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La vie est une constante évolution

Bonjour à tous!


Décidément, la vie n'a pas fini de me surprendre. Tantôt en bien, tantôt en mal. Mais parfois, peut-être qu'il s'agit en fait d'un mal pour un bien. Je n'ai pas pour but aujourd'hui de jouer avec les mots mais il en va tout-à-fait du sujet du jour. Il n'est pas difficile de constater que tout change toujours, tout se termine et se renouvelle ensuite, parfois avec des éléments anciens, parfois avec des nouveaux. Parfois il s'agit d'un tout nouveau départ. Je pense qu'il est temps pour moi de tourner une page à présent et d'accueillir la nouveauté sous quelle que forme que ce soit. J'ai trop longtemps souffert d'être contrainte au changement, de le subir sans vraiment arriver à le comprendre mais surtout à l'accepter. Des fluctuations familiales, amoureuses, de domicile, de ville, d'amis. Tout peut changer, toujours et rien n'est jamais immuable. Vous pouvez bouger votre bonheur comme votre malheur. La vie est un cycle, il vous faut composer avec du mauvais afin de pouvoir bâtir le meilleur qui reste à venir.
Je n'ai jamais su à quel point j'étais forte jusqu'à ces deux dernières années globalement. Elles ont été intenses de toutes les manières possibles. Je me suis énormément découverte et je ne serais pas surprise que cela continue pendant encore un long moment. Je me suis rencontrée à travers les autres, à travers les études, à travers ma famille, des lieux et des expériences. Je n'aurais jamais pu imaginer un jour que l'ado que j'étais allait pouvoir surmonter des tempêtes aussi conséquentes. Je n'étais pas prête à me prendre des baffes monumentales par la vie parce que j'étais beaucoup trop naïve et c'est normal. Personne n'est jamais prêt à se prendre un revers étourdissant. Mais parfois ça ne fait pas de mal, ça éveille et ça réveille par la suite. J'ai toujours cru que par mon passé j'étais très forte et que de toute façon rien de pire ne pourrait arriver qu'une histoire qui marque assez longtemps pour que je m'en souvienne encore nettement. Je me suis dit qu'avec les armes dont je m'étais dotée bien malgré moi j'allais être prête à tout affronter et bien j'avais tort et je n'étais encore qu'un têtard à vrai dire. Ces deux dernières années ont été pleines de bouleversements et je ne sais plus bien si je me suis trouvée à la fin ou bien perdue. Tout ce que je sais, c'est que j'ai vécu des aléas formateurs passant du bonheur à la dévastation. Je me suis mise dans des situations incompréhensibles, j'en ai énormément souffert, j'en suis ressortie complètement perdue et désarmée. J'ai essayé d'oublier, de passer à autre chose sans jamais réellement réussir même quand je l'ai cru. Il y a des expériences qui vous marquent assez pour que vous ayez besoin d'aide. J'ai longtemps pensé que j'étais assez forte pour tout résoudre moi-même, que ça ne valait pas la peine de quérir un soutien extérieur. Mais quand vous êtes brisé, même en tentant d'aller mieux, parfois ça ne suffit pas. J'ai donc décidé que face à tous ces bouleversements je voulais avancer et changer. J'ai alors fait un premier pas qui m'aide quotidiennement et qui va m'aider pour m'offrir un futur meilleur. 
En amour, je me suis redécouverte comme je me doutais que j'étais: entière et passionnée. J'ai toujours tout donné de toutes les façons possibles: soutien, amour, câlins, cadeaux, concessions. J'ai la fâcheuse tendance d'être très possessive mais laisser marcher quelqu'un sur mon territoire ne m'apparaît pas très judicieux, non? En plus de cela, j'ai un panel de défauts vraiment effrayants: je demande beaucoup d'attention, une relation de couple complète, un investissement venant de l'autre en réponse à ce que je donne, ça peut tendre vers l'étouffement probablement. Mais pourquoi se mettre en couple si c'est pour se cacher des choses et ne pas se préoccuper vraiment de ce que demande son partenaire? J'ai toujours eu besoin