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A mon moi de demain


Aujourd'hui, j'entre officiellement dans ma vingtième année. Inutile de mentionner tout ce que j'aimerai posséder, c'est plutôt la question "comment j'aimerai être?" qui m'intéresse davantage.






(écoute ça en même temps, tu vas voir c'est cool)



Dans ma vingtième année, j'aimerai être plus présente pour mes amis. Même s'il est vrai que je les adore, j'ai tendance à passer outre leurs histoires parfois. Chaque personne qui m'entoure est présente dans mon existence pour une bonne raison. Premièrement parce qu'elle l'a désiré, et que moi aussi. C'est comme une sorte de pacte qu'on ne signe jamais, mais qu'il reste évident de conclure. Ensuite, cette personne est là également parce que je ne m'entoure pas de beaucoup de monde. Je choisis énormément mon entourage. Pour moi, si ce quelqu'un fait partie de mon cercle, c'est qu'il possède de bonnes raisons d'y rester. Il convient donc que je puisse me confier, mais aussi et surtout qu'il/elle puisse faire de même. En y réfléchissant, je n'ai pas donné le meilleur de moi-même dans ma dix-neuvième année. Beaucoup axée sur mes troubles existentiels, j'en ai parfois délaissé les soucis de mes amis. Je n'ai aucune honte à le dire tant que je constate mon erreur et que je désire m'en servir afin d'avancer. Entretenir des liens amicaux est une tâche corsée en dépit de ce qu'il y parait, d'où le fait que les gens qui ont un cercle énormément développé ne parviendront pas à le garder selon moi. On a beaucoup de connaissances, mais toujours très peu d'amis. C'est le jeu des apparences contre celui du coeur vous voyez. Dans ma dix-neuvième année j'ai merdé. J'aurais pu perdre certains de mes amis mais j'ai réussi à me faire pardonner. J'en ai perdu d'autres qui n'avaient aussi rien à faire dans ma vie, ils n'étaient sûrement pas des amis en somme. Dans ma vingtième année, je veux continuer à bâtir des choses et vibrer avec ceux qui font partie de mon quotidien aujourd'hui. Je veux que toi, Marion, tu sois cette personne qui les écoute quand ils ne vont pas bien, que tu sois celle qui les conseille quand ils se retrouvent face au doute, mais aussi celle qui les engueule quand ils font les mauvais choix ou qu'ils ne veulent plus se relever. Je veux que tu sois celle-là pour ceux qui, chaque jour, feront de même pour toi.
Ensuite, dans ma vingtième année, j'aimerai avoir pleinement confiance en moi. Pas la confiance en soi qui se reflète via les habits, le maquillage ou ce genre de choses. Bien évidemment que tout cet attirail peut forcer le bien-être, mais ce que je recherche c'est surtout la paix intérieure. Je veux que toi, Marion de demain, tu sois en mesure d'assumer tes choix, de remplir tes objectifs sans avoir peur du jugement d'autrui. Que si t'es en retard à la fac, tu te dises pas que tu vas attendre la fin du cours dehors par peur de rentrer en plein milieu de la salle et que tout le monde se retourne. Que t'arrêtes enfin de te priver de répondre lorsque tu as la réponse, ou lorsque tu as envie de débattre. Tu sais, tu es quelqu'un empli de bon sens, pas plus con que les autres. Toi aussi t'as le droit d'ouvrir ta bouche, ce que tu diras ne sera pas une erreur quoi qu'il arrive, au pire des cas ça t'enseignera quelque chose. Pour avoir confiance en toi, tu sais pertinemment que tu devras garder/t'entourer de gens qui sont positifs et qui te poussent à gravir des montagnes. Tu devras larguer en cours de route ceux qui te lestent et qui se plaignent sans cesse et barrent ta route. Non Marion, tu ne seras pas égoïste, tu garderas simplement tes appuis bien fermement au sol. T'en as plein le cul des gens qui sont traumatisés, que tu conseilles, que tu orientes vers des psys mais qui continuent d'ignorer l'aide que tu leur apportes quotidiennement. Cependant, tu as toujours su te défendre toi et ceux qui t'entouraient face aux agressions verbales (certaines fois, il faut s'abstenir, continue de faire confiance à ton instinct). J'aimerai que dans ta vingtième année tu poursuives ce que tu as commencé, que tu continues à répondre à ceux qui te manquent de respect, peu importe le souci que ça peut causer à ta famille. Tu es fière de faire ça, d'être comme ça, alors ne t'arrête pas en si bon chemin. Il sera aussi temps pour toi d'être heureuse et d'accomplir ce qui fera de toi une femme conquise. On a toujours les moyens de satisfaire ses désirs, à force de persévérance on finit toujours par toucher le Graal du bout des doigts. Tu veux voyager? Tu peux. Cette année te le prouvera j'en suis sûre. Il faudra que tu cesses d'écouter les recommandations incessantes des gens qui t'entourent afin de gouverner ta vie. Ce ne sera jamais aux autres de décider pour toi, peu importe le degré de bienveillance qui les anime. Grandir c'est aussi faire des conneries et en tirer des enseignements. T'en feras encore plein tu sais, t'as pas fini d'agir connement.
Cette année va être quelque peu différente au niveau du travail également. Dans ma vingtième année, j'aimerai être plus assidue au niveau de mes études. Si vous suivez mes écrits depuis un certain temps, ou si vous avez seulement parcouru mon blog jusqu'à ses débuts, vous avez sûrement pu remarquer que je ne suis pas une bosseuse acharnée. Par là, j'entends surtout qu'il me pèse de lire des pages et des pages de cours afin de rejoindre une salle d'examens et de gratter du papier des heures durant. J'adore rédiger, aménager mon temps et organiser mes idées, néanmoins je reste un esprit libre qui n'arrive pas à accepter d'être dominé. Certaines personnes ont plus de facilité que moi à se mettre à travailler. Pour moi, cela revient à louper certaines opportunités que la vie peut nous offrir à l'extérieur de ces salles grises de tristesse. Bien évidemment, on nous transmet un savoir qui n'a aucun pareil. J'ai tous les jours des enseignants plein de savoir avec qui j'adore échanger quand j'en ai l'occasion. C'est d'ailleurs cette partie-là de la faculté que je préfère. Je garde encore en tête un échange marquant que j'ai entretenu avec un de mes professeurs en première année, et que je n'oublierai jamais. Sa vision de la vie, des études, ainsi que de ma personne en tant qu'étudiante et âme littéraire m'ont beaucoup touchée. S'il ne s'agit que d'un court échange, ses mots ne sont pas entrés dans l'oreille d'une sourde. Alors Marion, celle que tu seras demain va enfin accepter ce cadre scolaire pour au moins trois ans. Et tu sais pourquoi? Pour atteindre le job pour lequel t'as passé deux ans de ta vie à déprimer, à ne plus savoir si tu avais bel et bien trouvé ta voie. Cette année 2016-2017 (au moins), tu vas te battre pour avoir des bonnes notes sur ton attestation semestrielle et pour obtenir une mention qui te sera bien utile par la suite. T'es pas conne, t'es juste une branleuse, et ça tu le sais très bien. Tu vas devoir te donner à fond cette année pour rattraper l'année précédente concernant des matières qui te passaient au-dessus de la tête. Tu sais que tu vas devoir gérer de front plusieurs éléments problématiques à la fois: argent, études, amour, famille, amis, il va falloir faire des concessions. Tu risques parfois d'être exténuée, à bout de nerfs. Tu risques de douter, de vouloir tout arrêter, de te demander pourquoi t'es encore assise dans cet amphithéâtre tout défraîchi qui n'est même pas équipé du chauffage, tu risques aussi de t'interroger sur la raison de ton économie d'argent. Si tu veux réaliser tes objectifs, tu auras encore besoin un moment de squatter des bâtiments froids et de mettre ton pécule de côté. Sache que quand tout sera fini, tu seras fière de toi. Mais en réalité, ta vie ne fera que commencer. Et là tu auras de vraies bonnes raisons de te plaindre. Mais je te réserve ça pour ta vingt-cinquième année, pour l'instant je te dis à dans un an.





