Les études, l'avenir et wow, que faire?


A lire si vous avez beaucoup de temps, et à manger.



Aujourd'hui j'ai décidé d'écrire un article qui n'a ni rapport avec la photographie, ni avec l'art en général, ni avec tout ça.
En vérité, en bonne narcissique que je suis, je viens vous parler de moi. Mais attention, je ne viens pas raconter ma vie de A à Z parce qu'évidemment, l'intérêt  ne serait pas tout trouvé. En fait ça va parler beaucoup d'avenir, de boulot, d'études sup', enfin bref de tous ces trucs qu'on trouve un peu flous au lycée mais qui nous tombent sur la gueule dès qu'on a le dos tourné. C'est un peu ce qui m'est arrivé.
Depuis que je suis en première à vrai dire, j'ai toujours eu peur de ne pas savoir quoi faire en sortant du bac. Je me suis posée maintes questions, j'ai retourné mon cerveau histoire de savoir si on pouvait en tirer quelque chose. Mais visiblement, rien. Je n'avais pas de réelle idée de ce que je voulais faire de ma vie. Certes, je m'étais engagée dans une filière plus que littéraire, mais ce n'est pas pour autant que je veux y dédier ma vie. Mais ça, je n'en prends conscience que maintenant. La littéraire, ça vous inculque une certaine culture, un désir de s'intéresser à des choses inconnues, à l'art de bien parler et bien écrire. Pourtant, même si j'en garde de bons souvenirs (qui me manquent d'ailleurs), tout n'a pas été bon à prendre. Je me suis rendue compte que cette filière, aussi géniale soit-elle, ne t'apprend pas à aimer tous les jours, mais à être dégoûté à la fin. J'ai toujours adoré lire, écrire (sans prétention, rassurez-vous je suis nulle en écriture d'invention) depuis toute petite. Et pourtant, une fois arrivée dans cette filière, je me suis dédiée à bosser un peu de temps en temps, et mes seules lectures ont été celles des cours. Bien sûr, il m'arrivait de temps en temps d'attraper un bouquin et de m'y mettre. Généralement, je ne le finissais pas parce qu'une fois que mon bouquin est posé, je ne le reprends que six mois après. Autant dire qu'il vaut mieux tout relire.
Enfin bref, c'est pas génial, j'ai l'impression de blablater dans le vide alors je vais me recentrer sur mon objectif pour pas que cet article soit long comme la Bible. La conclusion de mes études de lycéenne est donc que, oui la L c'est bien, mais d'un autre côté certaines choses doivent rester des passe-temps. Après ce bac en poche, je me suis donc orientée vers la filière Lettres Modernes. Alors, maintenant, quand je dis ce que je fais, on me regarde avec des yeux de merlan  frit en bredouillant 'Kézako? Tu vas faire quoi avec ça plus tard?' comme si j'étais contagieuse (la plupart du temps c'est ça, mais bien sûr je caricature). A la base, assez curieuse de découvrir ce que c'était, je répondais un peu avec aplomb 'Ah mais c'est génial, c'est de la littérature, je veux être instit'". Bon soit, génial.



Mais maintenant, j'en suis où clairement?