d'une relation de couple mâture, d'un homme et pas d'un garçon. De la personne qui me prenne dans ses bras le soir quand la journée a été horrible, de raconter mutuellement ses histoires, de partager des rires, des pleurs, des séries, des repas. J'ai besoin de cela au plus profond de mes entrailles parce que je ne veux pas d'un couple factice. L'investissement se régule dans les deux sens, j'attends la même chose que ce que je donne. Peut-être que j'en demande trop dans le fond parce que je donne tout. J'ai sacrifié énormément de choses dans mes relations amoureuses afin de tout faire pour qu'elles marchent. J'ai aussi accepté de m'écraser alors que je souffrais, même si je disais les choses j'essayais aussi de les accepter malgré le fait que quelque chose me déplaisait. En étant entière et passionnée, je n'ai jamais rien récolté. Au début probablement ça fonctionne, puis tout finit par s'écrouler à un moment donné. Puis il y a moi dans mon couple qui assiste à l'éclatement de ma relation. Et c'est toujours l'incompréhension, même si j'ai promis des efforts et que j'ai tout donné à l'autre. Cette incompréhension est constante parce que je sais que malgré mes défauts je suis une fille géniale et que je n'ai pas à souffrir des exigences des autres. Des concessions j'en ai fait énormément, parfois des très grosses qui m'ont values de pleurer tous les soirs en rentrant chez moi. Ne faites jamais comme moi, ne donnez pas tout. Vous allez finir extrêmement seul à broyer du noir. Je ne vous dis pas qu'aujourd'hui je ne crois plus en rien, en l'amour et en tout ce que cela engendre. Mais je suis excédée de la manière dont on remercie la personne que je suis. Je n'ai plus envie de forcer pour obtenir des choses simples, des SMS, des appels, une réciprocité en somme. Tous les hommes ne sont pas des connards, je respecte mes ex sauf ceux qui m'ont vraiment fait souffrir consciemment. J'en ai seulement marre qu'on se foute de ma gueule et presque de passer pour la salope qui a fait souffrir. Certains de mes amours m'ont laissés des marques indélébiles et m'ont détruite alors j'estime ne pas être la seule cause de ce désastre. Pendant que moi je pleurais et que je souffrais, on ne se posait pas autant de questions de l'autre côté. Je ne veux plus vivre ça, demander des choses qui n'arriveront plus jamais. Je suis extrêmement déçue parce que je croyais que cette fois j'avais vraiment trouvé quelqu'un de différent, mais je me rends compte que non. Personne n'est "différent". Malgré tout ce qu'on peut en dire et en penser, on finit toujours minable en amour. Je ne veux plus me demander "combien de temps avant l'implosion?" parce qu'avec le bonheur que je vivais je ne m'y attendais pas. Je ne veux plus être désagréablement surprise par les relations humaines en général même si je sais que c'est impossible. Tous mes couples m'ont laissé un souvenir douloureux excepté mon premier parce qu'il n'a jamais été question de se détruire et qu'on savait tous les deux se respecter. Peut-être que les adultes ne savent que se déchirer. 
Aujourd'hui j'ai assez souffert (sans vouloir me faire plaindre) et je veux passer à autre chose. Je suis fatiguée de lutter pour que tout marche, de me battre pour ce que j'estime être juste. Alors je vais me reposer le temps de pouvoir être à nouveau dans la mesure de le faire. Quand je parle de combat, je ne parle pas que d'amour mais d'absolument tout. Je ne me bats pas que pour l'amour bien qu'il ait concentré beaucoup de mon attention ces derniers temps. J'ai aussi déployé mes forces en amitié (et avec le soutien que j'ai reçu je sais que certains le méritent amplement), dans ma famille et actuellement le principal: dans mes études. Je me suis aussi énormément battue pour mes idéaux, pour l'égalité, pour mes intérêts. En fait il s'agit exactement de ça: ma vie jusqu'ici s'est apparentée à un immense combat. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles je suis épuisée. 





