peux. Cette année te le prouvera j'en suis sûre. Il faudra que tu cesses d'écouter les recommandations incessantes des gens qui t'entourent afin de gouverner ta vie. Ce ne sera jamais aux autres de décider pour toi, peu importe le degré de bienveillance qui les anime. Grandir c'est aussi faire des conneries et en tirer des enseignements. T'en feras encore plein tu sais, t'as pas fini d'agir connement.
Cette année va être quelque peu différente au niveau du travail également. Dans ma vingtième année, j'aimerai être plus assidue au niveau de mes études. Si vous suivez mes écrits depuis un certain temps, ou si vous avez seulement parcouru mon blog jusqu'à ses débuts, vous avez sûrement pu remarquer que je ne suis pas une bosseuse acharnée. Par là, j'entends surtout qu'il me pèse de lire des pages et des pages de cours afin de rejoindre une salle d'examens et de gratter du papier des heures durant. J'adore rédiger, aménager mon temps et organiser mes idées, néanmoins je reste un esprit libre qui n'arrive pas à accepter d'être dominé. Certaines personnes ont plus de facilité que moi à se mettre à travailler. Pour moi, cela revient à louper certaines opportunités que la vie peut nous offrir à l'extérieur de ces salles grises de tristesse. Bien évidemment, on nous transmet un savoir qui n'a aucun pareil. J'ai tous les jours des enseignants plein de savoir avec qui j'adore échanger quand j'en ai l'occasion. C'est d'ailleurs cette partie-là de la faculté que je préfère. Je garde encore en tête un échange marquant que j'ai entretenu avec un de mes professeurs en première année, et que je n'oublierai jamais. Sa vision de la vie, des études, ainsi que de ma personne en tant qu'étudiante et âme littéraire m'ont beaucoup touchée. S'il ne s'agit que d'un court échange, ses mots ne sont pas entrés dans l'oreille d'une sourde. Alors Marion, celle que tu seras demain va enfin accepter ce cadre scolaire pour au moins trois ans. Et tu sais pourquoi? Pour atteindre le job pour lequel t'as passé deux ans de ta vie à déprimer, à ne plus savoir si tu avais bel et bien trouvé ta voie. Cette année 2016-2017 (au moins), tu vas te battre pour avoir des bonnes notes sur ton attestation semestrielle et pour obtenir une mention qui te sera bien utile par la suite. T'es pas conne, t'es juste une branleuse, et ça tu le sais très bien. Tu vas devoir te donner à fond cette année pour rattraper l'année précédente concernant des matières qui te passaient au-dessus de la tête. Tu sais que tu vas devoir gérer de front plusieurs éléments problématiques à la fois: argent, études, amour, famille, amis, il va falloir faire des concessions. Tu risques parfois d'être exténuée, à bout de nerfs. Tu risques de douter, de vouloir tout arrêter, de te demander pourquoi t'es encore assise dans cet amphithéâtre tout défraîchi qui n'est même pas équipé du chauffage, tu risques aussi de t'interroger sur la raison de ton économie d'argent. Si tu veux réaliser tes objectifs, tu auras encore besoin un moment de squatter des bâtiments froids et de mettre ton pécule de côté. Sache que quand tout sera fini, tu seras fière de toi. Mais en réalité, ta vie ne fera que commencer. Et là tu auras de vraies bonnes raisons de te plaindre. Mais je te réserve ça pour ta vingt-cinquième année, pour l'instant je te dis à dans un an.





Allez, tu peux arriver à faire tout ça cette année tu crois?


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Je ne m'embrasse pas moi-même, mais je vous embrasse vous si vous avez pris le temps de lire ce billet qui semble un poil égocentrique. Sûrement qu'il l'est, mais quoi de mieux pour faire le point que de constater ce qu'on a foiré et ce dont on est fier? Je vous conseille de faire de même, croyez-moi ou non, mais ça ne peut être que bénéfique pour la personne que vous serez demain.

M a r i on

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A quand vivre pour soi?