Justement, telle est la question. Je crois que j'en suis à un point où je ne peux plus voir un bouquin en peinture (sauf ceux susceptibles de m'intéresser). J'en suis arrivée à un point où aller à la fac c'est plus un fardeau qu'une aide. Là beaucoup me diront 'Bah alors arrête, pourquoi tu continues?'. Et franchement je sais pas ce que je répondrais. Peut-être parce que si je sors de la fac, je ne sais pas où j'en serais de ma vie. Parce que lorsque j'ai parlé d'éventuellement arrêter mes études à mon père la dernière fois j'ai cru qu'il allait s'étouffer, parce que sinon je ne saurais pas quoi faire. Moi je pense qu'on peut tout à fait réussir dans la vie sans forcément passer par la case études-longues-et-pénibles-que-tu-as-choisi-et-tu-ne-sais-toujours-pas-pourquoi. Et si vous vous avez trouvé votre chemin, franchement bravo et ne lâchez pas. Bref, revenons à nos moutons, l'histoire c'est que je suis bien paumée et qu'au fond j'écris cet article parce que je savais clairement pas à qui en parler. J'ai jamais eu foi en les conseillères d'orientation (que je respecte néanmoins, ne vous inquiétez pas). Personnellement, ça ne m'a jamais orientée nulle part malheureusement, mais peut-être suis-je la seule?
Peut-être devrais-je vous expliquer ce que sont les lettres modernes afin d'informer ceux qui souhaitent faire ça, et voir si ça correspond à leurs envies au fond d'eux. Bien sûr je ne serais pas objective car j'en suis découragée, donc prenez avant tout le positif. Alors, en lettres modernes, on lit beaucoup, beaucoup, beaucoup. Il faut lire chez soi, à la bibliothèque, dans les cafés, les magasins, les transports en commun? En fait, tu ne t'arrêtes jamais. Et ça, ce ne sont en rien des préjugés, c'est la vérité. Et c'est ce que je ne fais pas. J'ai je ne sais combien de bouquins à lire qui m'attendent toujours, bien sagement sur leur étagère. Certains pensent également que, puisqu'on est en lettres et de surcroît à Paul Valéry, on ne branle rien. La vérité: tout dépend de toi. La masse de travail est assez importante quand même, je ne vous raconte pas le cours qu'il faut apprendre en histoire littéraire, qui, comme vous l'aurez compris, s'assimile plus à de l'histoire en premier lieu. Pourtant, c'est très intéressant, je ne dis pas le contraire. Ensuite, il faut quand même bosser pour apprendre les analyses poussées qu'on doit apprendre à effectuer, parce que sinon certains profs vous dévaloriseront en vous traitant en gros comme des sous-hommes, "parce que vous n'êtes pas en prépa". Simple expérience personnelle, ne vous inquiétez pas, certains sont très gentils (et c'est pire en prépa).

En bref et en image, pour moi c'est pas la joie. Malgré mon amour pour la lecture, je pense que je dois cantonner ça à mes loisirs sinon je m'en détournerai toute ma vie d'en avoir trop vu en si peu de temps. Je pense que ça ne vaut pas le coup de faire une overdose pour se détourner des choses que l'on aime par la suite. Et si vous ressentez que ce que vous faites dans votre vie, votre boulot, vos études, je ne sais quoi d'autre vous bouffe la vie et que vous êtes malheureux à crever, alors c'est que vraiment il y a un souci. Après j'ai bien conscience qu'il faut gagner sa vie, peu importe le boulot, il faudra parfois apprendre à l'aimer. Mais s'il vous mène tout droit à la dépression, que vous n'avez même plus envie de vous lever aucun jour de la semaine à cause d'une chose et d'une seule, probablement que ça n'en vaut pas la peine. Moi les lettres ça me rend malheureuse à pleurer. Mais la chose qui me rend le plus triste c'est d'être dans le néant si j'arrête. Je n'avais aucune idée de quoi faire en seconde, en première et en terminale. J'ai choisi cette filière par dépit et maintenant je la déteste. J'en suis arrivée là. Alors s'il vous plaît, le temps de vous poser, allez bosser, passez une année encore chez vos parents, tentez le permis si vous en avez la chance, remplissez votre année, allez à des cours en fac histoire de vous faire une idée. Mais ne vous jetez jamais la tête la première dedans parce que c'est un peu la galère. Ca rend morose. En réalité, je croyais tout simplement qu'ne me jetant dans cette filière, j'allais forcément aimer. Et pourtant. On s'accroche un peu comme on peut.

