Le conflit
C'est baignée de maux de tête que j'avais envie d'écrire. C'est bizarre mais j'ai de plus en plus l'impression que rédiger quelque chose me permet d'ôter certains soucis de mon esprit. Du moins, j'arrive à les canaliser et à me poser quand j'y pense et que j'en fais un article, quelque chose de plus ou moins personnel. Soit je donne mon avis, soit mon billet est empreint d'une anecdote de ma vie, mais ça vous ne le savez pas forcément.En voyant le titre de mon billet, on n'a pas réellement envie de lire mes mots je suppose. L'être humain, aussi morcelé qu'il soit, possède cette propension à se casser le cerveau toute sa vie. En fait, il s'agit de créer des problèmes qui n'ont pas lieu d'exister. On prend un élément ayant, en soi, une importance minime, et on lui apporte un sens nouveau, bien plus péjoratif que ce qu'il ne voulait bien vouloir dire au départ. C'est un peu l'effet "boule de neige" comme on pourrait dire. Justement, quand ça va un peu trop bien, il faut qu'un événement vienne vous pourrir la vie. Comme je l'ai inscrit dans l'article qui précède celui-ci donc, la vie est un cycle continuel qui consiste en vous apporter du positif et, par la suite, créer un éboulement sur votre petite tête. C'est inévitable, tellement inévitable que rien que d'y penser ça me rend quasiment folle. En fait, je me demande carrément si c'est possible qu'il arrive vraiment quelque chose de bien sans qu'on ait à payer le prix pour ce qu'on a réussi à obtenir de bénéfique dans notre existence qui ne dure qu'une nanoseconde à l'échelle de la galaxie. Je vous l'avoue en toute transparence, cet article ne vous fera sûrement pas sauter au plafond, ni éclater de rire mais il n'a pas vraiment pour but de conter la partie 'monde des bisounours'. Mon style d'écriture reste le même, mais le sujet et le ton de mes billets va de pair avec mon humeur, alors aujourd'hui la tendance sera au noir. L'accroissement de ma fatigue entraîne éternellement le soulèvement de mon côté ronchon. Quand je deviens ainsi, je ne me qualifierai pas d'incontrôlable mais je râle sans cesse et, en toute sincérité, tout le monde me fait clairement chier. Ne haussez pas les yeux au ciel, reconnaissez que je ne suis pas la seule à qui ça arrive me semble t-il! Etant fiévreuse (on dirait que je suis au bord de la mort quand je dis ça), fatiguée, j'ai donc marre d'absolument tout. J'aimerai juste rester au fond de mon lit pendant un mois et envoyer bouler la moindre personne qui pourrait s'approcher de moi. Malgré tout, je trouve la force de mouvoir ma carcasse pour le bien de mon avenir, en tout cas j'essaye de faire en sorte d'en avoir un.
Revenons à nos moutons. Le conflit disions nous donc. Bon, c'est vrai, vous ne disiez pas grand chose mais moi j'étais comme à mon habitude encore en train de raconter tout un tas de bêtises. Je ne sais pas encore si le titre de mon article est adapté à ce que je veux dire, mais je crois que c'est le sens que je veux lui donner. Je ne suis pas très claire et je m'en excuse mille fois. Il s'agit seulement de vous faire comprendre qu'on est que des cons à se prendre la tête. On veut tellement anticiper sa vie à tout prix qu'on n'arrive plus à s'approprier sa propre existence. Dans ma tête, j'ai déjà passé le cap des deux décennies alors qu'officiellement ce n'est pas encore le cas. Je ne vous confie pas cela dans le sens où je me pose des questions plus adultes, mais plutôt parce que c'est vrai. Je ne me sens plus appartenir à la première décennie, j'ai l'impression d'entamer quelque chose de nouveau. C'est comme une nouvelle étape de ma vie sans savoir comment l'exprimer. Il se passe un truc, ce truc même qui vous fait vous sentir profondément changer. Oui, je parle de ça tout le temps sur mon blog, et cet article ne dérogera pas à la règle. Peut-être que depuis Janvier, je sens que j'ai entamé une nouvelle partie de ma vie, celle-ci a pris un tournant pas décisif mais en tout cas brutal. Le terme n'est pas tout à fait bien choisi puisque ce processus prend énormément de temps, cela va faire bientôt un an que je me sens grandir et ce sentiment est plus fort chaque jour. C'est vraiment une sensation étrange. J'ai mes côtés très enfantins, bien que j'ai arrêté les crises pour que mes parents me fassent des cadeaux dans les magasins. Ces deux parts de moi s'entremêlent pour donner un individu nouveau, fluctuant. Je me sens tout simplement bizarre. En grandissant, on se prend de plus en plus la tête et c'est également mon cas. J'ai arrêté de trop me soucier de ce que pouvaient bien penser les gens mais quand ce n'est pas ce genre de préoccupation qui subsiste, il en apparaît un nouveau. Les soucis pas vraiment adultes mais presque. L'évolution nous renouvelle, elle renouvelle nos envies mais également nos problèmes. Ils se transforment en des trucs de plus en plus importants au fur-et-à-mesure du temps. Ils grandissent eux aussi comme nos chères têtes blondes en culottes courtes. Et ça, ça nous tend les nerfs. Là c'est le moment où soit vous êtes assez riche pour vous payer un abonnement chez un bon masseur soit vous pleurez en silence en espérant trouver votre âme sœur (qui soit kiné si possible).