Je vous fais des bisous, 
Marion

Quand un sentiment prend le dessus sur tout


Bonsoir!


Aujourd'hui, je reviens avec mes maux et mes mots. Aujourd'hui je ne vous dirais pas comme à l'accoutumée "ça faisait longtemps!" parce que, finalement, c'est toujours le cas alors pourquoi s'échiner à le répéter encore et encore? 

En ce début de soirée aussi frais que mes idées (c'est une simple plaisanterie), j'avais envie de vous parler ici. Vous vous doutez -si vous commencez à me connaître- que je viens combler mon absence surtout parce que je suis actuellement sur le chemin de la perdition et non parce que la joie m'envahit quotidiennement. 
Beaucoup de raisons à ce mal-être, comme si rien ne fonctionnait de concert pour profondément m'ennuyer. Comme si j'avais eu trop de raisons d'être en joie et qu'il fallait que ça cesse soudainement. Premièrement mes études. Oui, nous ne sommes que le 8 Septembre et je suis déjà lassée et emplie d'incertitudes toutes plus variées les unes que les autres. La voie sur laquelle je me suis engagée n'est pas la plus aisée, et j'ai constamment l'impression d'avoir remis mes études en question tout le long de mon cycle supérieur, comme si rien n'allait jamais vraiment à ce propos et que je n'avais pas su me rencontrer professionnellement. Je n'ai jamais fourni d'efforts plus qu'il ne m'en fallait, je n'ai jamais été jusque là sauf si j'avais une soudaine inspiration, je me suis toujours reposée sur mes acquis à l'aide de facilités qui m'ont été d'une utilité précieuse. Aujourd'hui je me retrouve confrontée à moi-même et surtout à autrui qui va potentiellement entraver la raison pour laquelle j'ai poursuivi ma fameuse licence de lettres. Je me suis décidée pour une vocation qui ne m'a jamais traversée l'esprit mais qui m'a tout de suite frappée quand j'y ai réfléchi. J'adore depuis très jeune tirer la langue aux gosses et plaisanter avec eux à la caisse des magasins quand les mamans ont le dos tourné. J'adore depuis toujours prendre les enfants dans mes bras, leurs petites jambes et leurs visages angéliques (pas tant quand il faut changer les couches ou qu'ils étalent du Nutella sur le mur -faites le parallèle si ça vous tente..). J'ai donc opté pour l'éducation de tous ces joyeux marmots parfois mal éduqués par leurs chers parents (question de point de vue), et ainsi de devenir une maîtresse comme il en existe des milliers. Comme ça, avec vos a priori, vous pensez probablement qu'il n'y a rien de plus simple que d'aligner 1+1 et essuyer la morve des enfants toute la journée mais que nenni. Il s'agit d'un master (si on opte pour cela) qui demande un investissement constant (30h/semaine y compris Samedi), un brassage de cerveau, un formatage pour le concours visé, énormément de dossiers, des oraux, des concours blancs, une course aux places - particulièrement à Montpellier, la plus ville concentrant le plus de difficultés concernant le concours -, des stages au hasard (sans véhicule et permis, c'est rigolo) pour déboucher sur un métier profondément humain mais également profondément complexe à cause de la situation des enseignants français, des postes etc. Mais c'est ce que j'ai choisi, je me doutais du niveau cependant le vivre n'est pas exactement pareil. Je n'ai achevé qu'une semaine de présentation et je suis déjà exténuée à cause des horaires, de la longueur des cours, de l'amphi qui fait mal au cul/dos/cerveau, des profs concentrés sur leur diapo qu'ils déclament 2h durant sans parfois se donner la peine d'écouter les questions (certains seulement, fort heureusement). J'espère que les cours vont me passionner sinon le décrochage n'est pas loin, ce qui serait synonyme de perdition ultime car que faire si cela ne fonctionne pas? C'est ma principale interrogation, celle qui me suit dans mes études depuis toujours. Bon, que je me l'avoue, je n'en ai strictement aucune idée. J'ai donc décidé de caler une séquence "décharge des émotions" entre mon Préparer le CRPE de chez Hachette et mon équerre flambant neuve. Wait and see à ce propos, que dire d'autre?