Allez, tu peux arriver à faire tout ça cette année tu crois?


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Je ne m'embrasse pas moi-même, mais je vous embrasse vous si vous avez pris le temps de lire ce billet qui semble un poil égocentrique. Sûrement qu'il l'est, mais quoi de mieux pour faire le point que de constater ce qu'on a foiré et ce dont on est fier? Je vous conseille de faire de même, croyez-moi ou non, mais ça ne peut être que bénéfique pour la personne que vous serez demain.

M a r i on

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Le slut-shaming

Qu'est-ce que c'est?


"Le slut-shaming est un concept proposé à l'origine par les féministes canadiennes et américaines. Cette expression, traduisible en français par « intimidation (ou humiliation) des salopes » ou « couvrir de honte les salopes », regroupe un ensemble d'attitudes individuelles ou collectives, agressives envers les femmes dont le comportement sexuel serait jugé « hors-norme ». Le slut-shaming consiste donc à stigmatiser, culpabiliser ou disqualifier toute femme dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels, qui cherche à se faire avorter, ou qui a été violée. Même des symboliques n'ayant a priori pas de lien avec la sexualité peuvent mener à la stigmatisation (argent, voiture, pouvoir) et au slut-shaming." Wikipédia 



 Pourquoi j'en parle?


En pianotant sur mon clavier virtuel ou encore sur de vraies touches lorsque je vogue de mon téléphone à mon ordinateur, j'ai souvent remarqué des comportements choquants, ou encore des propos inappropriés (selon moi). Partisane de la liberté d'expression, j'estime qu'il faut laisser parler tout le monde, mais dans la limite du respect d'autrui. Bien sûr, on peut octroyer bien généreusement le droit de s'exprimer aux cons. J'utilise en toute connaissance de cause ce terme-ci et pas un autre, parce que c'est celui que j'ai envie d'apposer sur le front de quiconque se croit autorisé à juger autrui à cause de ses actes ou de son comportement, quel qu'il soit et quoi que cela concerne. J'ai moi-même beaucoup trop fait l'erreur de parler à tort et à travers de nombreuses fois dans ma vie, chose que je regrette. Cependant, l'heure n'est pas à l'excuse et au pardon, mais bel et bien à la prise de conscience collective. J'ai eu ce déclic il y a un petit moment, en grandissant, on intègre beaucoup mieux certains éléments qui étaient susceptibles de nous échapper auparavant. D'ailleurs, je n'aurais probablement jamais rendu public cet article dans le passé, parce qu'il affirme bien trop ma manière de penser et mon  positionnement face à un sujet plus que jamais d'actualité. J'aurais eu trop peu de force de caractère pour le faire, n'assumant carrément pas ma pensée car ayant peur de me faire juger sur mes idées. Mais la vérité, c'est qu'aujourd'hui je regarde beaucoup moins chez le voisin mais je me regarde bien plus le nombril en ce qui concerne tout cela. Je n'ai plus peur de m'exprimer et de me battre franchement pour mes idéaux que je défends coûte que coûte. Je ne dis pas que je lutte pour la vérité ou la justice, mais je le fais pour ce qui me semble en valoir la peine. Certes, je ne suis pas engagée dans des associations ou que sais-je, mais une voix a bien des manières de se faire entendre dans ce bas-monde, surtout si elle s'associe à des centaines d'autres. C'est notamment pour cette raison que l'internet est formidable, et aussi pour celle-ci qu'on a crée les pétitions (online). 



Etant une grande fan des réseaux sociaux, comme la plupart des membres de la génération Y (je crois que c'est bien cette lettre qu'ont employée les sociologues, j'allais écrire les socialistes, je crois qu'il va falloir que je dorme), je vois des aberrations plus grosses qu'un troupeau d'éléphants. Facebook est le repère des défenseurs de choses en tout genres, il y a les fans de musique qui postent dix mille liens via Youtube par jour, y'a les amoureux des animaux, ceux qui partagent toutes les vidéos de BuzzFeed/Codes de filles ou que sais-je, les fans de Topito, ceux qui laissent traîner ça et là leur vie de rêve et de voyages, les politiciens en herbe... Enfin bref, tout cela pour dire qu'on a un peuple assez dense de penseurs qui essaient de cohabiter dans un micro-système virtuel. Généralement, ça fonctionne plutôt bien (sauf quand t'as toujours un contestataire des articles de Topito, genre 'mais on s'en fout de sa vie à lui'. Y'en a vraiment toujours un qui veut casser les nouilles sur cette page pour faire le buzz du meilleur commentaire liké. Soit, si ça lui rend la vie plus belle).
La population sédentaire de Facebook vit presque en harmonie, du moins le conflit n'est jamais trop sanglant et y'aura toujours un arbitre qui arrivera à temps pour tempérer le conflit. C'est un peu le mec qui impose le respect et qui fait de la psychologie inversée pour faire croire que tout le monde a raison. 
Là où tout ça se complique, c'est quand on commence à aller vers des réseaux plus libres. Sur Facebook, tu ne vas pas passer ta vie à poster des statuts, sinon tu passes pour la personne chelou un peu no-life. L'avantage avec Twitter, par contre, c'est que tu peux dire tout et n'importe quoi. A l'origine, tu débarques un peu paumé sur la plateforme, tu comprends pas trop ce que t'es sensé faire là-dessus. Puis vient le moment où t'es à l'aise et que tu racontes beaucoup trop de choses. Certains, malheureusement, ne se limitent pas à raconter le type de gâteau qu'ils ont bouffé à la cantine ou encore le dernier polar qu'ils ont lu. T'as des acharnés qui racontent leurs vies mais qui s'énervent parfois, comme s'ils avaient passé une journée de merde et qu'ils étaient obligés de partager leurs idées de merde avec nous. Sur Twitter, tout le monde affiche librement son opinion sans trop se demander ce qu'il peut lui en coûter, alors que sur Facebook on applique quelque peu un filtre de pensée. Donc c'est ainsi qu'on se retrouve avec des racistes (peu importe la couleur de peau, parce qu'il existe un 'racisme anti blanc', just sayin'), des défenseurs politiques de tous bords, les vegans endurcis qui affichent toutes les photos les plus glauques des abattoirs pour te dire que t'es un monstre de bouffer un steak-frites, ceux qui pleurent en voyant le réchauffement climatique (amis des vegans, mais ils ont pas tort quand même. Les écolos, pas les vegans).