Dans la finalité des choses, j'écris énormément pour ne rien dire, simplement que  je n'ai pas pris le bon chemin et que je ne sais pas comment m'en détourner. J'ai une soeur dont je suis très fière qui va avoir son master cette année, elle sera fin diplômée dans six mois, j'en suis sûre. Je suis très heureuse pour elle, parce que je m'imagine même pas le poids de devoir passer cinq longues années à la fac (parce que oui, en plus, elle n'a pas redoublé). Mais d'un autre côté, même si ce n'est pas elle qui instaure cela, la pression est de taille. D'un côté de ma famille on est très à cheval sur la réussite professionnelle, l'argent et tout ce qui est beau etc. C'est aussi pour ça que j'ai peur de lâcher mes études, j'ai peur de ce que peut en penser ma famille. Puis aussi, à côté d'une soeur qui a si bien réussi, c'est dur de montrer qu'on peut y arriver aussi. Attention je ne suis pas en train de geindre que personne ne m'aime ou ce genre de trucs. Seulement, c'est vrai que le niveau est haut, on nous a toujours supporté toutes les deux cependant et je pense que ça continuera. Mais j'ai quand même une appréhension. Je suis en train de penser que cet article est immense et que personne ne va le lire mais bon je garde espoir, je vais écrire un best-seller (lol). Le problème reste le même: que faire? Je crois que c'est vraiment cette question qui me fait froid dans le dos et qui me fait ruminer pendant des heures mes idées noires. Justement parce que je n'ai aucun avis là-dessus. Peut-être il faudrait que j'aille bosser tout simplement (beurk, sans diplôme, vraiment?).
J'aimerais aussi parler de ça tant qu'on est dessus. Les diplômes sont importants et ceux qui sont passés à côté par manque de volonté le regrettent bien souvent. Mais ce n'est pas pour ça qu'on va finir reclus de la société, que personne ne va plus jamais nous regarder ou tout simplement, ce n'est pas pour ça qu'on est plus con qu'un autre. Ma mère n'a aucun diplôme en particulier parce qu'elle n'aimait pas le lycée, elle s'embêtait beaucoup. Pourtant, c'est une femme intelligente, pleine de bon sens et très charismatique (je ne dis pas ça parce que c'est ma mère, mais elle est réellement comme ça). Après être passée par divers boulots, elle est aide-soignante, elle a obtenu son concours à la quarantaine. On peut toujours avoir une deuxième chance. Il n'y a pas que les écoles dans la vie, ou même la fac. Les expériences se fondent beaucoup sur le vécu et je pense qu'en passant de boulot en boulot, c'est ainsi qu'on trouve vraiment notre voie. Même si c'est vrai que c'est quasiment impossible d'accéder à certains jobs sans certains diplômes, je vous l'accorde. Cependant, il y a toujours des ouvertures.

J'espère que ça en aura aidé certains si jamais vous vous êtes décidés à lire ce long récit de ma vie en ce moment et donc mon grand moment de perdition, j'espère que vous vous avez trouvé ou vous allez trouver votre voie.

Pleins de bisous,

Marion

(peut-être que je devrais-faire journaliste, lol)



On a tous des rêves, plus ou moins compliqués à atteindre. Sûrement qu'avec de la persévérance on peut en accomplir beaucoup, mais certains restent inaccessibles, comme si tous nos efforts pour les toucher du doigt étaient vains. La seule chose qui peut me faire rêver toute ma vie, moi, c'est la photographie quoi que vous en disiez. C'est tout pour moi. Mon rêve? Devenir photographe, mais une photographe libre dans ses choix.


J'ai écrit ça il y a deux ans, qu'elle est mignonne l'idéaliste.

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A propos

Marion, 23 ans de questions, de conneries, je suis une encyclopédie de la bizarrerie parfois.
J'aime les lettres mais pas trop Balzac désolée, la photo et les gens (surtout quand ils savent se tenir). Je tiens ce blog pour partager avant tout ce qui se passe dans ma tête et mes quelques clichés.

Bonne visite sur ce joyeux bordel (oui je suis un peu grossière).

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