J'ai eu une passade très tumultueuse concernant mon entourage, quel qu'il soit. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles je me sens extrêmement seule, mais ce n'est pas la principale. J'ai été profondément déçue d'énormément de gens (ça fait quelques superlatifs tout ça) de tous horizons mélangés: famille, amis, connaissances.... A peu près tous les ensembles de contacts que l'on peut catégoriser dans le relationnel. Je vous avais parlé précédemment de mon amitié qui s'est écroulée, c'est toujours le cas bien évidemment elle ne s'est pas miraculeusement reformée telle un phénix. Mais sur un malentendu j'ai également ruminé des longues semaines, me demandant le pourquoi du comment. Ayant abouti à la fameuse explication j'ai rebondi sur une déception équivalente et ainsi de suite. J'ai clairement passé mon été à être un gros morceau de déception. Je finis même par me demander si je ne devrais pas skipper tout le monde pour faire table rase et pouvoir repartir sur de bonnes bases. Ou alors justement ne plus jamais prendre personne. J'ai été beaucoup trop touchée par les choses qui se sont faites/dites pour vouloir à nouveau construire de réelles amitiés. Je me demande parfois ce que les gens font de la loyauté, s'ils se torchent avec ou si ils sont juste défaillants. Je vous parle de ça parce que j'ai été très surprise, cependant maintenant je passe au-dessus puisqu'il ne s'agit pas des pires déceptions - ou de la pire -, et j'ai fini par me faire à l'idée que les gens seraient toujours individualistes et moi d'abord. Se déplacer lorsque j'ai une seule envie: dormir et ne pas me faire calculer, les histoires de "on dit" de gamins, donner puis se faire avoir, ce n'est plus quelque chose qui me va. Alors je vais me taire et ne plus calculer. Par le plus grand des hasards d'ailleurs, si quelqu'un ou quelques uns passaient par là et se sentiraient concernés, je n'y suis pour rien: vous avez probablement quelque chose à vous reprocher, pas vrai? J'avoue que passer un subli de la sorte c'est aussi assez enfantin mais je sais que tout le monde se sent visé quand je fais ce genre de post/article. Si vous pouvez vous regarder dans le miroir, pourquoi vous interroger? 
Ensuite, à votre avis? J'ai parcouru les sujets qui m'intéressent le plus, à savoir les études, l'avenir et le relationnel. Mais que manque-t-il? Une partie de mon entourage. Un membre assez important pour que je lui consacre énormément de mon temps, la majorité en tout cas, à qui je donne également tout. Il s'agit bien évidemment de ma "moitié" comme on dit dans le jargon (je fais trop la meuf j'avoue). Quoi de plus difficile à affronter en ce moment que l'absence (hormis mes amis défaillants, la fac qui m'oppresse déjà et ma famille aussi) ? A cette question, je répondrai justement que rien n'est plus complexe pour moi. Ca fait très nana niaise qui n'est plus rien une fois seule, ça n'est pas le cas mais je ne me sens plus que une demie et non pas une. Déjà deux mois que l'on ne se voit plus aussi fréquemment, l'habitude avait fait de nous un couple presque vivant ensemble auparavant. Si vous avez suivi encore une fois ce blog (et je vous en remercie très fort), vous vous rappelez des tourments dont j'avais parlé dans certains articles sans jamais avoir dénoncé les faits. Je me suis toujours sentie délaissée dans la relation que j'ai eue auparavant, si on peut appeler ça comme ça. Je n'avais pas d'attention, pas de moment où j'étais vraiment chérie et aimée, si je l'ai été à quelque moment que ce soit d'ailleurs... J'étais très seule, voire toute seule dans ce semblant