Bien des choses dans les idées de ces groupes-ci me gênent, mais ils ne restent pas non plus très agressifs. Ces derniers temps, et surtout derniers mois, je suis tombée sur pas mal de comptes tout à fait intéressants défendant beaucoup les femmes et leurs libertés, que ce soit sexuelle, d'expression ou dans la société en générale. Je ne me considère pas proche des féministes extrêmes qui disent que pour être femme il faut arrêter de se raser parce que c'est naturel de conserver ses poils entre autres (je n'irai pas jusque-là , non non...). Je ne suis pas d'accord non plus pour dire que la femme doit être supérieure à l'homme. Je pense qu'il faut pouvoir s'exprimer mais employer les mots adaptés si on désire être compris et entendus. La femme doit être l'égale de l'homme, tout simplement. C'est tellement facile à dire mais tellement plus compliqué à mettre en place. Ca en est presque hallucinant. Non, ça ne l'est pas presque. Ca l'est réellement en fait. Je ne comprends pas comment, en 2015, on puisse encore être autant arriérés dans notre manière de considérer la femme. Tiens, d'ailleurs, puisque ça tombe sous le sens de ce que je suis en train d'écrire, prenons les magnifiques idées de Marion Maréchal Le Pen ou le FN, peu importe. Une femme -oui, elle même!- souhaite supprimer les plannings familiaux, puis pourquoi pas supprimer l'avortement (merci Simone) et tous les droits qu'on a mis tant de temps à acquérir en tant que porteuses d'ovaires? Soyons fous, retournons cinquante ans en arrière pendant qu'on y est. Un pas en avant, dix pas en arrière. C'est aberrant. 
Le slut-shaming, que je vous ai défini plus haut à l'aide de notre très adoré Wikipédia, est un sujet d'actualité. C'est un terme fort désignant toute personne qui s'évertue à rabaisser une femme selon ses pratiques (sexuelles ou non, bref, son désir d'être une femme, d'être considérée en tant que tel et pouvoir jouir des mêmes droits que les hommes). Je vous parlais justement des réseaux sociaux quelques lignes plus haut, j'ai en ma possession un bel exemple de slut-shaming qui devrait vous piquer les mirettes, à moins que vous ne compreniez mal le concept ou que vous ne soyez tout simplement pas d'accord avec ce que j'avance.





Voyez la magnificence et la pertinence de cette pensée qui prouvent que la personne ira très loin, du moins si elle change un poil d'état d'esprit. Puis, précisons-le à titre indicatif, cette remarque même provient d'une jeune femme qui deviendra à son tour une femme accomplie (on le lui souhaite quand même, on n'est pas mesquins à ce point, n'est-ce pas?). Parce que oui, le slut-shaming vient bien souvent des femmes elles-mêmes et non pas en grande majorité du sexe masculin comme on pourrait le croire. Comme on l'a toujours dit, les filles entre elles ne sont pas toujours très correctes et adorent se tirer dans les pattes, se "crêper le chignon" en gros. Malheureusement, quand je vois ce genre de remarques, j'aimerai encore une fois avoir des boules (et c'est pas la première fois que j'écris ça, je pense que je vais penser à une opération). En reprenant tout à fait avec le droit qui est le nôtre, si on assume de fréquenter différents garçons à des moments différés de notre vie, nous sommes des putes. Mais en fait, la question serait la suivante: où est passée notre liberté, belle notion visant à nous rendre la vie bien plus facile et à éviter qu'on nous juge? Elle a crevé je crois