Chalut (<--- salut de beauf spotted, bref c'est les vacances)


Parfois on est confrontés à des décisions plutôt difficiles à prendre, qui changent un peu du classique "Je prends une baguette Tradition ou une sésame ?". Vu que je reste une terrienne lambda (j'me suis juste inscrite sur Blogger en ouvrant un site disons, ce que 99% des gens sont à même de faire), ce genre de petits tracas fait partie de ma vie. Me confrontant actuellement à un choix qui ne regarde que moi, je me rends pourtant compte que les autres, cet autrui, influence bien plus ma vie qu'il ne le devrait. Il convient de respecter les conventions durant notre existence en société (du moins si on a décidé de ne pas s'ostraciser, certains ont sauté le pas), de respecter certains codes autres que ceux dont j'avais déjà évoqué l'existence précédemment. Cependant, parfois il ne s'agit que de nous, que de notre simple vie et on se rend compte que les autres prennent vivement part à celle-ci. J'essaierai de ne pas trop parler en terme général, plus en mon nom et en celui de ceux qui se reconnaîtront parmi ce que j'écris aujourd'hui, puisque tout le monde n'est pas aussi concerné par cette affaire que moi-même. J'ai l'impression d'être conditionnée par les autres et par leur regard qui reste très important malgré le fait que j'essaie de m'en défaire depuis des années maintenant. Même lorsque je me dois d'avancer dans ma propre vie, de faire mes choix et de bâtir mon avenir, je réalise que je reste indécise à cause de ce qui pourrait se passer plus tard. Le destin ne me fait pas peur puisqu'il fait partie intégrante du long chemin que nous menons depuis la naissance jusqu'à a fin. Certains ont peur du futur dans la mesure où cela revient à se confronter à un monde empli d'inconnu, de nouvelles personnes et probablement de certaines opportunités comme d'autant de déceptions. Je n'appartiens pas à la catégorie d'individus qui sont effrayés par tout ce monde étranger. Justement, je l'accueillerai avec positivisme et enthousiasme quand le moment sera venu.
Pour changer, là n'est pas la question. Celle-ci relève plutôt du: à quand vais-je arrêter de penser/vivre pour les autres et me décider à mener une barque qui n'appartient qu'à moi? Je me suis auto conditionnée, à vivre par le regard des autres, à constamment m'interroger sur leur ressenti à propos de telle ou de telle action que j'ai pu avoir, et maintenant j'en ai plein mon cul les amis (vous connaissez mon amour pour la vulgarité, autant que celui que je porte à mon clavier ainsi qu'à ce blog). J'en ai tout simplement assez de ne pas arriver à me libérer d'un carcan qui n'est pas moi, qui ne me ressemble pas, de devoir coller à des idéaux dont je me fous éperdument. J'ai envie d'être moi en toutes circonstances, c'est  notamment pour cette raison que j'ai évacué des personnes de ma route, qui s'assimilaient plus à des obstacles, des boulets à la cheville, des trous dans ma bouée, ou peu importe l'image que vous voulez avoir en tête. Je n'ai pas pour but d'avancer plus vite que les autres, d'être exemplaire, de ressembler le plus possible au modèle familial pavillon avec jardin. J'ai juste envie d'être moi aujourd'hui. J'ai envie d'aller me faire percer le nez demain si je sens que je serais moi comme ça, peu importe si ça déplaît à mes aïeux. Si j'ai envie de finir à l'hospice avec plein de tatouages partout sur le corps, je ne m'en priverais pas. Mais il est des choix un peu plus compliqués que j'ai peur de ne pas assumer, dont j'ai peur qu'ils ne brouillent un certain équilibre dans ma vie, et c'est justement ce regard porté sur moi par autrui qui m'empêche d'être heureuse, ou du moins d'essayer de l'être. Je me bloque moi-même parce que je sais que des normes sociales existent et qu'elles conditionnent qui nous sommes, et nous privent parfois de qui nous aimeront être. Et c'est très pesant de temps à autre. Voire des mois durant ah ah. Ceci étant dit, je n'ai absolument aucune idée de ce que je pourrais écrire d'autre, j'en avais seulement besoin, et ça faisait longtemps que je ne m'étais appesantie sur aucun sujet sur Blogger.


Des bisous,
Marion

A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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