de relation très toxique dont j'ai mis un an à me défaire. Désormais j'ai tout ce dont j'ai toujours rêvé: un mec bien, ambitieux, marrant, charmant, toutes ces qualités qui vous font craquer pour quelqu'un. Bien évidemment comme dans tous les couples il y a des hauts et des bas, des mauvais moments à passer malgré toutes les qualités initiales de chaque parti. Je crois profondément que lorsqu'on est installé dans sa relation, bien en paix avec elle malgré les aléas du quotidien, être séparé de la personne que l'on aime est la pire des sensations et des situations. Tout à coup on a l'impression d'avoir perdu son pilier, son repère et que rien n'a plus de sens. Je vous vois ricaner de loin, mais vous savez que quand on aime on est tous pareils... Faire les choses les plus simples ensemble devient tout-à-fait intéressant et amusant, même si on fait toujours les mêmes. On ne va plus se coucher seul avec ses inquiétudes, on est deux pour partager nos soucis, on ne mange plus seul alors souvent on grossit parce qu'on profite très bien de l'autre, on essaie de cumuler le plus d'activités possible... Quand on aime vraiment on fait tout ensemble et tout le temps. On devient super relou avec nos amis avec du recul puisqu'on a l'impression de ne parler que de son ou sa compagne. L'organisation devient plus difficile parce qu'il faut aussi manager l'emploi du temps et ne jamais oublier ses amis (si on les a pas tous perdu lol) et tout le reste. C'est comme si on venait à créer une nouvelle dimension tout autour de son conjoint. On l'adore alors on le chérit, on voudrait qu'il ait le meilleur de ce qu'on puisse lui offrir alors on fait tout pour le satisfaire au-delà de ses propres espérances si on sent qu'il est désintéressé (qu'il ne demande pas vos attentions, j'entends). C'est devenu notre Monde, la personne qu'on voudrait avoir pour toujours à ses côtés, le soleil de nos nuits et la lune de nos jours. On lui donne tout. Le moment où cette personne s'éloigne alors de manière physique ou psychologique devient le pire des moments, et parfois on ressent l'un avec l'autre. On se sent cruellement délaissé, abandonné, presque plus rien. Voir l'autre s'amuser loin de soi alors qu'on ne voudrait que se rouler en boule toute la journée est très complexe. Imaginer quelqu'un d'autre plus près que nous peut nous faire friser sans détour. On ne se sent plus que très seul finalement. On a beau s'entourer des gens vrais avec nous, de ceux qui nous aiment même s'ils ont merdé parfois, rien à faire. C'est comme si la seule personne qui pouvait briser ce cocon impénétrable, c'était l'être aimé. On continue tout de même d'essayer d'avancer parce qu'on a pas le choix alors on sourit aux gens dans la rue, on rit aux blagues de nos amis, mais les masques de la journée pèsent lourd et le soir venu on s'écoule parce que c'est dur. Parce qu'on réalise que rien ne sera plus comme avant, du moins pendant très longtemps. Qu'on va devoir avancer avec nos incertitudes, nos gros problèmes seul et que plus personne ne sera là le soir pour nous prendre dans ses bras, comme si tout ce qu'il y avait eu auparavant avait été un nuage de poussière. Poof! gone. Je n'ai jamais su gérer l'absence et je ne saurais jamais le faire parce que je finis toujours par me fâcher parce que je me sens abandonnée. Et c'est la pire des choses qui puisse m'arriver à chaque fois sentimentalement puisque je finis par me ronger les sangs et toujours être très triste. A cela viennent se coupler tous les autres problèmes annexes qui ont tout autant leur importance dans mon cycle: argent, famille, amis, santé etc. C'est notamment pour toutes les raisons que j'ai énoncées qu'aujourd'hui ça ne va pas trop, en espérant que ça s'arrangera plus tard. Ou peut-être que ça ne sera que pire, je ne suis pas encore Madame Irma.