On se tend pour pas grand chose, on se détruit le moral, on ruine son temps à trop vouloir s'avancer et je trouve ça dommage. Pourquoi sommes-nous incapables de profiter du moment présent? Dès qu'on parle d'avenir, on commence à bégayer et à se ronger les sangs. J'ai l'impression que l'évocation même de ce terme suffit à complètement démoraliser les gens. Si on étudie, c'est pour l'avenir, si on travaille c'est pour payer les factures mais aussi pour organiser son futur. Pourtant, je ne trouve pas que cette notion ait quoi que ce soit de rassurante. Pour rester dans un état d'esprit positif, il faudrait bannir demain et je suis sûre qu'on prendrait beaucoup plus de risques, mais pas dans le mauvais sens du terme. On oserait porter ce qu'on veut, se faire tatouer si on le veut, partir dans un pays avec son sac à dos. Je suppose qu'on ferait beaucoup de choses qui nous font envie depuis un certain temps. Seulement, la menace du futur plane comme un poids sur nos épaules. Je ne dis pas ici d'agir sans réfléchir aux conséquences mais d'oser accomplir ce qui nous paraît bien, oser faire ce qu'on désire au plus profond de soi et cesser sur-le-champ de bloquer en pleine action parce que peut-être que demain ça n'ira plus. J'en ai marre des barrières que je m'impose à cause des bornes temporelles, et j'en ai marre de celles qu'on m'impose parce que "demain arrivera bien assez tôt". On se fout bien assez la pression pour nombre de choses sans en plus se stresser parce que demain nous aurons des impératifs que nous ne connaissons pas encore. Laissez l'inconnu à l'inconnu, arrêtez d'essayer de l'appréhender. Vivez dans le présent, combien de choses avez-vous loupé en étant bloqué dans un espace temps antérieur ou en pensant trop à demain? Beaucoup trop.
La vie nous offrira ce qu'elle doit nous offrir, je crois au destin. Il faut composer avec les trois temps de l'existence mais nous ne devons en aucun cas les subir. A quoi bon tenter de profiter de quoi que ce soit si on se dit que demain nous allons fatalement mourir? Autant tout arrêter tout de suite et s'armer de patience jusqu'à la fin en restant cloîtré dans sa chambre. Sortez-vous les doigts du cul maintenant, y'en a marre de se poser trop de questions qui ruinent la vie et qui rendent malheureux.
Accomplissez-vous, n'attendez pas demain, faites ce qui vous rend heureux. Ne gardez auprès de vous que les gens qui vous rendent heureux, n'ayez pas peur de donner toute votre affection aux personnes qui la méritent, chérissez vos proches, sortez si vous en avez envie, ne vous laissez pas dire que vous n'avez pas le droit de faire quelque chose, portez une robe courte si vous vous trouvez belle dedans, faites ce que vous aimez. Si quelque chose vous rend heureux, ne lâchez pas ce quelque chose.
A méditer,
Marion.

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