Une femme a le droit de s'assumer, de fréquenter autant d'hommes qu'elle le désire, autant de fois qu'elle le veut, de voir des inconnus, des amis, d'avoir des sex-friends, de ne pas en avoir, de coucher le premier soir, de ne pas le faire si c'est pas son genre, de le faire avec un ami, de le faire avec une fille, si elle veut même le faire avec les deux c'est SON problème, PAS le VOTRE. La sexualité est personnelle, alors à moins que vous ne soyez dans un groupe de parole ou que vous ne fassiez partie de la sexualité même de la personne en question, qu'elle soit masculine ou féminine, bouclez-là. Y'en a marre d'entendre des nanas se faire traiter de pute sous prétexte qu'elles entendent mener la vie qui leur convient, sous prétexte qu'elles ont couché avec nombre de garçons. Le sexe altère t-il en quoi que ce soit les neurones, la perception, la personnalité, les fondements de quelqu'un? Est-ce que la sexualité de vos potes influe sur votre vie (à moins que vous n'en fassiez partie)? Je mets ma main au feu que vous seriez prêts à répondre non à cette question. Donc laissez chacun mener sa petite vie comme il le désire. Si votre meilleure pote est nymphomane, eh bien tant mieux pour elle si elle s'épanouit comme ça. Plus le temps passe et plus je deviens tolérante sur bien des points (ce qui ne veut pas dire que je cautionne absolument tout, il ne faut pas se méprendre). 
Je suis entourée d'individus tous plus différents que les autres, que j'adore tous. Mes potes sont arabes, africains, européens, blancs, beurs, métisses, gays, bi, lesbiennes, religieux. J'en ai rien à faire, ce sont mes amis et je les aimerai quoi qu'il arrive. Le seul truc qui m'emmerde pas mal chez eux, c'est qu'ils sont complètement cons. Mais jamais j'arrêterai de les aimer parce qu'ils sont différents de moi. Je les prends tels qu'ils sont et eux font pareil avec moi. C'est comme ça que la vie marche, on échange, parfois on  n'est pas d'accord et entre potes on se tape dessus puis ça passe. Mais jamais on ne s'exclura l'un l'autre parce qu'on apprendra que machin a embrassé une fille ou un mec et qu'il est sensé embrasser l'inverse, ou que unetelle a mis une jupe trop courte. Ca marche pas comme ça la vie. 


Et il devrait en aller de même dans le quotidien. S'accepter est un des fondements. Apprendre à vivre en communauté et maintenir une certaine paix c'est aussi dire amen à tout ce qui nous ressemble pas, ou dire non avec intelligence. 

Je terminerai par un aparté sur la femme en général, cette créature vicieuse! 
Pour en revenir au thème de l'égalité, je tenais à dire qu'une femme n'est pas semblable à une fleur de pissenlit. La femme est un roc au même titre qu'un homme. Bien que ne pouvant pas ressentir les événements comme un homme, je m'avancerai pourtant jusqu'à dire que la femme peut même parfois en supporter bien plus qu'eux. En sous-estimant la capacité de résistance féminine, c'est vous que vous mettez en danger. Notre revanche sera terrible. Et ce jour-là, nous vous prouverons que nous aussi on peut avoir des couilles. La femme peut être tatouée, brillante, être mécano, plombier, pompier, électricien, doctorante, au même titre qu'un homme peut-être maïeuticien, caissier, serveur, esthéticien, coiffeur. La femme peut être tatouée sans être un bonhomme ni une pute (cf les clichés vieille France), une femme peut jurer autant qu'un homme, être aussi intelligente que lui, peut faire du sport, développer ses muscles si elle le veut, peut monter ses courses toute seule chez elle sans avoir peur de se casser un ongle. Une femme peut faire plein de choses dont vous ne la croyez pas capable. Et c'est là votre défaut de la sous-estimer, car vous êtes tous les jours surpris de sa capacité à réaliser de nouvelles choses en la croyant incapable d'accomplir ce que vous accomplissez. 


Méditez,
Marion.

A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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