Des bisous, 

Marion

Masterpiece

Hello!


Source


Comme j'ai l'habitude de l'écrire à chaque fois que je reviens, ça faisait longtemps. Etant trop occupée à être heureuse - ça change -, j'étais fatalement moins inspirée car c'est souvent les soucis qui me rendent créative au niveau littéraire. Mais j'ai décidé que je devais investir mon énergie autrement, et qu'il fallait que je réussisse à écrire aussi lorsque je vais bien puisque je ne compte pas passer ma vie à déprimer. 
En ce début de semaine j'ai envie que l'on parle ensemble justement d'être heureux, de se sentir complet et apaisé. Je ne dirais pas qu'à l'heure actuelle j'ai tout ce dont j'ai besoin car je n'ai pas atteint cet âge de stabilité. C'est ainsi que je le pense parce qu'à mon âge je ne suis qu'à moitié de mon parcours dans les études secondaires et que cette année tout reste à faire. Une fois que j'aurai ce que je désire le plus dans mon projet de vie, je pourrai enfin dire que je suis stable et envisager d'être "complète" par moi-même. Justement, qu'est-ce qui fait de nous des êtres complets et accomplis? 

Pour moi, c'est d'être avant tout bien dans sa tête et dans sa vie. Pour cela, il faut être en paix avec les autres dont on se préoccupe mais aussi avec soi. Cela implique un énorme travail personnel; et personne ne pourra s'en charger à votre place. La démarche d'amour envers celui ou celle que l'on est est compliquée surtout après l'adolescence ou cette période de transition entre celle-ci et "l'adultescence". Une bonne raison à cette difficulté et ce déséquilibre, ce non-amour de soi: le doute et le niveau qui s'imposent à nous. Enormément de personnes ne savent pas quoi faire, se retrouvent diplômées en réalisant qu'elles ont emprunté la mauvaise voie, qu'il faut tout recommencer mais elles ne savent pas vers quoi se tourner. C'est à ce moment que l'on se retrouve démuni puisqu'on est censé être un jeune adulte stable qui marche vers son accomplissement personnel. En réalité, il n'en va pas de ça pour la plupart des gens face à la difficulté des études/formations choisies. Le niveau est souvent plus élevé que ce à quoi on pouvait s'attendre, ou encore le moral se retrouve dans les chaussettes à cause de l'éloignement avec ses proches, de la solitude ou toute autre raison dans le même genre. Cette durée indéterminée est très difficile à vivre car on entre dans un monde qui nous est inconnu, qui reste très vaste et dont on ne connaît pas les règles. Pour ma part, cette phase de doute est survenue en première année de Licence pendant laquelle je me suis longtemps demandée pourquoi j'étais là et pourquoi je devais rester. Je l'ai fait uniquement parce que je ne savais pas quoi faire sinon. Je suppose que si j'avais tout arrêté je n'en serais pas là aujourd'hui et je ne serais sans doute pas diplômée du premier niveau. Je suis davantage fière d'avoir été indécise à ce moment-là et d'être restée à cause de mon incapacité à me décider. Je prends le chemin qui me semble être évident aujourd'hui, dès Septembre j'intègre un Master éducation. C'est quelque chose que je n'aurais jamais imaginé quelques années auparavant, non pas parce que j'en étais incapable mais surtout parce que les études j'en avais déjà ma claque. J'ai l'énorme chance d'avoir des facilité d'apprentissage et d'application, ce qui m'a largement aidée durant ces trois années à la fac. Désormais je sais qu'il va falloir que je sois investie à 99% et non plus comme les 50% précédents. L'intérêt pour mon avenir est grandissant car je sais également que je vais intégrer un parcours beaucoup plus spécifié et spécifique. Mon futur se précise sous mes yeux parce que je l'ai choisi et parce que je vais travailler pour l'accomplir. C'est ce qui fait de moi une personne en partie accomplie, je le serai d'autant plus à la sortie de ce Master.
Mais l'accomplissement n'est pas incarné que par un être qui gagne sa vie dans une branche qu'il voulait intégrer. Laissons un individu lambda dans un travail qu'il aime plus que tout avec des amis qu'il chérit tout autant. A mon sens, je peux parier qu'il dépérira au bout de quelques années et sera incapable de toucher du doigt le bonheur total. Les clés de l'accomplissement personnel résident en l'amour de soi mais aussi l'amour d'autrui. On pourra en rire autant qu'on le veut, caricaturer ces jolies phrases cul-cul qu'on voit passer sur les pages de Facebook, rire des petits couples sur les bancs, l'amour fait partie de l'être humain. Aussi vil puisse-t-il devenir, il aura toujours besoin d'un compagnon de route. C'est pour ça qu'on a inventé le crime passionnel ou la complicité pour meurtre. Si on m'a targuée d'avoir un coeur de pierre, d'être dure et froide et bien que nenni. Je suis très humaine et moi aussi j'aime. Je pleure devant Baby Boom parfois, je suis touchée par les demandes en mariage ou les problèmes de mes proches. Même si sur mon visage il est difficile de déceler quelque chose. Sachez que si vous avez un proche impassible en apparence, je ne pense pas qu'il soit indifférent. Selon nos parcours de vie, on apprend ou on se blinde malgré nous pour pas que l'on nous attaque. C'est ma manière de réagir à cause de ce qui s'est passé dans mon histoire (et de mes gènes aussi, quand même). Je pense que l'amour est important à une vie vivable et que la pire existence qui soit est celle qui ne connaît pas la joie immense des sentiments. Je sais que c'est ce qui m'anime, j'ai besoin de serrer la personne que j'aime dans mes bras, de me sentir vivante lorsque cette personne me regarde et savoir que je compte vraiment pour quelqu'un qui envisage de faire des choses avec moi. C'est ce sentiment qui détruit et qui ravage comme il peut redonner vie. J'étais redevenue très heureuse après avoir connu une relation destructrice. Je me rendais à la salle de sport, j'avais des sorties avec mes amies, je rigolais beaucoup. Mais lorsque j'ai enfin rencontré quelqu'un de normal, posé, ambitieux, drôle, intelligent et surtout très présent, tout a été différent. Même si auparavant je m'amusais déjà, les choses ont évoluées. Avant j'étais heureuse mais maintenant je rayonne, et je souris tout le temps parce que c'est important. Parce que j'importe à quelqu'un, qu'il soit près ou loin de moi. Parce que je sais que quand je dois rentrer, j'ai une petite tête qui n'attend que de me voir et que c'est ce que je veux aussi. Il n'y a plus d'amour en souffrance comme ça a été le cas précédemment. Il n'est plus question d'attendre indéfiniment et d'être dans l'incertitude constante que l'on est "quelqu'un", ou bien que l'on compte pour une personne à qui l'on tient. Désormais je sais que les sentiments sont réciproques et je n'ai plus mal que pour les bonnes raisons. Je ne suis plus frustrée, constamment triste. J'ai réappris à me construire, à me sentir jolie, importante, et surtout aimée. Et ça, je me le dois à moi, à ma reconstruction mais en grande partie à cet homme qui fait partie de ma vie. Il m'a fallu du temps pour comprendre que je ne devais pas accepter n'importe qui et n'importe quoi pour me sentir exister. Que je ne devais pas dire Amen à tout sous prétexte que je croyais exister pour quelqu'un d'autre. Il m'a fallu du temps pour comprendre que je méritais d'être avec quelqu'un qui doit me mériter, et qui doit mériter ce que cela signifie d'être avec moi. Être en couple n'est pas anodin, on offre un pan de notre Histoire, nos peurs les plus profondes, on se dévoile finalement en offrant notre corps. Si cela vous semble a priori banal, acquis et parfaitement normal, eh bien détrompez-vous. Montrer son corps et accepter de faire l'amour avec quelqu'un c'est aussi lui montrer ses cicatrices, ses incertitudes et assumer ce que l'on ose pas aimer chez soi, que l'on soit un homme ou une femme. C'est pour cette raison que vous ne devez accepter que la personne qui vous mérite. Vous ne devez vous rabaisser sous aucun prétexte à quelqu'un qui n'hésitera pas à vous dégrader pour tout et rien. On ne peut pas se sous-estimer dans cette démarche parce qu'on risque de se perdre et de s'attacher à des gens qui n'auront aucun scrupule à nous piétiner ouvertement.
"Masterpiece", c'est ça finalement. Être bien avec la personne que l'on est, avec le parcours que l'on a choisi mais ce qui vient combler toutes les failles c'est l'amour. Autrui ne demande qu'à être aimé mais ne vous méprenez pas en faisant votre choix, c'est important.




Bisous,
Marion

A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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